THE AFRICAN
INTERNET & TELECOM SUMMIT
Banjul, The Gambia
5-9 June 2000

PRESENTATION DU SENEGAL 

Préparé par: Mactar Seck
Ministère de l'Industrie du Sénégal
seck@sonatel.sn

Situation: Afrique occidentale

Pays limitrophes: La Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali et Mauritanie
Superficie: 196.722 km²

Population: (sur la base de la variante moyenne des projections de l'ONU pour 1995-2000) :

  • Totale: 9.300.000 (estimation pour 1999)
  • Taux de croissance : 2,89
  • Ratio hommes par 100 femmes : 100,2
  • Structure d'âge (chiffres de 1995, en pourcentage) :
  • Tranche d'âge 0-4 : 17,3
    • Tranche d'âge 5-14 : 27,2
    • Tranche d'âge 15-24 : 19,6
    • Tranche d'âge 25-60 : 28,3
    • Tranche d'âge 60 ans et plus : 7,6
  • Densité: 42 hab./km²

Taux d'alphabétisme : 33,1% (1999)

Taux d'analphabétisme des personnes agées de moins de 20 ans: 59,6 (1999)

Taux d'adultes analphabètes : 67 (1999)

PNB en milliards de US$ : 4,8 (1997)

PNB par habitant en US$ : (en milliers de francs CFA : 314 800 ) (1999)

Taux de croissance du PIB en volume : 5,1 (1999)

Indicateur de développement humain (IDH) : 0,426 (1997)

Classement sur la base de l'IDH : 153ème sur 174 pays

Indicateur séxospécifique de développement humain (ISDH) : 0,417 (1997)

Classement sur la base de l'ISDH: 127ème sur 174 pays

L'économie sénégalaise est classée 4ème en Afrique, derrière celles du Nigeria, du Ghana et de la Côte d'Ivoire. Le secteur agricole représente 1/5 du PIB et emploie 75% de la main d'œuvre. La pêche marine est le principal secteur exportateur, suivie par l'arachide, le phosphate et leurs produits dérivés. Le tourisme est également une source importante de devises. En janvier 1994, le Sénégal entama un programme de réforme économique avec le soutien des bailleurs de fonds internationaux. La première mesure de cette réforme fut une dévaluation de 50% du F CFA qui avait une parité fixe avec le franc français. Le contrôle des prix et les subventions furent systématiquement abandonnés. Grâce à ces mesures, la croissance du PIB en termes réels obtenue en 1996 était de 5,6% et de 4,7% en 1997, alors qu'elle était beaucoup plus faible auparavant. En tant que membre de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), le Sénégal œuvre en faveur d'une communauté économique plus intégrée dotée d'un tarif extérieur commun. Le réseau téléphonique du Sénégal avait une capacité de plus de 160.000 lignes en 1997; le nombre total de branchement était de 115.000, donnant une densité de 1,32 lignes par 100 habitants.

NTIC: Infrastructure et politique

a) Infrastructure des télécommunications

Il y a eu en 1985 une réforme complète du secteur des télécommunications au Sénégal. En effet, les activités de l'Office sénégalais des postes et télécommunications furent divisées en deux secteurs autonomes et les télécommunications nationales et internationales furent fusionnées. La Société nationale des télécommunications (SONATEL) fut créée en tant qu'entreprise nationale dont le capital était entièrement détenu par l'Etat. Les principales fonctions de SONATEL étaient:

  • Développer le réseau domestique (1985-1992); et

  • Mettre à niveau le réseau international de téléphonie et augmenter la capacité du réseau de Dakar (1992-1995).

En 1996, une loi fut adoptée et devint la base de la politique nationale en matière de télécommunication; elle stipule:

  • Ouverture du capital de SONATEL aux investisseurs étrangers et aux partenaires nationaux ainsi qu'au personnel de l'entreprise; et

  • Libéralisation de certains segments du marché des télécommunications.

Suite au passage de cette loi, le gouvernement sénégalais décida en 1997 de lancer une privatisation partielle; il signa un accord avec France Câble et Radio, filiale de France Télécom, qui se porta acquéreur de 33,33% de l'entreprise publique de télécom SONATEL pour quelque US$ 122 millions.

Cette privatisation n'a pas introduit de changement fondamental dans le cadre institutionnel du secteur des télécommunications au Sénégal, puisque SONATEL continuera à exercer un monopole sur tous les services de télécommunication jusqu'au 31 décembre 2006 (au plus tard). Le gouvernement examinera la possibilité d'ouvrir le secteur à d'autres opérateurs après 2003. Le Sénégal s'est engagé, dans le cadre de l'accord de base de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les télécommunications d'adopter avant le 31 décembre 1997 une structure réglementaire qui encourage une concurrence saine et loyale entre opérateurs. Jusqu'à présent, la régulation était la responsabilité de la Direction des études et de la réglementation des postes et des télécommunications qui est sous la tutelle du Ministère de la communication.

Pour la téléphonie cellulaire, le service cellulaire de SONATEL devait retenir un monopole sur les appels internationaux jusqu'en 2006; néanmoins, le service a été déjà ouvert à un second opérateur. En effet, et suite à un appel d'offres international, la société Sentel SA a été retenue pour exploiter un deuxième réseau cellulaire GSM et devint le concurrent d'Alizé, une filiale de SONATEL. Le capital de Sentel SA est détenu par Millicom International du Luxembourg et des investisseurs privés sénégalais.

  • Densité téléphonique : 1,32 (1997)

  • Lignes principales numériques: 99,00% (1997)

  • Liste d'attente pour lignes téléphoniques: 17.835 (1996)

  • Densité téléphonique urbaine : 2,54%

  • Densité téléphonique rurale : 0,05

  • Nombre de ligne principales analogique et numérique au 30/11/99 : 164962

  • Pourcentage de lignes numériques principales au 30/11/99 : 3764 (2,28%)

  • Pourcentage de lignes analogiques principales au 30/11/99 : 161198 (97,72%)

  • Taux de numérisation du réseau : 100%

  • Chiffre d'affaires des télécommunications par rapport au PIB : 2,6%


Téléphonie mobile cellulaire

Alizé, filiale de SONATEL, exploite un réseau GSM de téléphonie mobile.

SENTEL GSM est le deuxième opérateur de téléphonie cellulaire dont les activité avait commencé en avril 1999. SENTEL est une filiale de Millicom International Cellular du Luxembourg.

Nombre d'abonnés aux réseaux de téléphonie mobile :

  • Alizé : 100 000

  • Sentel GSM : 25 000

Télécentres: Sonatel a abandonné l'idée de fournir des taxiphones et a décidé d'octroyer des licences à des micro-entreprises pour fournir ce service. C'est ainsi qu'à partir de la fin de 1997 on a vu apparaître des 'téléboutiques' ou 'télécentres' dont certains offrent, en plus de la téléphonie, la télécopie, l'usage d'ordinateurs et l'accès à Internet.

Implantation des télécentres

 

Nombre de locaux servant de télécentres  au 30/09/1999

9 130

Nombre de lignes Télécentres au 30/09/1999

Ø    La différence entre le nombre de locaux servant de télécentres et le nombre de ligne Télécentres s'explique par le fait que dans un même télécentre, il peut y avoir plusieurs lignes

10 551

Nombre de télécentres à Dakar (capitale)

télécentres (6796) et de pointphones (137) au Sénégal (anciennes données)

3 922

Nombre de télécentres dans les régions

  • 707 soit 10,2 % à Thiès,

  • 490 soit 7% à Saint-Louis,

  • 272 soit 3,9 % à Ziguinchor,

  • 261 soit 3,7 % à Tambacounda,

  • 219 soit 3,1 % à Kaolack,

  • 128 soit 1,8 % à Kolda.

Nombre d'emplois créés                     

 Plus de 10 000

 

b) Informatique

Le Comité national informatique (CNI) a été constitué en 1972 et chargé de formuler et coordonner une politique nationale en matière d'informatique. En 1987, la Délégation à l'informatique (DINFO) fut créée pour mettre en place les éléments d'une stratégie pour le développement de la technologie de l'information. DINFO assure le secrétariat du CNI et fonctionne selon les termes de référence suivants:

  • Superviser la mise en œuvre de la politique en matière d'informatique conformément aux termes de référence établis par le Président de la république;
  • Superviser l'informatisation des institutions de l'Etat et des entreprises publiques; et
  • Promouvoir l'application de l'informatique dans les activités économiques.

Plusieurs associations travaillent pour la promotion de la technologie de l'information et de ses bénéfices.

Le démarrage d'Internet au Sénégal a donné naissance à plusieurs initiatives dont:

  • Le Réseau africain pour l'intégration et le développement (RAPIDE) a été développé conjointement par l'Agence panafricaine de presse (PANA) et deux entreprises sénégalaises d'informatique en vue d'assurer une présence africaine significative sur Internet.
  • Le Réseau recherche - éducation utilise Internet et les réseaux de l'information pour faciliter le flux d'information scientifique et technique et promouvoir l'émergence et la croissance d'une communauté scientifique africaine. Le réseau 'Refer' de l'Agence francophone d'enseignement supérieur et de recherche (Canada), AUPELF-UREF, est installé à l'université Cheikh Anta Diop (UCAD), reliant les principaux nœuds du Sénégal à SYFED (Système francophone d'édition et de diffusion).

Nombre d'ordinateurs par 100 habitants: 0,72 (1996)


c) Connectabilité à Internet

Appellation du réseau du Réseau Internet

SN

Date de mise en service

Mars 1996

Vitesse

256kbits/s

Largeur de la bande passante(international)

1024

L'opérateur national de télécom SONATEL fournit une connexion internationale de 64 Kbps et 1 Mbps à Internet respectivement via MCI( USA) et Teleglobe Canada. Telecom-Plus [http://www.telecom-plus.sn], une joint venture entre SONATEL et France Câble et Radio, et ENDA [http://www.enda.sn] ont été les premiers prestataires de services Internet au Sénégal; les autres PSI sont:

  • Metissacana
  • Arc Informatique
  • AfricaOnline
  • Cyber Business Centre

Sites hôtes sur Internet: 194 (1998)

Abonnés à l'Internet : 9000 (1999)

Abonnés à l'Internet par 10.000 habitants: 3,32

Bande passante pour Internet (Kbps): 1.000

 

Nombre de fournisseurs d'accès privés et publics connectés par liaison spécialisée
  • Liaisons spécialisées internet : 64 kbits
    Aupelf-Uref, Enda tiers monde, Cybercenter(Sillicon Valley), ARC Informatique, (CRDI/CANADA), ABM, Université C.A.DIOP(UCAD), SENELEC, Primature, Observatoire de l'Industrie, Ministère de l'Intérieur(DAF), Point NET S.A., Ministère des finances (DTAI), Groupe ATI, SUD FM, OXFAM, Ministère des Mines, Africa Telecom, UIT, Conseil Economique et Social, SONATEL/DR/PLA/SPIN, Commune de Dakar, Commissariat à la sécurité alimentaire, Direction des douanes, Industries Chimiques du Sénégal, Trade point Sénégal¨
  • Liaisons spécialisées internet : 128 kbits
    Millennium, Métissacana, BCEAO, SICS,§
  • Liaisons spécialisées internet : 256 kbits accès internet
    WEST AFRICAN IT , AFRITEL, ACCESS TELECOM, TELECOM PLUS, INF 2417
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Abonnement pour 1 h d'internet dans les cybercafés  1500 - 2000 CFA
Abonnement internet mensuel en htva 8000-10 000 CFA
Formation en INTERNET (Navigation , E-mail) 4-6 H 20000 - 30000 CFA
Existence d'un réseau national IP protocole TCP/IP à haut débit ( 2-34 Mbit/s) destiné essentiellement aux entreprises qui ont une étendue nationale et un besoin de communication rapide et fiable ou bien désirant se connecter à Internet. OUI
Coût de la communication internet 2mn en TTC 60
Nombre d'ordinateurs connectés à internet juil 99- network wizards 259
Nombre d'abonnés internet au Sénégal 9 000

 

d) Radio, télévision, médias

Le Ministère de la communication est responsable de la télédiffusion.

Audiovisuel 1999
1 Radiodiffusion  
Nombre de stations publiques : Rts 1

Nombre de stations privées :

téranga fm, radio penc, 7 fm,  radio dunya,  walfadjri fm, sud fm,  nostalgie, radio oxy-jeunes
11
Nombre de radios rurales : radio rurale awana  
2 Télévision  
Nombre de chaînes publiques : Radiotélévision du Sénégal 1
Nombre de chaînes privées : LCA du Groupe Sud Communication domiciliée à Paris 1

 

RadioDiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) [http://www.primature.sn/rts], créée en 1992, est chargé de la télédiffusion.

Radio émettant sur le web: Local Radio/Television Stations On The Web

Récepteurs radio par 100 habitants: 12 (1995)

Téléviseurs par 100 habitants: 4,08 (1996)