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Le Rapport UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans la région Asie-Pacifique se concentre sur la connectivité du large bande: trop ou pas assez?La région Asie-Pacifique est la plus avancée en connectivité Internet à haut débit, mais une large fracture existeBangkok, le 1er septembre 2008 — L'UIT a lancé son grand Rapport sur les indicateurs des télécommunications/TIC pour la région Asie-Pacifique à ITU TELECOM ASIA 2008, qui s'est ouverte aujourd'hui à Bangkok, Thaïlande. Ce Rapport se concentre sur la connectivité large bande, vecteur de contenus propre à favoriser le développement et l'édification d'une société de l'information fondée sur le savoir.Si certains pays d'Asie-Pacifique sont des leaders mondiaux en technologies de l'information et de la communication (TIC) où l'accès au large bande se fait à des vitesses extrêmement élevées, est d'un prix abordable et est pratiquement ubiquitaire, dans la plupart des pays pauvres de la région l'accès à l'Internet reste limité, et le plus souvent à de faibles débits. Le Rapport démontre que les TIC et le large bande favorisent la croissance et le développement, mais la question qui demeure est de savoir quel est le débit optimal à prendre pour objectif, étant donné que les ressources sont limitées. Asie-Pacifique: Une région de superlatifsL'Asie-Pacifique est une région de superlatifs lorsqu'on parle de TIC. Au début de 2008, le nombre total d'abonnés au téléphone avait dépassé la barre des 2 milliards.
La région abrite près de la moitié des abonnés au téléphone fixe dans le monde, 42% des utilisateurs de l'Internet à l'échelle mondiale et sa part du marché de la téléphonie mobile est la plus importante avec 1,4 milliard abonnés au mobile cellulaire (Figure 1). Au milieu de 2008, la Chine et l'Inde comptaient respectivement plus de 600 et 280 millions d'abonnés au mobile cellulaire, soit près d'un quart du total mondial. La croissance annuelle moyenne du mobile au cours des cinq dernières années est proche de 30%, et avec un taux de pénétration du mobile approchant les 40%, près de deux habitants sur cinq de la région profitent des avantages de la téléphonie mobile aujourd'hui. Les applications non vocales des téléphones mobiles ne cessent d'augmenter et représentent maintenant plus d'un quart des recettes que tirent les principaux opérateurs de la région du mobile. La messagerie de texte, ou SMS, est l'application mobile non vocale prédominante; les Philippins envoient un nombre hallucinant de 650 texto par abonné par mois, ce qui est un record. Les SMS ont tendance à se substituer au courrier électronique dans les économies à faible revenu et à revenu moyen inférieur de la région. Le rapport relève que d'autres applications de transmission de données via le mobile, telles que les transferts bancaires et les achats en ligne, créent de nouvelles possibilités commerciales dans les pays pauvres. L'Asie-Pacifique est un leader du large bande mondial
Dans les pays à haut revenu de la région, l'accès ubiquitaire progresse à pas de géant grâce au jeu de la concurrence qui favorise la fourniture d'un accès au large bande fixe toujours plus rapide. Des opérateurs à Hong Kong (Chine) et au Japon ont lancé des services large bande et "trois en un" d'un gigabit par seconde (Gbps) destinés au marché résidentiel, permettant des applications comme la téléphonie et la télévision par Internet. La République de Corée est numéro un en termes de pourcentage de ménages disposant d'un accès au large bande fixe, et sur les dix premiers pays au total pas moins de cinq viennent de la région Asie-Pacifique (Figure 2). La République de Corée, Hong Kong (Chine) et le Japon sont aussi parmi les tout premiers pays en termes de pourcentage de ménages desservis par des connexions à fibres optiques, indispensables pour prendre en charge la prochaine génération d'applications Internet à très grande vitesse. Ces pays à haut revenu sont également des leaders en termes de déploiement du mobile cellulaire de la troisième génération (3G). Les technologies large bande fixe et mobile se complètent l'une l'autre, les utilisateurs profitant d'un accès Internet à grande vitesse continue. A Singapour, un programme d'accès Internet ubiquitaire combinant un accès au large bande fixe de 8 mégabits par seconde (Mbps) et un accès au large bande mobile de 2 Mbps à quelque 800 points de contact Wi-Fi est disponible au prix seulement de 35 USD par mois. Tout le monde ne bénéficie pas d'un accès Internet à grande vitesse du dernier cri
La fracture en termes de vitesse large bande disponible entre pays riches et pays pauvres est aussi accusée qu'en termes de pénétration du large bande. Au Japon, en République de Corée et à Hong Kong (Chine), la vitesse large bande minimale annoncée est plus élevée que la vitesse maximale disponible au Cambodge, aux Tonga, au Lao et au Bangladesh. Si dans les pays à faible revenu et à revenu moyen inférieur, le téléphone mobile supplée à l'insuffisance de lignes fixes, il n'a pas encore le potentiel du large bande. A la fin de 2007, seuls l'Indonésie, les Maldives, les Philippines et Sri Lanka avaient déployé à titre commercial des réseaux AMRC large bande. Les deux principaux marchés du mobile de la région, la Chine et l'Inde, ont encore à lancer le large bande mobile. A la fin de 2007, la région comptait plus de 120 millions d'abonnés au large bande mobile (Figure 4), mais la quasi-totalité (97%) d'entre eux vivaient dans les pays à fort revenu. Si les pays à revenus élevés de la région repoussent les limites de la largeur de bande du large bande à un point où ce sont les applications qui doivent suivre, de nombreux pays en développement de la région Asie-Pacifique sont sevrés de largeur de bande, ce qui entrave le développement de leur société de l'information.Le Rapport UIT fait valoir que l'adoption du large bande permet la fourniture de toute une gamme de services en ligne socialement souhaitables et utiles, dans des domaines tels que l'administration, l'enseignement et la santé. L'utilisation de technologies large bande peut aider à relever de nombreux défis de développement auxquels sont confrontés les pays pauvres. Le rapport donne un certain nombre d'exemples où la connectivité au large bande a servi de catalyseur du développement, en particulier la fourniture de cours à distance dans les Iles Salomon, la création d'emplois grâce à des pépinières d'entreprises pour les femmes en Chine et la fourniture de services de télécommunication pour la gestion des catastrophes au Myanmar.
Indicateurs 2008 sur les télécommunications/TIC en Asie-PacifiqueLe Rapport sur les indicateurs 2008 des télécommunications/TIC en Asie-Pacifique est un outil d'information indispensable destiné aux responsables des politiques du secteur, aux investisseurs, aux analystes et autres observateurs du paysage des télécommunications de la région. Il propose en effet un examen exhaustif des lignes d'évolution des principaux secteurs, à côté d'un certain nombre de recommandations pour soutenir la croissance et améliorer l'accès aux TIC dans la région. Outre la section analytique, le Rapport comporte 20 tableaux régionaux couvrant les principaux indicateurs des télécommunications/TIC (données 2006/2007), 43 pages consacrées aux différents pays sur une période de cinq ans, de 2003 à 2007, et un annuaire des ministères des télécommunications, régulateurs et opérateurs de la région. Le Rapport UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans la région Asie-Pacifique - "Large bande en Asie-Pacifique: Trop ou pas assez?" sera disponible à compter du 1er septembre 2008, après son lancement à Bangkok. Des exemplaires de prépublication destinés à la presse sont disponible à: www.itu.int/ASIA2008/media_relations/accmedia/apti/2008.pdf pour les représentants des médias accrédités à ITU TELECOM ASIA 2008 uniquement.Pour de plus amples informations, prière de consulter www.itu.int/ASIA2008/ ou de contacter:
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