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Dossier de presse (UIT)

La Fracture Numérique et les Objectifs du Millénaire pour le Développement

En tant qu'institution spécialisée de l'Organisation des Nations Unies pour les technologies de l'information et de la communication (TIC), l'UIT joue un rôle déterminant en encourageant un accès équitable aux technologies modernes qui peuvent transformer la vie des êtres humains et en contribuant à rompre le cercle vicieux de la pauvreté et de l'isolement.

Les objectifs de développement de l'UIT, fixés lors du Sommet mondial sur la société de l'information (Tunis, 2005) et de la Conférence mondiale de développement des télécommunications (Doha, 2006), privilégient l'accès équitable, pas uniquement dans les pays mais aussi à l'intérieur des communautés, et mettent tout particulièrement l'accent sur les questions de genre, l'accès des jeunes, les personnes handicapées, les communautés autochtones et les populations très isolées. Un programme d'aide directe spécifique cible les 49 pays les moins avancés (PMA) définis par l'Organisation des Nations Unies.

"Pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, nous devons exploiter les possibilités qu'offrent les TIC"
Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies

La Fracture Numérique

En 1985, l'UIT a commandité un rapport intitulé "Le Chaînon manquant", dans lequel elle attirait l'attention de la communauté internationale sur les déséquilibres choquants en matière d'accès entre pays développés et pays en développement. C'est dans ce rapport qu'a été soulignée, pour la première fois, la corrélation directe qui existe entre l'infrastructure des TIC et la croissance économique et que l'on a essayé de quantifier ce que l'on appelle depuis la "fracture numérique". L'objectif fixé alors était que, d'ici à l'an 2000, la quasi-totalité des êtres humains se trouvent à moins de deux heures de marche d'un téléphone.

Près de 10 ans se sont écoulés depuis l'établissement de cet objectif qui semblait ambitieux et le monde a bien changé. La technologie mobile a connu un succès commercial foudroyant et les populations de pays qui, en 1985, avaient moins d'une ligne téléphonique pour 500 habitants ont aujourd'hui facilement accès à des services vocaux et de données.

Le nombre d'abonnements cellulaires mobiles a aujourd'hui dépassé la barre des 4,1 milliards et plus de 1,5 milliard de personnes ont accès à l'Internet. En termes d'accès aux TIC, le millénaire a été miraculeux pour la plupart des pays les plus pauvres du monde, en particulier les PMA, puisque le nombre total d'abonnements cellulaires mobiles dans ces pays a été multiplié par plus de 60 depuis l'an 2000, passant d'un peu moins de 2 millions à près de 120 millions fin 2007.

Pourtant, de nombreux problèmes demeurent. Les taux moyens de croissance au niveau régional, très soutenus, cachent des disparités criantes. Ainsi, alors que certains PMA sont en pleine expansion - fin 2008, la Gambie, la Guinée équatoriale et la Mauritanie se targuaient d'avoir des taux de pénétration de téléphonie mobile supérieurs à 60%, soit nettement plus que la moyenne européenne de l'an 2000 - les télédensités réelles de l'Erythrée et de l'Ethiopie sont inférieures à 4%. Le taux de pénétration du mobile dans l'archipel des Samoa (Pacifique) est de 48% et celui de Kiribati, sa proche voisine, est de moins de 1%. Myanmar, contrairement à de nombreux marchés en Asie, compte juste 8 abonnements mobiles pour 1 000 habitants.

Ces chiffres contrastent fortement avec ceux des pays industrialisés: l'Europe, par exemple, compte aujourd'hui plus d'abonnés mobiles que d'habitants. Mais le service téléphonique n'est qu'une pièce du puzzle dans une économie mondialisée qui repose de plus en plus sur le partage en ligne de l'information. Au début de l'an 2000, on comptait tout juste 178 000 abonnés Internet dans les 49 PMA pris collectivement. Ce chiffre est en augmentation mais le taux de pénétration reste très bas, tout juste 2% en 2008. Fin 2008, le continent africain, soit plus de 50 pays et près d'un milliard d'habitants, comptait toujours moins d'internautes que la France.

Dans la plupart des pays en développement, la pénétration du large bande reste largement limitée au secteur du tourisme et aux entreprises à capitaux étrangers. Dans 30 des pays en développement, le coût d'un abonnement mensuel au large bande représente plus de 100% du revenu national brut moyen par habitant, contre moins de 2,5% de ce même revenu dans les 40 premiers pays de la liste établie par l'UIT sur la base du panier de prix pour les TIC.

La Fracture Numérique et les Objectifs du Millénaire pour le Développement

Lorsqu'ils ont adopté la Déclaration du Millénaire en l'an 2000, les dirigeants du monde entier ont réaffirmé leur conviction que les TIC contribueraient de façon déterminante à la réalisation des huit Objectifs du Millénaire pour le développement. Un meilleur accès aux TIC peut améliorer les pratiques agricoles et aider les micro-entreprises; contribuer à la diffusion de services d'information et de services de santé qui aident à prévenir le SIDA et d'autres maladies contagieuses; promouvoir la parité hommes/femmes et l'autonomisation des femmes en les aidant à prendre le contrôle économique de leur vie; contribuer à la protection de l'environnement grâce à un suivi climatique et à une réaction rapide en cas de catastrophe. De fait, une cible d'un Objectif du Millénaire pour le développement encourage explicitement l'exploitation accrue des nombreux avantages des TIC dans les pays en développement.

Nous avons parcouru aujourd'hui plus de la moitié du chemin qui nous sépare de l'année 2015, échéance fixée pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, et les TIC ont effectivement joué un rôle majeur en nous rapprochant de la réalisation de ces objectifs essentiels. Les applications et les services utilisant les TIC, par exemple le commerce électronique, l'apprentissage à distance, la télémédecine et l'administration publique en ligne, améliorent la qualité de vie d'un nombre incalculable d'êtres humains dans le monde.

 

  • Les TIC contribuent à l'éradication de l'extrême pauvreté et de la faim, à travers les projets Village phone, dans le cadre desquels des femmes pauvres reçoivent une assistance pour pouvoir acquérir des téléphones portables et vendent ensuite des services téléphoniques aux habitants de leurs villages. Cette initiative mise en place dans plusieurs pays du monde a contribué à elle seule à créer 100 000 emplois et à rendre accessible le téléphone à plus de 60 millions de personnes habitant des zones rurales défavorisées. Parallèlement, en reliant des artisans à faible revenu aux marchés mondiaux, les coopératives en ligne permettent à ces artisans de traiter directement avec leurs clients sans devoir passer par des intermédiaires qui empochent la plupart des bénéfices. En fournissant directement en ligne des informations sur les produits agricoles, dans les langues locales, les TIC peuvent aussi aider les agriculteurs à améliorer considérablement la productivité de leurs terres.

  • Les TIC contribuent à assurer l'éducation primaire pour tous et l'égalité entre les hommes et les femmes. Au Rwanda, le téléenseignement est largement utilisé pour former des enseignants et pour communiquer à de jeunes gens devenus orphelins à la suite de la guerre civile ou pour cause de maladie, des informations, un enseignement ou des connaissances indispensables à leur survie, via des radios alimentées à l'énergie solaire. Les TIC contribuent aussi à rompre le cercle vicieux de la pauvreté des femmes en enseignant aux petites filles et aux femmes à lire, à compter et à développer des compétences de base dans le domaine des TIC.

  • Les TIC contribuent à lutter contre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies. Dans le cadre de l'initiative "Les médias mondiaux contre le SIDA", les dirigeants de plus de 50 réseaux de radiodiffusion s'efforcent de sensibiliser encore plus le grand public et de contribuer à la prévention tout en essayant d'enlever au SIDA son étiquette de maladie honteuse. Pour lutter contre le fléau du paludisme, les moyens de surveillance satellitaires permettent aujourd'hui d'identifier, de cibler et de contrôler plus facilement les zones de prolifération des moustiques. Grâce à la télémédecine, de grands progrès ont été faits dans la lutte contre la tuberculose et d'autres maladies infectieuses ainsi que de nombreuses maladies chroniques comme le diabète.

  • Les TIC contribuent à assurer un environnement durable. Certaines initiatives contribuent à créer un mode de vie plus respectueux de l'environnement, par exemple les feuilletons radiophoniques pour promouvoir de meilleures pratiques agricoles, l'utilisation des satellites pour surveiller les forêts tropicales humides, les glaciers et les régions polaires ou encore la réduction des besoins énergétiques des nouvelles technologies.

Le rôle de l'UIT

Il n'existe pas de panacée pour améliorer l'accès et l'accessibilité aux TIC. L'UIT a adopté une approche pluridisciplinaire et multi-parties prenantes qui cible des domaines clés, réglementation des technologies et des TIC, partenariats public-privé et renforcement des capacités au niveau local.

  

Réduire l'écart en matière de normalisation

Standardization is also seen as a key means to bridge the digital divide.

ITU is making every effort to facilitate greater participation in the standards making process by developing countries. As well as holding more meetings in developing countries, ITU is pioneering new forms of remote participation.

Réduire l'écart en matière de normalisation permettra aux pays en développement de bénéficier d'un accès à la conception des nouvelles technologies et de s'assurer que leurs besoins sont pris en compte dans l'élaboration des normes. Ainsi, ces pays pourront faire entendre leur voix dans le développement des TIC de la prochaine génération et les fondements d'une société de l'information véritablement équitable seront posés.

Les normes techniques jouent un rôle crucial dans le façonnement du paysage technique et économique dans le monde. Toutes les communautés touchées par les normes devraient avoir voix au chapitre dans leur création. Pour les personnes démunies, la technologie est un moyen d'échapper à la pauvreté.

Par ses travaux sur la planification du spectre, le partage des connaissances et la réforme de la réglementation, l'UIT joue actuellement un rôle actif dans la promotion de nouvelles technologies bien adaptées aux conditions particulières des pays en développement, par exemple les téléphones cellulaires mobiles à haut débit, les microstations et les plates-formes hertziennes longue distance comme le WiMAX.

Grâce à ses nombreuses activités dans le domaine de la réglementation, notamment le Colloque mondial des régulateurs qu'elle organise chaque année, son enquête sur la réglementation des télécommunications dans le monde, son kit d'aide à la réglementation des TIC et ses services de centralisation des informations en partenariat avec la Banque mondiale qui offrent un accès instantané aux décisions réglementaires prises sur les marchés mondiaux, l'UIT encourage l'adoption de bonnes pratiques réglementaires qui stimuleront l'adoption des TIC.

Le renforcement des capacités est un autre domaine essentiel dans lequel l'UIT joue un rôle éminemment proactif en sensibilisant l'utilisateur lui-même tout en mettant l'accent sur la formation de professionnels dans le domaine des TIC qui constitueront un pool de spécialistes du déploiement, de la maintenance et de la gestion des réseaux des pays en développement. Dans le cadre de l'initiative UIT relative à la création de Centres de formation à l'Internet, 66 centres de ce type ont déjà vu le jour dans 56 pays, dont 20 sont des PMA. Ces centres ont déjà permis de former plus de 3 000 diplômés et l'on compte actuellement 3 000 nouvelles inscriptions.

L'UIT a également contribué, à hauteur de 9 millions USD, au financement de la création de Centres d'excellence TIC dans différentes régions du monde. Conçus pour offrir une formation continue à des gestionnaires des TIC de haut niveau du secteur public et du secteur privé, par le biais de programmes de téléenseignement, ces centres constituent des pôles régionaux pour le perfectionnement du personnel, la recherche et le partage des connaissances ainsi que pour la fourniture de services de consultance spécialisés, générateurs de revenus, à des clients extérieurs.

 

En tant qu'institution "engagée à connecter le monde", l'UIT croit au droit fondamental de l'homme de communiquer et au pouvoir des TIC, comme catalyseurs de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

 

En outre, l'UIT entretient un partenariat actif avec les principaux fabricants et fournisseurs de services TIC pour financer le programme de soutien aux jeunes dans leurs études YES. Lancé en 2003, ce programme a permis d'octroyer plus de 50 bourses à des étudiants de troisième cycle particulièrement doués de pays en développement, qui ont ainsi pu poursuivre des études dans le domaine des TIC. Les partenaires internationaux du programme YES sont notamment Alcatel Lucent, Anacom le régulateur portugais des TIC, Nokia Communications, NTI d'Egypte, Thales Communications et Vodafone.

Pour exploiter davantage le potentiel des partenariats public-privé, l'UIT a lancé l'initiative "Connecter le monde", initiative de développement novatrice reposant sur la création de synergies multi-parties prenantes entre sociétés privées, pouvoirs publics et organismes de développement. Pour rebondir sur cette manifestation, l'UIT a récemment lancé la série "Connecter le monde" dont la première édition a rassemblé plus de 1 000 délégués de haut niveau et permis de mobiliser 55 milliards USD d'investissements, montant sans précédent, pour la connectivité intrarégionale. Au cours du Sommet Connecter l'Afrique organisé par l'UIT à Kigali (Rwanda), des engagements ont ainsi été pris pour interconnecter toutes les capitales et les grandes villes d'Afrique à une infrastructure TIC large bande, pour améliorer la connectivité avec le reste du monde d'ici à 2012 et pour doter tous les villages d'Afrique de services TIC et large bande à l'horizon 2015.

L'UIT étend aujourd'hui cette initiative très fructueuse à d'autres régions du monde, le prochain Sommet Connecter le monde ciblera la région des pays de la CEI et aura lieu à Minsk (Bélarus) les 26 et 27 novembre 2009.

 

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Mis à jour le 2009-09-30