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Communiqué de presse
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Les réseaux de prochaine génération vont transformer les communications

L'UIT publie à l'intention des régulateurs un guide visant à stimuler les investissements et à faciliter l'accès

Genève, le 4 septembre 2007 — L'UIT vient de publier un Rapport de première importance intitulé "Tendances des réformes dans les télécommunications 2007: vers les réseaux de prochaine génération (NGN)". Dans sa huitième édition, ce Rapport retrace l'évolution des télécommunications à commutation de circuits vers les réseaux de prochaine génération, alors que les opérateurs du monde entier se battent pour rester compétitifs. Il a pour but d'aider les régulateurs et les décideurs des pays en développement à mieux comprendre les changements qui transforment le secteur des TIC pour leur permettre de modifier leurs structures politiques et réglementaires afin de tirer parti de l'essor des technologies et des marchés aujourd'hui.

Les réseaux de prochaine génération (NGN) préfigurent le passage du principe "un réseau, un service", à celui d'un seul réseau multiservices. Basé sur le protocole Internet (IP), le passage aux NGN s'appuie sur le développement des réseaux à large bande, l'essor de la téléphonie IP (VoIP), la convergence entre services fixes et services mobiles et la télévision IP (TVIP). La mise au point en cours de ces nouveaux réseaux fait appel à plusieurs technologies — hertziennes et mobiles, fibres et câbles, entre autres — ou à des améliorations des lignes métalliques existantes. Si certains opérateurs s'attachent à moderniser leurs réseaux centraux — ou de transport — selon la norme NGN, d'autres ont à cœur de prolonger leurs réseaux d'accès jusqu'à l'utilisateur final.

Les opérateurs de lignes fixes sont de plus en plus exposés à la concurrence des opérateurs de télécommunication hertzienne, des fournisseurs de réseaux de télévision par câble et des gros fournisseurs de contenus sur l'Internet associés à de grandes marques et disposant de moyens financiers considérables. La recherche des nouveaux flux de recettes que génèrent les offres groupées de TVIP triple play ou quadruple play de plus en plus populaires, les appels vocaux et l'accès à l'Internet large bande à ultra haut débit, a accéléré la mise en place de réseaux à fibres optiques à plus grande proximité des foyers et des bureaux. En outre, les opérateurs cherchent de plus en plus à percevoir les recettes publicitaires provenant de l'ensemble des contenus produits par les utilisateurs, des contenus des applications de création de réseaux de connaissances et des autres contenus en ligne sur les réseaux large bande à débit de plus en plus élevé, utilisant ce que l'on appelle familièrement la technologie "ultra large bande" ou "à bande élargie". En même temps, les opérateurs de services mobiles modernisent leurs réseaux pour trouver de nouveaux flux de recettes générés par les offres de connectivité ininterrompue à des applications gourmandes en largeur de bande telles que celles de la télévision mobile.

Le secteur des TIC évolue

Les changements en cours modifient la façon dont nous communiquons et la manière dont les entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) mènent leurs affaires.

Les pays en développement se proposent de prendre le train en marche pour passer directement aux réseaux NGN, motivés par l'objectif de faire de la société de l'information une réalité pour leurs citoyens et par la crainte d'être exposés à un durcissement de la fracture numérique à mesure que les pays développés mettront en place des réseaux à large bande à haut débit. L'essentiel pour les pays en développement n'est pas nécessairement de se modeler sur l'expérience acquise par les pays développés en matière de NGN, mais de tirer parti des possibilités qu'offrent les nouvelles technologies pour atteindre leurs propres objectifs de développement dans le domaine des TIC.

Il est encourageant de constater que les pays en développement n'ont nul besoin d'attendre pour atteindre leurs objectifs. Les progrès technologiques — tels que l'accès hertzien à large bande — font du développement des TIC une réalité — pour autant que la structure réglementaire de ces pays soit conçue pour lever les obstacles à l'innovation et à l'investissement.

La croissance du secteur des TIC a été tout ce qu'il y a de plus soutenu au cours de l'année écoulée. Fin 2006, le nombre total de lignes d'abonné fixes et mobiles avait atteint presque 4 milliards et l'on comptait plus de 1 milliard d'internautes à travers le monde. Ce chiffre comprend 1,27 milliard de lignes d'abonné fixes et 2,68 milliards de lignes d'abonné mobiles.

Ces chiffres sont encore plus impressionnants une fois actualisés pour inclure deux des marchés dont la croissance est la plus rapide: la Chine et l'Inde qui, à elles deux, ont enregistré près de 200 millions d'abonnés de plus au cours du premier trimestre de 2007 — 87 millions pour la Chine et quelque 110 millions pour l'Inde. Les pays en développement comptent environ 61% de tous les abonnés mobiles dans le monde, sous l'impulsion de pays comme le Brésil, la Chine, l'Inde et la Fédération de Russie. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile dans les pays en développement, à l'exclusion des pays les moins avancés (PMA), est passé de 26% en 2005 à près de 34% en 2006. Bien que l'Internet offre encore d'énormes possibilités de croissance dans les pays en développement, où le niveau moyen d'utilisation de l'Internet en 2006 n'était que de 10%, de plus en plus de pays en développement et émergents comptent aujourd'hui au nombre des principaux abonnés au large bande (classés en fonction non pas des taux de pénétration mais du nombre total d'abonnés), parmi lesquels l'Argentine, le Brésil, l'Inde, le Mexique, la Pologne, la Fédération de Russie et la Turquie.

Mais les pays les moins avancés restent à la traîne. Sur les 50 PMA, seuls 22 d'entre eux offraient à leurs utilisateurs un service à large bande en 2006, et souvent à un prix exorbitant pour du large bande à relativement faible débit.

Nouvelles ressources réglementaires à la rescousse

Les décideurs reconnaissent la nécessité de renoncer à des méthodes de réglementation dépassées — telles que celles consistant à n'offrir qu'un seul service sur un réseau spécialisé — qui peuvent paralyser l'innovation et les investissements et ouvrir la voie à des possibilités d'arbitrage. Il est plus judicieux d'adopter de nouvelles pratiques réglementaires qui soient propices à la croissance et à l'utilisateur final. Avec l'éventail de plus en plus large de technologies hertziennes qu'offrent les capacités du large bande qui ne cessent d'augmenter, beaucoup de pays se proposent d'améliorer leurs structures réglementaires pour les adapter aux progrès technologiques d'aujourd'hui. Ainsi, alors que les pays riches en sont à procéder à l'analyse de rentabilité de services NGN tels que la TVIP et la télévision mobile, les pays en développement peuvent d'ores et déjà tirer parti des progrès technologiques d'aujourd'hui, en brûlant les étapes pour satisfaire à la demande comprimée de services de communication — tant de base que de pointe.

Qu'en est-il des besoins des utilisateurs finals? Les réseaux NGN sont considérés comme un outil efficace pour atteindre les objectifs du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), notamment pour assurer l'accès universel aux TIC. En permettant la création de nouvelles entreprises prospères en milieux rural et urbain dans les pays tant développés qu'en développement, les réseaux NGN contribuent à la réalisation des objectifs de développement au sens large, en assurant la croissance socio économique, en réduisant la pauvreté et en intégrant les citoyens dans l'économie mondiale, tout en préservant et valorisant les contenus et la culture au niveau local. Associés à l'accès à l'Internet à des débits de transmission supérieurs à l'ADSL, les réseaux NGN faciliteront une gamme complète de services publics tels que l'administration en ligne et la télésanté. C'est pourquoi, les responsables de l'action gouvernementale et les régulateurs se demandent de plus en plus, non pas s'ils devraient favoriser cette évolution inexorable, mais plutôt comment ils peuvent faire pour l'accélérer.

Le rapport de cette année sur les Tendances des réformes dans les télécommunications comporte dix chapitres portant sur chacun des défis à relever et chacune des possibilités ouvertes en matière de réseaux NGN afin que les régulateurs puissent tirer profit du potentiel qu'offrent les réseaux NGN pour bâtir une société de l'information pour tous. On y trouvera successivement: un aperçu du marché et de la réglementation des TIC susceptible d'ouvrir la voie au chapitre suivant; un aperçu des réseaux NGN qui permettra d'entamer un débat plus détaillé dans les derniers chapitres; une analyse de la technologie NGN visant à démystifier la pléthore de termes liés aux réseaux NGN utilisés dans les débats; un court exposé sur la convergence entre services fixes et services mobiles, qui est l'une des tendances conduisant au déploiement des réseaux NGN; une étude de l'interconnexion et de l'accès dans un environnement NGN; un exposé sur l'interconnexion Internet internationale, qui va jouer un rôle de plus en plus important à mesure que les réseaux internationaux reposeront de plus en plus sur le protocole IP; une étude de l'accès universel et des réseaux NGN; une analyse de la qualité de service, de la protection du consommateur et de la cybersécurité dans un environnement NGN; un aperçu des conditions d'un environnement favorable aux réseaux NGN; et enfin, une conclusion et une vision d'avenir. Des informations supplémentaires sur le Rapport sont disponibles ici.

Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec:

Doreen Bogdan-Martin et Susan Schorr
Division de l'environnement réglementaire
et commercial
Bureau de développement des télécommunications
Union internationale des télécommunications
Tél.: +41 22 730 5709
Fax: +41 22 730 6210
Courriel:
Doreen Bogdan, Susan Schorr
Sanjay Acharya
Chef, Relations avec les médias et informations publiques
Union internationale des télécommunications
Tél.: +41 22 730 6135
Mobile: +41 79 249 4861
Fax: +41 22 730 5939
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Mis à jour le 2007-09-04