Intelligence artificielle et désinformation : des solutions techniques et politiques / Intelligence artificielle et désinformation : solutions techniques et politiques
Mission permanente de Belgique - Wallonie-Bruxelles à Genève
Session 312
(anglais ci-dessous)
Plus de 70 élections sont prévues en 2024 à travers le monde, et nous savons que l'IA aura un impact sur ces élections et sur la démocratie en général. La désinformation est l'un des risques associés à l'IA dans ce contexte. De même, l'IA est activement utilisée dans le cadre de conflits, qui sont comme des laboratoires de ce qui pourraient ce passer dans nos sociétés de manière générale. Cet atelier analysera les risques pour la démocratie et dans les conflits, et tentera de mettre en lumière quelques solutions. Des solutions techniques seront proposées par un ingénieur, les premières règlementations mises en place seront décryptées par un juriste, et les programmes d'information et de soutien des deux organisations internationales seront également présentés (CICR et OIF).
Plus de 70 élections sont prévues en 2024 dans le monde, et nous savons que l’IA aura un impact sur ces élections et sur la démocratie en général. La désinformation est l’un des risques associés à l’IA dans ce contexte. L’IA est également activement utilisée dans les conflits, qui sont comme des laboratoires de ce qui pourrait arriver dans nos sociétés en général. Cet atelier analysera les risques pour la démocratie et les conflits, et tentera de mettre en évidence certaines solutions. Des solutions techniques seront proposées par un ingénieur, les premières réglementations mises en place seront décryptées par un juriste, et les programmes d'information et d'accompagnement de deux organisations internationales (CICR et Francophonie) seront également présentés.
Cette séance se déroulera en français avec interprétation simultanée en anglais.

Matei Mancas est titulaire d'un doctorat en sciences appliquées de l'Université de Mons (UMONS), en Belgique. Il travaille sur la modélisation de l'attention visuelle humaine depuis sa thèse de doctorat et se concentre sur l'IA appliquée aux humains.
Mancas fait partie du projet européen AI4DEBUNK (https://ai4debunk.eu/) qui se concentre sur l'utilisation des sciences sociales et des technologies pour lutter contre les fausses nouvelles. L'UMONS participe à la partie technique du projet.
Il a publié plusieurs dizaines d'articles dans des conférences et des revues internationales à comité de lecture et a édité un livre intitulé « De l'attention humaine à l'attention informatique : une approche multidisciplinaire » publié par Springer Series in Cognitive and Neural Systems.
Google Scholar : https://scholar.google.com/citations?user=glHMu3AAAAAJ&hl=fr
Le Dr Matei Mancas est titulaire d'un doctorat en sciences appliquées de l'Université de Mons (UMONS), Belgique. Il travaille sur la modélisation de l'attention visuelle humaine depuis sa thèse de doctorat et se concentre sur l'IA appliquée aux humains.
Le Dr Mancas fait partie du projet européen AI4DENUK (https://ai4debunk.eu/) qui se concentre sur l'utilisation des sciences sociales et des technologies pour lutter contre les fausses nouvelles. L'UMONS est impliquée dans la partie technique du projet.
Il a publié plusieurs dizaines d'articles dans des conférences et revues internationales à comité de lecture et a édité un livre intitulé « De l'attention humaine à l'attention informatique : une approche multidisciplinaire » publié par Springer Series dans Cognitive and Neural Systems.
Google Scholar : https://scholar.google.com/citations?user=glHMu3AAAAAJ&hl=fr

Aline Nardi est assistante à l'Université de Namur, en Belgique, en Droit constitutionnel et en Sources et principes du droit. Elle est également chercheuse au NaDI-CRIDS (Centre de recherche sur l'information, le droit et la société). Ses principaux domaines d'expertise sont le droit des TIC, les droits fondamentaux, l'e-gouvernement et le droit de la concurrence. Ses recherches actuelles portent sur l'utilisation de l'intelligence artificielle par les États et les systèmes d'intelligence artificielle générative.
Aline Nardi est maître de conférences en droit constitutionnel et sources et principes du droit à l'Université de Namur, Belgique. Elle est également chercheuse au NaDI-CRIDS (Centre de recherche sur l'information, le droit et la société). Ses principaux domaines d'expertise sont le droit des TIC, les droits fondamentaux, l'e-gouvernement et le droit de la concurrence. Ses recherches actuelles portent sur l’utilisation de l’intelligence artificielle par les gouvernements et les systèmes d’intelligence artificielle générative.

Philippe Stoll est le délégué senior en techplomatie au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Son travail se situe à l'intersection entre le secteur privé, le monde humanitaire et académique ainsi que les gouvernements afin de mieux protéger les civils dans les zones de conflits des risques et conséquence des technologies numériques telles que cyber-attaques, discours de haine en ligne, armes autonomes, intelligence artificielle, etc. Il se focalise également sur l'utilisation éthique et raisonnée des technologies par les humanitaires. Co-créateur de l'installation https://digital-dilemmas.icrc.org, il contribue à mettre en lumière la question des risques numériques encourus par les communautés victimes de conflits.
Au cours de ses 20 années de carrière au CICR, il a géré les communications stratégiques et publiques de l'organisation ainsi que l'engagement avec les personnes affectées, en plus d'effectuer des missions au Sierra Leone, en Israël et dans les territoires. occupés, ainsi qu'en Inde. Il s'est également rendu pour de courtes périodes en Afghanistan, aux Philippines, au Myanmar, au Kenya et récemment en Ukraine.
Philippe Stoll est titulaire d'un Master en économie de l'Université de Genève et d'un RP en journalisme du Centre Romand de Formation des Journalistes à Lausanne.
Philippe Stoll est le délégué principal à la technologie au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Son travail se situe à l'intersection du secteur privé, des mondes humanitaire et universitaire et des gouvernements, dans le but de mieux protéger les civils dans les zones de conflit contre les risques et les conséquences des technologies numériques telles que les cyberattaques, les discours de haine en ligne, les armes autonomes, intelligence artificielle, etc. Il s’intéresse également à l’usage éthique et raisonné des technologies par les humanitaires. Co-créateur de l'installation https://digital-dilemmas.icrc.org, il contribue à mettre en lumière les risques numériques auxquels sont confrontées les communautés touchées par les conflits.
Au cours de ses 20 années de carrière au CICR, il a géré les communications stratégiques et publiques de l'organisation, ainsi que son engagement auprès des personnes touchées, et a mené des missions en Sierra Leone, en Israël et dans les territoires occupés, ainsi qu'en Inde. Il a également effectué de brefs séjours en Afghanistan, aux Philippines, au Myanmar, au Kenya et récemment en Ukraine.
Philippe Stoll est titulaire d'un Master en économie de l'Université de Genève et d'un PR en journalisme du Centre Romand de Formation des Journalistes de Lausanne.

(être confirmé)
Cheffe du Pôle des droits de l'homme au sein de la Mission Permanente du Maroc à Genève, Miriam Ragala a débuté sa carrière au Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale du Maroc en 2010. Elle a exercé plusieurs fonctions, notamment celles de cheffe du service Extrême Orient (2015-2018) et de conseillère auprès du ministre délégué (2018-2021). Elle a également été conseillère politique à l'Ambassade du Maroc au Brésil (2013-2015).
Née à Stockholm, Miriam a vécu dans de nombreux pays et parle couramment cinq langues. Rapidement passionnée par la diplomatie, elle obtient en 2009 son diplôme de maîtrise en Études internationales de l'Université de Montréal.
Chef de l'unité des droits de l'homme à la Mission permanente du Maroc à Genève, Miriam Ragala a débuté sa carrière au ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en 2010. Elle y a occupé plusieurs postes, notamment celui de chef du département Extrême-Orient (2015-2018) et Conseiller du Ministre délégué (2018-2021). Elle a également été conseillère politique à l'ambassade du Maroc au Brésil (2013-2015).
Née à Stockholm, Miriam a vécu dans de nombreux pays et parle couramment cinq langues. Elle développe rapidement une passion pour la diplomatie et obtient en 2009 sa maîtrise en études internationales de l'Université de Montréal.

Bertrand LEVANT est Chef du pôle Intégrité de l'information à la Direction des Affaires politiques et de la gouvernance démocratique (DAPG) de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) où il travaille depuis près de 10 ans dans les domaines des médias, de leur régulation et de la liberté d'expression. Diplômé en relations internationales, en communication et en études européennes, il a été auparavant journaliste puis conseiller au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique).
Bertrand LEVANT est chef de l'unité d'intégrité de l'information à la Direction des affaires politiques et de la gouvernance démocratique (DAPG) de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), où il travaille depuis près de 10 ans dans les domaines des médias, de la régulation et de la liberté des médias. d'expression. Diplômé en relations internationales, communication et études européennes, il a été auparavant journaliste puis conseiller au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique).

Ancien élève de l'École normale supérieure, Henri Verdier fut le fondateur et le directeur général de la société Odile Jacob Multimédia. En 2007, il rejoint Lagardère Active comme directeur chargé de l'innovation. En 2009, il rejoint l'Institut Télécom comme directeur de la prospective, chargé de la création du Think Tank « Futur numérique » (Fondation-telecom). Il est ensuite cofondateur, avec Jean-Michel Lasry, Pierre-Louis Lions et Olivier Guéant, de la société MFG-Labs, qu'il quitte en 2012, et qui est acquise par Havas Media en mai 2013.
Membre fondateur du pôle de compétitivité Cap Digital, il en a exercé la vice-présidence de 2006 à 2008, avant d'en être élu président du Conseil d'administration de 2008 à janvier 2013.
Il dirige, dès janvier 2013, Etalab, mission chargée de l'ouverture des données publiques sous l'autorité du Premier ministre. Sous sa direction, Etalab développe une nouvelle version, inaugurée le 18 décembre 2013, du portail d'open data français « data.gouv.fr », qui héberge de nombreuses données publiques et qui est le premier portail d'open data au monde à accueillir les données et les réutilisations des citoyens.
Henri Verdier est également membre du conseil scientifique de l'Institut Mines-Télécom, ainsi que du comité de prospective de l'ARCEP et du comité de prospective de la CNIL.
Le 19 septembre 2014, il est nommé Administrateur Général des Données par le gouvernement Français. Un an plus tard, le 23 septembre 2015, Henri Verdier est nommé, en Conseil des ministres, directeur interministériel du numérique et du système d'information et de communication de l'État (DINSIC). Le 15 novembre 2018, il est nommé en Conseil des Ministres Ambassadeur pour le Numérique.
Ancien élève de l'École normale supérieure, Henri Verdier a été fondateur et PDG d'Odile Jacob Multimédia. En 2007, il rejoint Lagardère Active en tant que Directeur de l'Innovation. En 2009, il rejoint l'Institut Télécom en tant que Directeur de la Prospective, en charge de créer le Think Tank « Avenir Numérique » (Fondation-telecom). Il cofonde ensuite avec Jean-Michel Lasry, Pierre-Louis Lions et Olivier Guéant MFG-Labs, qu'il quitte en 2012 et qui est racheté par Havas Media en mai 2013.
Membre fondateur du pôle de compétitivité Cap Digital, il en a été vice-président de 2006 à 2008, avant d'être élu président du conseil d'administration de 2008 à janvier 2013.
En janvier 2013, il prend la tête d'Etalab, la mission chargée de l'ouverture des données publiques sous l'autorité du Premier ministre. Sous sa direction, Etalab a développé une nouvelle version, inaugurée le 18 décembre 2013, du portail français d'open data « data.gouv.fr », qui héberge de très nombreuses données publiques et est le premier portail d'open data au monde à accueillir données citoyennes et réutilisation.
Henri Verdier est également membre du conseil scientifique de l'Institut Mines-Télécom, ainsi que du comité de prospective de l'ARCEP et du comité de prospective de la CNIL.
Le 19 septembre 2014, il est nommé Administrateur Général des Données par le gouvernement français. Un an plus tard, le 23 septembre 2015, Henri Verdier est nommé par le Conseil des ministres directeur interministériel du Système numérique, d'information et de communication de l'État (DINSIC). Le 15 novembre 2018, il est nommé par le Conseil des ministres ambassadeur chargé du numérique.
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C1. Le rôle des gouvernements et de toutes les parties prenantes dans la promotion des TIC pour le développement
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C4. Le renforcement des capacités
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C5. Etablir la confiance et la sécurité dans l'utilisation des TIC
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C9. Médias
Cette session est principalement liée à la ligne d'action C9 Media du SMSI.
Il traite de l’IA et de la désinformation, qui peuvent perturber la confiance dans les technologies numériques, les médias en ligne et d’autres sources d’information en ligne.
Il s'efforce d'apporter des solutions à ce problème : en examinant des solutions techniques, ainsi que des solutions juridiques, et en soutenant les programmes des organisations internationales.
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Objectif 9: Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable et encourager l’innovation
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Objectif 16: Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques, l’accès de tous à la justice et des institutions efficaces
Cette session est principalement liée à l'ODD 16, car nous parlerons de l'utilisation de l'IA à des fins de désinformation dans les zones de conflit, ainsi que de l'impact de l'IA et de la désinformation sur le tissu des démocraties pacifiques.