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AFRIQUE - APERÇU RÉGIONAL
ITU TELECOM AFRICA 2001 se tiendra à Johannesburg (République sudafricaine), du 12 au 16 novembre 2001. Cette exposition constitue la cinquième manifestation régionale de l'UIT pour l'Afrique depuis 1986, et la seule manifestation, en 2001, placée sous les auspices du Gouvernement de la République sudafricaine. AFRICA 2001, qui se tient dans - et pour - la région dont les besoins en matière de développement des télécommunications sont les plus importants du monde, promet de se révéler essentielle pour réduire la fracture numérique.


APERÇU DU MARCHÉ

En ce qui concerne le développement des télécommunications, l'Afrique est une des régions les plus diversifiées du monde. Dans six des pays les plus riches du continent, on dénombre plus de 10 lignes pour 100 individus, alors que dans 28 des 56 pays que compte l'Afrique, le rapport est de plus de 100 individus pour une ligne téléphonique principale.

Par conséquent, la région offre une large gamme de débouchés économiques et un potentiel d'expansion impressionnant des services de télécommunication. Cela étant, en dépit d'une croissance soutenue au cours de la dernière décennie - le nombre de lignes téléphoniques principales de la région ayant plus que doublé, pour s'élever à une vingtaine de millions au début de 2001 - le potentiel de croissance est encore considérable, puisque la région dans son ensemble affichait, au début de 2001, une télédensité de près de 2,5%, ce qui correspond encore à moins d'un sixième de la moyenne mondiale. 

Les services de télécommunication de pointe - et, en particulier, la téléphonie mobile et l'Internet - amèneront des changements importants en Afrique au cours de la première décennie du nouveau millénaire, et des indices donnent clairement à penser qu'avec l'intensification de la concurrence, le développement des télécommunications s'accélérera d'autant.

Aujourd'hui toutefois, beaucoup reste encore à faire pour amener l'Afrique au niveau des pays industrialisés. Au début de 2001, alors que l'Afrique abrite un habitant de la planète sur huit, un abonné au téléphone fixe sur 50 était Africain, de même qu'un abonné au téléphone mobile sur 60, un utilisateur d'ordinateur personnel sur 70 et seulement un utilisateur de l'Internet sur 80. 

L'heure est néanmoins à l'optimisme. De nombreux pays de la région ont entrepris des réformes sectorielles et l'investissement de capitaux étrangers est activement encouragé dans tout le continent, à mesure que celui-ci s'ouvre à la privatisation et à la libéralisation. Autre fait encourageant: le nombre des abonnés au téléphone mobile dépasse déjà celui des abonnés au téléphone fixe dans dix pays d'Afrique, tendance qui sera généralisée au moment de la tenue d'A
FRICA 2001. Le nombre d'utilisateurs de l'Internet dans de nombreux pays d'Afrique est, lui aussi, en augmentation et le continent a de bonnes chances de brûler les étapes du progrès technologique. 


TÉLÉPHONE FIXE, TÉLÉPHONE MOBILE ET INTERNET: AUGMENTATION DU NOMBRE DES ABONNÉS

Au début de 1991, le nombre de lignes téléphoniques principales en Afrique n'était que de 9,2 millions, pour une télédensité régionale d'à peine 1,45% - soit un peu plus de 14 lignes pour 100 individus. Au début de 2001 toutefois, la région était desservie par une vingtaine de millions de lignes, la télédensité ayant pratiquement doublé, puisqu'elle était de 2,5 lignes pour 100 individus, et cela, compte tenu d'un accroissement démographique de 25%.

Cette croissance a toutefois été inégale. Dans les pays déchirés par la guerre ou par les troubles civils, le développement a été interrompu, quand il n'a pas fait machine arrière. En outre, dans 28 des économies de la région, la télédensité se situe encore au-dessous de 1, ce qui signifie que moins de 1 individu sur 100 dispose d'une ligne téléphonique.


 
LE "BOOM" DU TÉLÉPHONE MOBILE

Si la croissance du nombre d'abonnés au téléphone fixe dans l'ensemble du continent a été encourageante au cours des années 90, le "boom" du téléphone mobile est le phénomène qui se manifeste le plus clairement en Afrique, comme dans le reste du monde.

Au début de 1991, le nombre abonnés au téléphone mobile sur l'ensemble du territoire africain était inférieur à 22 000, mais supérieur à 11 millions au début de 2001. Dans plusieurs pays - comme le Botswana, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Maroc, l'Ouganda, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, la République sudafricaine et la Tanzanie - le nombre d'abonnés au téléphone mobile dépasse désormais celui de leurs homologues du téléphone fixe.

Dans le même temps, l'introduction réussie de services à prépaiement au Sénégal en 1998 a incité d'autres pays à faire de même, facilitant ainsi l'accès d'une façon telle que le nombre d'utilisateurs de ces services représente désormais pratiquement la moitié du nombre des abonnés dans les marchés à croissance rapide, tels que la République sudafricaine et l'Egypte.

Les abonnements aux services à prépaiement sont particulièrement importants pour l'Afrique, car ils permettent aux clients de contrôler leur consommation et aux opérateurs de fournir, en toute simplicité, des services à des utilisateurs à revenu modeste sans avoir à procéder à une vérification de crédit, onéreuse et laborieuse. Ce genre d'abonnement permet également de faire en sorte que les clients paient à l'avance pour le service fourni, ce qui facilite considérablement la perception des redevances. Ces abonnements rendent ainsi la téléphonie mobile plus accessible à un public beaucoup plus large et sont peut-être l'une des meilleures possibilités, dans le monde d'aujourd'hui, d'atteindre l'objectif de l'accès universel.

L'adoption relativement tardive de l'abonnement aux services à prépaiement dans la région et la poursuite de l'ouverture des marchés à la concurrence signifient que l'expansion qui s'est produite jusqu'ici ne sera vraisemblablement qu'un avant﷓goût de ce qui va suivre.

En outre, et cela est plus important encore, le désir des opérateurs étrangers d'exploiter les nouveaux débouchés offerts par le téléphone mobile aide l'Afrique en dernière analyse à combler son manque chronique d'investissements dans le développement des télécommunications. Au début de 2001, 18 pays d'Afrique sur les 33 que les Nations Unies ont classés dans la catégorie des pays les moins avancés avaient déjà octroyé des licences à des opérateurs de téléphones mobiles associant un ou plusieurs investisseurs étrangers.

De plus, la libéralisation généralisée des marchés du mobile dans tout le continent offre des possibilités d'investissement aux opérateurs locaux qui, prompts à réagir, peuvent transposer l'expérience qu'ils ont acquise sur des marchés locaux dans d'autres pays de la région. 

La capacité qu'ont les pouvoirs publics de mobiliser de précieux capitaux en prélevant des redevances au titre de l'octroi de licences pour le téléphone mobile est également en train de doper considérablement les fonds publics dont disposent de nombreux pays pour les télécommunications, créant une demande salutaire portant sur des équipements nouveaux qui devraient permettre de moderniser une infrastructure obsolète et d'étendre la prestation des services à des régions mal desservies. 
 
 
L'INTERNET

Entre-temps, l'Afrique continue de faire des progrès considérables dans la mise en oeuvre de l'Internet, puisque sur les 56 pays du continent, seule l'Erythrée est dépourvue de connexions directes au réseau dorsal international Internet.

Les chiffres relatifs à la pénétration de l'Internet pour le continent sont toutefois nettement favorables aux pays plus riches, tels que les Seychelles (7,4%), Maurice (7,3%), la République sudafricaine (5,5%) et le Cap-Vert (1,8%), alors que dans les pays à plus faible revenu, tels que le Burundi, le Tchad, le Niger ou le Soudan, ce taux oscille entre 2 et 3 utilisateurs pour 10 000 habitants.

Pour l'heure, les principaux freins aux progrès en la matière demeurent le manque d'infrastructures et le prix prohibitif du service - environ 50 dollars EU par mois - qui représente en moyenne plus d'un mois de salaire dans de nombreux pays d'Afrique.

Un certain nombre d'initiatives, telles que celle de l'UIT, intitulée "Commerce électronique pour les pays en développement" , et l'initiative Leland d'USAID concernant le projet d'infrastructure mondiale de l'information pour l'Afrique, sont mises en oeuvre pour contribuer à résoudre ce problème, parmi d'autres, en mettant en commun des ressources et des réseaux et en faisant jouer la concurrence dans le cadre de la prestation de services Internet.

Même si le nombre d'utilisateurs Internet de la région a des chances de continuer à doubler d'une année sur l'autre, il existe aussi le risque très réel que le développement de l'infrastructure ne puisse pas suivre la demande des utilisateurs. Par conséquent, il sera nécessaire de poursuivre les investissements pour que les habitants de la région aient accès aux richesses de l'information et au potentiel que recèle l'Internet. 


 
UN CADRE RÉGLEMENTAIRE EN ÉVOLUTION

Dans le domaine de la réglementation et de la restructuration du secteur, les initiatives, lancées au début des années 90, en vue de privatiser les opérateurs nationaux de la région et d'établir des autorités nationales de régulation, continuent de progresser. Ainsi, au début de 2001, 18 des 56 pays d'Afrique avaient privatisé, en tout ou en partie, leurs opérateurs nationaux, et 22 autres envisageaient de le faire dans un avenir proche.

Il est encore plus encourageant de voir la tendance récente à accroître les pouvoirs et l'indépendance des organismes de régulation, en les séparant clairement de l'Etat et en les dotant de leurs propres statuts.

Au début de 2001, quelque 33 pays d'Afrique avaient institué une autorité de régulation indépendante, dont la République sudafricaine qui, en 2000, a fusionné l'autorité chargée de réglementer les télécommunications et celle du service de radio et de télévision pour créer l'Autorité indépendante des communications de la République sudafricaine (ICASA). Neuf autres pays d'Afrique devraient instaurer sous peu des institutions de ce type.


 
UN AVENIR RADIEUX

Des efforts concertés visant à créer un environnement propice aux investissements, de pair avec la mise en oeuvre de nouvelles technologies à faible coût pouvant contribuer à moderniser rapidement des systèmes nationaux obsolètes et peu efficaces, aideront l'Afrique à accomplir des progrès rapides dans les années à venir. Fermement décidée à tabler sur la formation et sur le transfert de technologies, et privilégiant les petits partenariats concrètement bénéfiques pour toutes les parties, l'Afrique a peut-être aujourd'hui pour la première fois une chance sans précédent de transformer l'environnement des télécommunications qui est le sien et d'entrer de plain-pied dans l'ère de l'information.

ITU T
ELECOM AFRICA 2001 jouera un rôle clé dans cette transformation, en réunissant les fournisseurs et les décideurs les plus influents de la région et du monde afin de contribuer à la réduction de la fracture numérique et à l'avènement d'une nouvelle économie fondée sur la communication.

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser au Secrétariat de TELECOM 
(Tél.: +41 22 730 6161 ou Télécopie: +41 22 730 6444) ou consulter le site web TELECOM (www.itu.int/ITUTELECOM).

Les représentants des médias sont invités à s'adresser au service de presse d'AFRICA 2001 
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