Grande orientation C7 du SMSI Cyberenvironnement
UIT/OMM/PNUE
Session 303
Alors que les technologies numériques transforment rapidement les sociétés, leur rôle dans la conception de la durabilité environnementale est devenu à la fois critique et complexe. La grande orientation C7 du SMSI sur la cyberécologie s’attaque à ce double défi en s’appuyant sur trois priorités, à savoir mettre les TIC au service de la protection de l’environnement, promouvoir des cycles de vie durables des TIC et renforcer la réduction des risques de catastrophe grâce aux systèmes de surveillance numériques.
L’essor de technologies telles que l’IA, les mégadonnées et l’Internet des objets offre des possibilités sans précédent de faire progresser la durabilité, mais introduit également de nouveaux risques environnementaux qui restent insuffisamment pris en compte dans les cadres et les stratégies numériques mondiaux. Si des initiatives comme le Pacte numérique mondial reconnaissent la nécessité d’exploiter l’innovation numérique de manière responsable, il est urgent de renforcer l’alignement et d’agir concrètement.
Dans ce contexte, le PNUE, l’UIT et l’OMM organisent une session au Forum 2026 du SMSI pour encourager le dialogue, renforcer la coordination et promouvoir une vision commune d’un avenir numérique durable et respectueux de l’environnement dans le cadre de la grande orientation C7 sur la cyberécologie.
Mme Maritza Delgado est Administratrice de programme à la Division des changements climatiques et des télécommunications d’urgence du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’Union internationale des télécommunications. À ce titre, elle aide les pays à tirer parti des technologies numériques pour la réduction et la gestion des risques de catastrophe. Ses travaux portent sur l’élaboration de plans nationaux pour les télécommunications d’urgence et la promotion d’environnements propices au moyen de cadres réglementaires, politiques et juridiques. Elle contribue également à des projets, lignes directrices et rapports clés qui intègrent l’innovation numérique dans les stratégies nationales de préparation et d’intervention en cas de catastrophe.
Maritza dirige le Programme d’intervention de l’UIT, qui fournit un soutien aux pays immédiatement après une catastrophe. Elle est titulaire d’un diplôme universitaire en ingénierie électronique et télécommunications et apporte plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la gestion des catastrophes.
M. Enrico Fucile est Chef de la Section des systèmes informatiques de l’OMM à l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Il dirige l’initiative phare de l’OMM en matière d’infrastructures numériques, le Système d’information de l’OMM 2.0 (WIS 2.0), qui permet le partage en temps réel, sous la forme de normes, de données sur le temps, le temps, le climat, l’eau et le système terrestre au sens large – coordonnées entre les Membres de l’OMM et librement accessibles à tous – qui sous-tendent les systèmes de prévision et d’alerte avancée multirisques qui protègent des vies et des moyens de subsistance.
Avant de rejoindre l’OMM, il a dirigé l’équipe chargée des données d’observation au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), responsable d’un élément essentiel des systèmes opérationnels du Centre pour la collecte et le partage de données météorologiques – ce qui lui a permis d’acquérir une longue expérience pratique de l’échange international de données dont dépendent les prévisions mondiales.
Mme Noémie Pralat est Associée au Programme Economie Circulaire de l’Union Internationale des Télécommunications. Forte d’une expérience approfondie de la gouvernance environnementale mondiale et de la durabilité, elle se spécialise dans l’orientation des décideurs politiques vers une économie circulaire pour l’électronique et une transformation numérique verte. Noémie est une ancienne élève de l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève.
Magda Biesiada est responsable principale de la gestion du programme et du sous-programme mondial
Coordonnateur pour les transformations numériques au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Forte de plus de 15 ans d’expérience dans le système des Nations Unies, elle a bâti un vaste projet de
Carrière à l’intersection des données, de la technologie et du développement durable.
Avant de rejoindre le PNUE, Magda a servi dans des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et avec
• UNICEF, appui aux programmes nationaux d’innovation en matière de données, de gestion de l’information,
et la transformation numérique. Son expertise couvre la science des données, l’analyse géospatiale, l’intelligence environnementale, la gestion des connaissances et l’innovation numérique dans les contextes de développement et humanitaires.
Dans son rôle actuel, Magda dirige le sous-programme mondial de transformation numérique du PNUE, façonnant la vision stratégique de l’organisation pour les données environnementales, l’innovation numérique et les technologies émergentes. Elle s’emploie à renforcer l’infrastructure publique numérique pour l’environnement, à faire progresser la prise de décisions fondée sur les données et à accélérer l’utilisation responsable des technologies numériques pour soutenir la durabilité environnementale et la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.
Irene Mwoga est la Coordonnatrice régionale de la transformation numérique pour l’Afrique au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Elle soutient la mise en œuvre du programme de transformation numérique du PNUE en Afrique,
Faire progresser les systèmes de données environnementales, l’innovation numérique et l’intelligence artificielle
développement durable. Irene travaille en étroite collaboration avec les gouvernements, les institutions régionales et
partenaires pour renforcer les capacités numériques et promouvoir la prise de décisions environnementales fondée sur les données,
et accélérer l’utilisation responsable des technologies numériques pour relever les défis environnementaux.
Loïs Ponce travaille à l’Arcep depuis près de quatre ans au sein de l’unité Observatoire des marchés de la Direction de l’économie, des marchés et du numérique. Elle est responsable de la collecte des données environnementales de l’Arcep et de l’enquête annuelle « Assurer la durabilité numérique » qui en résulte. Cette collecte de données, réalisée directement auprès des acteurs du numérique, vise à publier des indicateurs permettant de suivre l’évolution de l’empreinte environnementale du numérique en France. Il s’agit d’un outil essentiel pour éclairer le débat et les discussions publiques sur une stratégie à faible impact environnemental pour le numérique.