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ITU TELECOM AFRICA 2008 fait une large place à un continent à la croisée des cheminsPrésentation au Caire de l'édition 2008 du rapport de l'UIT sur les
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Alors que les services mobiles sont devenus plus accessibles et abordables, l'accès à Internet, en général, n'a pas suivi la même évolution. D'après les estimations, il y aurait environ 50 millions d'internautes en Afrique en 2007, soit près d'un habitant sur vingt, dont plus de la moitié se trouveraient dans les pays d'Afrique du Nord et en République sudafricaine. En Afrique subsaharienne, 3% seulement de la population sont connectés à Internet. L'insuffisance de la largeur de bande Internet internationale et l'absence de points d'échange Internet entraînent une hausse des prix. C'est en effet en Afrique, le continent le plus pauvre du monde, que les prix de l'accès à Internet sont les plus élevés: l'abonnement mensuel à Internet s'élève en moyenne à 50 USD, soit près de 70% du revenu moyen par habitant.
La pénétration du large bande est très faible sur l'ensemble du continent, puisqu'on dénombrait environ 2 millions d'abonnés au large bande fixe en 2007, soit moins du quart de la population de Lagos, ancienne capitale du Nigéria. Cinq pays africains seulement affichaient un taux de pénétration du large bande supérieur à un pour cent habitants en 2007, alors que dans les pays de l'OCDE, le taux de pénétration moyen du large bande était de 18,8 en juin 2007; le pays classé dernier, à savoir le Mexique, a un taux de pénétration (4,6) 38 fois plus élevé que le taux moyen en Afrique. Ce sont essentiellement les zones urbaines qui bénéficient de l'accès au large bande fixe, le déploiement de cet accès étant limité par le fait que le marché du réseau téléphonique public à commutation, de qualité médiocre, est insuffisamment développé et n'est toujours pas ouvert à la concurrence.
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Si le large bande doit se généraliser en Afrique, il s'appuiera probablement sur des technologies hertziennes telles que les services de la troisième génération (3G) et les techniques WiMAX. A Maurice et en République sudafricaine, le nombre d'abonnés à des services 3G a d'ores et déjà dépassé le nombre d'abonnés au large bande fixe. La République sudafricaine comptait 1,8 million d'abonnés à des services 3G en septembre 2007, contre 335 000 connexions à l'ADSL. Vodacom (République sudafricaine) a indiqué que plus de 10% de ses abonnés à des services 3G utilisaient des cartes de données pour se connecter à leur ordinateur portable, ce qui témoigne de l'engouement que suscitent les services 3G comme méthode d'accès large bande. Dans plusieurs pays africains, des technologies WiMAX commencent à être mises sur le marché après une première phase de déploiement expérimental. La généralisation des technologies hertziennes haut débit va sans nul doute intensifier la concurrence sur le marché du large bande en Afrique et il semblerait que les tarifs du large bande en Afrique soient moins élevés que dans les pays ayant déployé à la fois des techniques large bande fixes et sans fil.
Dans certains pays africains, la téléphonie vocale est essentiellement assurée par l'intermédiaire de publiphones. La libéralisation du marché des publiphones a eu pour conséquence l'apparition d'un grand nombre d'entreprises de revente de services téléphoniques. Au Togo, par exemple, près du quart des lignes téléphoniques fixes sont connectées à des cabines téléphoniques privées. L'essor du mobile a également donné naissance à un vaste marché informel de revente du temps d'utilisation des mobiles. Il faut renforcer ce type d'accès public pour l'accès à Internet, étant donné que très peu d'habitants possèdent leur propre ordinateur à domicile et que le taux d'abonnement à Internet reste - et devrait encore rester prochainement - extrêmement faible en Afrique. On ne pourra améliorer les taux d'accès aux TIC qu'en ayant recours à des installations publiques comme les cybercafés et les établissements scolaires. Il est nécessaire d'instaurer des programmes viables pour promouvoir l'accès par l'intermédiaire d'installations publiques, notamment en libéralisant entièrement les procédures d'octroi de licences pour l'accès public, de manière à faciliter la création d'installations gérées par des chefs d'entreprise. De telles mesures devraient aller de pair avec des programmes d'administration publique en ligne, pour veiller à ce que les habitants puissent interagir par voie électronique avec les pouvoirs publics.
La pénurie d'électricité constitue toujours un grave obstacle au développement du marché des TIC en Afrique. La pénurie d'énergie et les pannes d'électricité entraînent en effet une hausse des prix, les opérateurs devant assurer la maintenance de leurs propres génératrices. Les pouvoirs publics pourraient envisager d'accorder des dégrèvements fiscaux pour compenser les coûts énergétiques élevés à la charge des opérateurs de télécommunication. Ils pourraient faire bénéficier les entreprises locales fournissant de l'énergie renouvelable ou des équipements utilisant ces sources d'énergie aux opérateurs mobiles d'exonérations des droits d'importation et de réductions fiscales. L'instauration de partenariats secteur privé/secteur public entre les services publics et les opérateurs de télécommunication permettrait également de répondre à des besoins énergétiques précis.
Au moment où s'achève la première décennie du nouveau millénaire, l'Afrique est à la croisée des chemins et les responsables des politiques dans le domaine des TIC se trouvent devant des choix importants. Même si le marché du mobile a enregistré une croissance phénoménale, il ne sera pas facile de maintenir cette dynamique et d'étendre l'accès dans les domaines - par exemple l'Internet et le large bande - où l'Afrique reste à la traîne. Pour accroître le nombre d'utilisateurs, il faudrait cibler les segments de population à faible revenu. Or, ces abonnés potentiels sont très sensibles aux prix et le moindre changement peut être lourd de conséquences.
Il sera indispensable de faire baisser les prix pour élargir l'accès en Afrique. Les pouvoirs publics peuvent apporter leur pierre à l'édifice en réduisant les impôts, les redevances d'interconnexion et les coûts liés à la réglementation. Une libéralisation plus poussée, conjuguée à la suppression des droits exclusifs qui sont toujours appliqués en matière d'accès au marché, à la diminution des redevances de licence et à la simplification ainsi qu'à la transparence des procédures d'octroi de licences, permettrait également d'accroître la concurrence et d'abaisser les coûts. Le partage des infrastructures est particulièrement important dans une région qui a besoin à la fois d'investissements dans des installations TIC et d'une baisse des prix. Il serait donc logique de limiter les chevauchements d'activité et de partager les infrastructures lorsque cela est possible. Pour leur part, les régulateurs pourraient contribuer à instaurer un climat de confiance entre les opérateurs et concevoir des politiques générales propres à promouvoir le partage des infrastructures.
Outre la partie analyse, le rapport comprend 21 tableaux régionaux consacrés aux principaux indicateurs de télécommunication/TIC (données 2006/2007), 53 pages par pays, avec un profil sur cinq ans pour la période 2003-2007 et un annuaire des ministères, des régulateurs et des opérateurs des pays de la région.
Le rapport sera disponible à compter du 11 mai 2008 après son lancement au Caire. Des prétirages destinés à la presse sont uniquement pour les médias accrédités à TELECOM AFRICA 2008.
ITU TELECOM AFRICA 2008, vitrine des TIC pour l'Afrique, est à la fois une Exposition qui présente les dernières innovations en matière de produits, d'applications et de services liés aux TIC, et un Forum de haut niveau qui réunit des P.-D. G., des ministres, des régulateurs et des décideurs, afin d'analyser et de forger l'avenir du secteur africain des TIC.
Les représentants des médias et les analystes du secteur peuvent demander leur accréditation à ITU TELECOM AFRICA 2008 ici. Tous les journalistes et analystes qui souhaitent avoir libre accès aux informations et utiliser les services médias pour cette manifestation doivent être accrédités.
L'accréditation à ITU TELECOM AFRICA 2008 donnera aussi accès aux cérémonies de célébration et de remise des prix de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information, qui se dérouleront à l'auditorium Cheops, CICC, le 15 mai à partir de 13 heures.
Pour obtenir davantage d'informations, veuillez consulter ici ou vous mettre en rapport avec:
| Sanjay Acharya Chef, Relations avec les medias et information du public UIT Tél: +41 22 730 6135 Courriel |
Vanessa Gray Bureau de développement des télécommunications UIT Tél: +41 22 730 5028 Courriel |
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