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Faire face à la crise: ses incidences sur le secteur des TICPour l'UIT, l'innovation et la différentiation des marchés sont fondamentales pour essuyer la tempête économiqueGenève, le 16 février 2009 — Un nouveau rapport de l'UIT publié à l'occasion du Mobile World Congress qui s'est tenu à Barcelone dépeint une dure réalité pour le secteur des TIC dans le monde. Les auteurs du rapport, intitulé Faire face à la crise: ses incidences sur le secteur des TIC se demandent comment ce secteur peut se positionner pour se redresser dans l'avenir.Ce rapport se fonde sur une analyse des spécialistes du secteur et des institutions internationales de tout premier plan. Etant donné les bouleversements actuels, la convergence dans le secteur des TIC va s'accélérer avec l'arrivée de nouveaux acteurs qui proposent de nouveaux modèles économiques. La capacité des entreprises à résister à la tempête économique dépendra de leur capacité à investir dans l'avenir et à trouver de nouvelles possibilités pour tirer parti de l'éventuelle reprise. Pour un secteur axé sur l'innovation, la tourmente actuelle va créer des ouvertures pour les entreprises émergentes du secteur des TIC. Les auteurs du rapport constatent que même si le crédit est plus rare et plus cher, les coûts de financement pour les opérateurs étant en moyenne de 3 à 4% plus élevés année après année, les opérateurs les plus avisés peuvent tirer parti de cette tourmente économique pour repositionner leurs services en vue de la reprise. Le financement ne pose pas de problème pour les acteurs qui proposent des modèles économiques sains, qui ont une demande établie et qui, selon les projections, disposeront bientôt de liquidités. Il faut maintenant trouver d'autres sources de financement et les Etats sont appelés à jouer un rôle croissant pour financer et mettre en place des programmes de mesures d'incitation économiques. Prenant la parole à Barcelone, le Secrétaire général de l'UIT, M. Hamadoun Touré, a déclaré: "Même si les temps sont difficiles, nous avons des raisons d'être optimistes. Le secteur des TIC étant depuis longtemps un secteur à forte croissance, il peut aujourd'hui alimenter la reprise économique dans tous les secteurs. Avec les programmes d'incitation mis en place par les Etats, le secteur des TIC doit continuer à investir dans les infrastructures et le déploiement de services rentables comme les réseaux de prochaine génération." Le Secrétaire général a ajouté que l'innovation était la clé de la reprise. De nombreux analystes qui ont contribué à l'élaboration du rapport ont souligné la nécessité des TIC qui sont des services essentiels et ils estiment que le remplacement du fixe par le mobile et la décision des consommateurs de passer à la téléphonie mobile peuvent s'amplifier sur les marchés développés pendant une récession prolongée. Les auteurs du rapport font aussi observer que, en raison des délais de démarrage importants des projets, le secteur du satellite a été moins affecté à court terme et a enregistré récemment une croissance soutenue de la demande de la part des pays en développement. Les difficultés financières auxquelles se heurte le secteur privé pourraient peser très lourdement et amener les Etats à intervenir dans le financement des infrastructures dorsales nationales. Ils interviennent déjà pour atténuer les incidences sur le passage aux réseaux de prochaine génération (NGN) qui vont acheminer simultanément des services vocaux, des services de données et des services multimédias. Plusieurs administrations ont annoncé qu'elles avaient l'intention d'investir dans leur infrastructure dorsale nationale et l'Union européenne, pour sa part, a inclus le déploiement des réseaux large bande dans ses programmes de mesures d'incitation économiques. La crise financière va peut-être retarder l'investissement dans les réseaux NGN, mais elle a aussi permis de réaffirmer l'importance d'une infrastructure de télécommunication évoluée dans de tels programmes. Les auteurs du rapport constatent que, même si début 2009 certains opérateurs avaient réduit les dépenses d'équipement de 10 à 15%, de nombreuses compagnies de télécommunication reconnaissent que l'investissement est essentiel pour maintenir la qualité des services. Les taux de croissance des dépenses d'investissement par opérateur de téléphonie mobile régional ralentiront peut-être mais les dépenses d'équipement ne devraient pas chuter à l'échelle mondiale. Bien au contraire, les opérateurs cherchent à adopter une approche plus rigoureuse pour maîtriser les coûts et accroître l'efficacité opérationnelle. Les vendeurs d'équipements risquent d'être les premiers à faire les frais des réductions de l'investissement, mais la croissance en forte augmentation de la téléphonie mobile dans les pays en développement n'a pas encore été touchée par la crise. Des marchés émergents importants, comme le Brésil, l'Inde et le Nigéria, ont enregistré en septembre et octobre 2008 un nombre record de nouveaux abonnés. Les opérateurs mobiles sont généralement mieux placés que les opérateurs fixes pour faire face à la récession car les dépenses d'équipement représentent une proportion plus faible de leurs charges et le coût incrémentiel des mises à niveau de leurs réseaux est faible. Le rapport peut être téléchargé à l'adresse: www.itu.int/crisis2009/. Le Secrétaire général de l'UIT donnera peut-être des interviews pendant le Mobile World Congress qui se tiendra du 16 au 19 février 2009 à Barcelone. Veuillez prendre contact avec Toby Johnson.
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