Union Internationale des Télécommunications   UIT
عربي  |  中文  |  English  |  Español  |  Русский
 
 Recherche avancée Recherche avancée Plan du site Contactez-nous Copie Imprimable
 
Page d'accueil : Salle de presse : Communiqués de presse
   
Communiqué de presse
Union internationale des télécommunications
Pour diffusion immédiate
Téléphone:+41 22 730 6039  
Téléfax:+41 22 730 5933
Courriel:pressinfo

 

Le Rapport UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans la région Asie-Pacifique se concentre sur la connectivité du large bande: trop ou pas assez?

La région Asie-Pacifique est la plus avancée en connectivité Internet à haut débit, mais une large fracture existe

Bangkok, le 1er septembre 2008 — L'UIT a lancé son grand Rapport sur les indicateurs des télécommunications/TIC pour la région Asie-Pacifique à ITU TELECOM ASIA 2008, qui s'est ouverte aujourd'hui à Bangkok, Thaïlande. Ce Rapport se concentre sur la connectivité large bande, vecteur de contenus propre à favoriser le développement et l'édification d'une société de l'information fondée sur le savoir.

Si certains pays d'Asie-Pacifique sont des leaders mondiaux en technologies de l'information et de la communication (TIC) où l'accès au large bande se fait à des vitesses extrêmement élevées, est d'un prix abordable et est pratiquement ubiquitaire, dans la plupart des pays pauvres de la région l'accès à l'Internet reste limité, et le plus souvent à de faibles débits. Le Rapport démontre que les TIC et le large bande favorisent la croissance et le développement, mais la question qui demeure est de savoir quel est le débit optimal à prendre pour objectif, étant donné que les ressources sont limitées.

Asie-Pacifique: Une région de superlatifs

L'Asie-Pacifique est une région de superlatifs lorsqu'on parle de TIC. Au début de 2008, le nombre total d'abonnés au téléphone avait dépassé la barre des 2 milliards.

Figure 1: Répartition des TIC par régions du monde, 2007

Source: Base de données UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans le monde

La région abrite près de la moitié des abonnés au téléphone fixe dans le monde, 42% des utilisateurs de l'Internet à l'échelle mondiale et sa part du marché de la téléphonie mobile est la plus importante avec 1,4 milliard abonnés au mobile cellulaire (Figure 1).

Au milieu de 2008, la Chine et l'Inde comptaient respectivement plus de 600 et 280 millions d'abonnés au mobile cellulaire, soit près d'un quart du total mondial. La croissance annuelle moyenne du mobile au cours des cinq dernières années est proche de 30%, et avec un taux de pénétration du mobile approchant les 40%, près de deux habitants sur cinq de la région profitent des avantages de la téléphonie mobile aujourd'hui. Les applications non vocales des téléphones mobiles ne cessent d'augmenter et représentent maintenant plus d'un quart des recettes que tirent les principaux opérateurs de la région du mobile. La messagerie de texte, ou SMS, est l'application mobile non vocale prédominante; les Philippins envoient un nombre hallucinant de 650 texto par abonné par mois, ce qui est un record. Les SMS ont tendance à se substituer au courrier électronique dans les économies à faible revenu et à revenu moyen inférieur de la région. Le rapport relève que d'autres applications de transmission de données via le mobile, telles que les transferts bancaires et les achats en ligne, créent de nouvelles possibilités commerciales dans les pays pauvres.

L'Asie-Pacifique est un leader du large bande mondial

Source: Base de données UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans le monde

Le secteur où la région se distingue tout particulièrement est celui des technologies Internet évoluées, en particulier l'accès large bande. La région Asie-Pacifique est le premier marché du large bande au monde, avec 39% du total mondial à la fin de 2007; en termes d'accès au large bande, elle a réalisé des progrès remarquables ces dernières années, le nombre d'abonnés ayant quasiment quintuplé en cinq ans, passant de 27 millions au début de 2003 à 133 millions au commencement de 2008.

Dans les pays à haut revenu de la région, l'accès ubiquitaire progresse à pas de géant grâce au jeu de la concurrence qui favorise la fourniture d'un accès au large bande fixe toujours plus rapide. Des opérateurs à Hong Kong (Chine) et au Japon ont lancé des services large bande et "trois en un" d'un gigabit par seconde (Gbps) destinés au marché résidentiel, permettant des applications comme la téléphonie et la télévision par Internet. La République de Corée est numéro un en termes de pourcentage de ménages disposant d'un accès au large bande fixe, et sur les dix premiers pays au total pas moins de cinq viennent de la région Asie-Pacifique (Figure 2). La République de Corée, Hong Kong (Chine) et le Japon sont aussi parmi les tout premiers pays en termes de pourcentage de ménages desservis par des connexions à fibres optiques, indispensables pour prendre en charge la prochaine génération d'applications Internet à très grande vitesse.

Ces pays à haut revenu sont également des leaders en termes de déploiement du mobile cellulaire de la troisième génération (3G). Les technologies large bande fixe et mobile se complètent l'une l'autre, les utilisateurs profitant d'un accès Internet à grande vitesse continue. A Singapour, un programme d'accès Internet ubiquitaire combinant un accès au large bande fixe de 8 mégabits par seconde (Mbps) et un accès au large bande mobile de 2 Mbps à quelque 800 points de contact Wi-Fi est disponible au prix seulement de 35 USD par mois.

Tout le monde ne bénéficie pas d'un accès Internet à grande vitesse du dernier cri

Figure 3: Abonnés au large bande fixe Internet, pour 100 habitants, 2007


Source: Base de données UIT sur les télécommunications/TIC dans le monde

Légende de la Fig. 3
En noir: Pays à revenu moyen supérieur et élevé
En gris: Pays à revenu moyen inférieur
En blanc: Pays à faible revenu

Liste des pays:
Afghanistan, Bangladesh, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Bhoutan, Micronésie, Kiribati, Guam, Myanmar, Samoa, Iran, Népal, Cambodge, Lao, Mongolie, Pakistan, Indonésie, Iles Salomon, Inde, Sri Lanka, Vanuatu, Tonga, Fidji, Philippines, Thaïlande, Viet Nam, Brunéi Darussalam, Maldives, Malaisie, Chine, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Singapour, Nouvelle-Zélande, Taïwan (Chine), Macao (Chine), Israël, Japon, Australie, Hong Kong (Chine), Corée (Rép. de)

A l'autre extrémité, dans la plupart des pays à faible revenu et à revenu moyen inférieur de la région, l'accès Internet à grande vitesse se limite au mieux aux zones urbaines, car il coûte normalement cher et que souvent il n'est pas disponible ailleurs. La fracture régionale au niveau du large bande est frappante, le taux de pénétration dans les pays pauvres étant proche de zéro, par rapport à celui des pays riches où une personne sur quatre est abonnée au large bande (Figure 3).

La fracture en termes de vitesse large bande disponible entre pays riches et pays pauvres est aussi accusée qu'en termes de pénétration du large bande. Au Japon, en République de Corée et à Hong Kong (Chine), la vitesse large bande minimale annoncée est plus élevée que la vitesse maximale disponible au Cambodge, aux Tonga, au Lao et au Bangladesh.

Si dans les pays à faible revenu et à revenu moyen inférieur, le téléphone mobile supplée à l'insuffisance de lignes fixes, il n'a pas encore le potentiel du large bande. A la fin de 2007, seuls l'Indonésie, les Maldives, les Philippines et Sri Lanka avaient déployé à titre commercial des réseaux AMRC large bande. Les deux principaux marchés du mobile de la région, la Chine et l'Inde, ont encore à lancer le large bande mobile. A la fin de 2007, la région comptait plus de 120 millions d'abonnés au large bande mobile (Figure 4), mais la quasi-totalité (97%) d'entre eux vivaient dans les pays à fort revenu.

Si les pays à revenus élevés de la région repoussent les limites de la largeur de bande du large bande à un point où ce sont les applications qui doivent suivre, de nombreux pays en développement de la région Asie-Pacifique sont sevrés de largeur de bande, ce qui entrave le développement de leur société de l'information.

Le Rapport UIT fait valoir que l'adoption du large bande permet la fourniture de toute une gamme de services en ligne socialement souhaitables et utiles, dans des domaines tels que l'administration, l'enseignement et la santé. L'utilisation de technologies large bande peut aider à relever de nombreux défis de développement auxquels sont confrontés les pays pauvres. Le rapport donne un certain nombre d'exemples où la connectivité au large bande a servi de catalyseur du développement, en particulier la fourniture de cours à distance dans les Iles Salomon, la création d'emplois grâce à des pépinières d'entreprises pour les femmes en Chine et la fourniture de services de télécommunication pour la gestion des catastrophes au Myanmar.

Figure 4: Abonnés au large bande mobile cellulaire en Asie-Pacifique

Source: Base de données UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans le monde
Note: Par large bande mobile, on entend AMRC1X EVDO, AMRC large bande et HSDPA.

Légende de la Fig. 4
Abonnés à revenu moyen supérieur et élevé
Abonnés à revenu faible et moyen inférieur
Pénétration en
Asie-Pacifique
Pénétration dans les pays à revenu moyen supérieur et élevé
Pénétration dans les pays à revenu faible et moyen inférieur

Le niveau de développement économique joue un rôle essentiel dans l'adoption du large bande, étant donné qu'il faut des investissements considérables pour mettre sur pied une infrastructure à haut débit. Toutefois, le Rapport relève un certain nombre d'obstacles et de problèmes que doivent résoudre les décideurs pour réduire la fracture au niveau du large bande. Les pouvoirs publics doivent en reconnaître l'importance et formuler des politiques du large bande concrètes et fixer des objectifs clairs, tout en prenant des mesures incitatives pour en favoriser la réalisation: on pourrait réduire les prix du large bande en encourageant l'arrivée de nouveaux opérateurs sur les marchés, encourager la concurrence, libéraliser les secteurs nécessaires au développement de l'activité du large bande et ouvrir la voie à de nouvelles technologies, telles que les technologies 3G et WiMAX, autant d'atouts d'une meilleure pénétration du large bande.

Indicateurs 2008 sur les télécommunications/TIC en Asie-Pacifique

Le Rapport sur les indicateurs 2008 des télécommunications/TIC en Asie-Pacifique est un outil d'information indispensable destiné aux responsables des politiques du secteur, aux investisseurs, aux analystes et autres observateurs du paysage des télécommunications de la région. Il propose en effet un examen exhaustif des lignes d'évolution des principaux secteurs, à côté d'un certain nombre de recommandations pour soutenir la croissance et améliorer l'accès aux TIC dans la région.

Outre la section analytique, le Rapport comporte 20 tableaux régionaux couvrant les principaux indicateurs des télécommunications/TIC (données 2006/2007), 43 pages consacrées aux différents pays sur une période de cinq ans, de 2003 à 2007, et un annuaire des ministères des télécommunications, régulateurs et opérateurs de la région.

Le Rapport UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans la région Asie-Pacifique - "Large bande en Asie-Pacifique: Trop ou pas assez?" sera disponible à compter du 1er septembre 2008, après son lancement à Bangkok. Des exemplaires de prépublication destinés à la presse sont disponible à: www.itu.int/ASIA2008/media_relations/accmedia/apti/2008.pdf pour les représentants des médias accrédités à ITU TELECOM ASIA 2008 uniquement.

Pour de plus amples informations, prière de consulter www.itu.int/ASIA2008/ ou de contacter:

Sanjay Acharya
Chef, Relations avec les médias et information du public
UIT
Tél.: +41 22 730 5046
Mobile: +41 79 249 4861
Courriel
Mobile à Bangkok: +66 86 908 5231
Vanessa Gray
Bureau de développement des télécommunications
UIT
Tél.: +41 22 730 5028
Courriel
Téléphone à Bangkok: +662 86 582 8639

A propos de l’UIT

 

Début de page -  Commentaires -  Contactez-nous -  Droits d'auteur © UIT 2008 Tous droits réservés
Contact pour cette page : Division des affaires extérieures et de la communication institutionelle
Mis à jour le 2008-09-08