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Communiqué de presse

Selon un nouveau rapport mondial, le large bande joue un rôle de plus en plus important dans le développement

La Commission des Nations Unies "Le large bande au service du développement durable" publie des données annuelles par pays sur la situation de l'accès large bande dans le monde




Genève, 14 septembre 2017

De nos jours, les technologies large bande sont le moteur de transformations importantes dans de nombreux secteurs en lien avec le développement, notamment la santé, l'éducation, l'inclusion financière et la sécurité alimentaire, et font ainsi office de catalyseurs indispensables à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, apprend‑on dans un nouveau rapport publié par la Commission des Nations Unies "Le large bande au service du développement durable".

Intitulé La situation du large bande en 2017: un catalyseur du développement durable, ce rapport a été publié peu avant la réunion d'automne de la Commission, prévue à New York le 17 septembre, et alors que se tient, du 12 au 25 septembre, également à New York, l'Assemblée générale des Nations Unies.

Publié annuellement, le rapport sur la situation du large bande offre un aperçu unique de l'accès aux réseaux large bande dans le monde, notamment sur le plan économique, en fournissant des données par pays qui permettent de mesurer l'accès au large bande à l'aune des grands objectifs fixés par la Commission en 2011.

"Le large bande est essentiel lorsqu'il s'agit de connecter les populations aux ressources dont elles ont besoin pour améliorer leurs conditions de vie et si l'on veut que le monde réalise les Objectifs de développement durable," a déclaré le Secrétaire général de l'UIT Houlin Zhao, qui préside la Commission conjointement avec la Directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova. "Les objectifs concernant l'éducation, l'égalité hommes-femmes et les infrastructures comportent des cibles audacieuses pour les technologies de l'information et de la communication. Le rapport sur la situation du large bande en 2017 expose de quelles façons le large bande joue déjà un rôle en ce sens, et l'on y trouve de précieuses recommandations quant aux possibilités de renforcer ce rôle dans le futur".

Le rapport passe également en revue les tendances mondiales en matière de connectivité et de technologies large bande et rend compte de l'évolution des politiques et des réglementations en la matière ainsi que de l'utilisation des applications large bande aux fins du développement durable. On y trouve également plusieurs recommandations pratiques.

Selon le rapport, encourager des secteurs diversifiés à investir dans la connectivité large bande pourrait permettre de tirer pleinement parti du potentiel de ces technologies et de nous rapprocher un peu plus de l'objectif consistant à bâtir une société numérique inclusive et accessible par tous.

Renforcement des inégalités numériques entres les pays développés et les pays en développement

Tandis que 48% de la population mondiale a désormais accès à l'Internet, quelque 3,9 milliards de personnes ne peuvent toujours pas se connecter à la toile, et la fracture numérique entre pays développés et pays en développement se creuse. Selon des estimations, d'ici la fin de l'année 2017, le taux de pénétration de l'Internet atteindra 41,3% dans les pays en développement, alors qu'il ne sera que de 17,5% dans les pays les moins avancés (PMA).

Disparités hommes-femmes

Les hommes continuent d'être plus nombreux que les femmes à utiliser l'Internet dans le monde, à l'exception des Amériques, où les femmes devancent les hommes. Des études récentes indiquent toutefois que la fracture numérique hommes-femmes s'accentue dans les pays en développement, en particulier en Afrique.

Qualité de la connexion et populations "mal desservies"

Seulement 76% de la population mondiale a accès aux réseaux 3G, et seulement 43% peut profiter d'une connexion 4G. A moins que les populations aient la possibilité de passer de la technologie 2G aux technologies 3G, 4G ou plus, elles resteront mal desservies.

Accessibilité économique du large bande

Les services large bande fixes et mobiles deviennent progressivement plus abordables dans de nombreux pays. Cependant, bon nombre de défis se posent lorsqu'il s'agit de fournir un accès à l'Internet peu coûteux dans les pays en développement, notamment parce que l'accès par satellite ou par câble à fibres optiques reste onéreux. Les consommateurs se trouvant dans des pays sans littoral sont ceux qui pâtissent le plus des coûts élevés de l'accès à l'Internet.

Investissements dans les infrastructures TIC

L'année dernière, on a constaté une augmentation remarquable du nombre de nouveaux points d'échange Internet (IXP), lesquels constituent une forme importante d'infrastructure d'appui susceptible de contribuer à la réduction du temps de latence et des coûts de transit. Cette augmentation est notable en particulier en Afrique: le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la République du Congo, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda, le Soudan et le Zimbabwe sont autant de pays à avoir installé un point IXP au cours des douze derniers mois jusqu'à la mi-2017.

Les TIC au service des ODD

Le large bande présente des avantages concrets et croissants en ce qui concerne la sécurité alimentaire, la santé et le bien-être, l'éducation pour tous et l'environnement. Les technologies large bande et l'acquisition des compétences numériques nécessaires pour les utiliser permettent aux personnes, aux groupes et aux communautés de créer leurs propres solutions, peut-on lire dans le rapport.

L'Initiative "Global Pulse" des Nations Unies collabore avec le Programme alimentaire mondial (PAM) afin d'évaluer les possibilités qu'offre l'utilisation des données liées à la téléphonie mobile pour élaborer des indicateurs en temps réel sur la sécurité alimentaire.

L'OMS a fait savoir que, sur ses 116 Etats Membres, 73 pays (soit 63%) avaient défini des stratégies numériques nationales en matière de santé et les plans de mise en oeuvre correspondants, tandis que près de 40% des pays devaient encore s'atteler à élaborer de telles stratégies.

Au Mexique, au Nigéria, au Pakistan et au Sénégal, l'UNESCO a mené à bien des projets de formation ou d'amélioration de la formation des enseignants grâce aux téléphones mobiles.

Dans certaines zones protégées du sud de l'Afrique, notamment au Malawi, en Namibie et au Zimbabwe, on teste actuellement des technologies de suivi innovantes, y compris des aéronefs sans pilote, à des fins de surveillance de la faune et de la flore sauvages.

A propos de la Commission des Nations Unies "Le large bande au service du développement durable"

Depuis qu'elle a été conjointement créée par l'UIT et l'UNESCO en 2010, la Commission sur le large bande s'efforce de favoriser l'adoption de politiques et de pratiques inclusives et efficaces dans le domaine du large bande, partout dans le monde, l'objectif étant de parvenir à un développement davantage durable et inclusif en donnant aux individus et à la société dans laquelle ils vivent les moyens d'agir, grâce aux avantages du large bande et dans le respect des droits de l'homme. La Commission sur le large bande regroupe plus de 50 dirigeants représentant les pouvoirs publics et le secteur privé, déterminés à aider activement les pays, les experts des Nations Unies et les équipes des organisations non gouvernementales à tirer le meilleur parti du gigantesque potentiel des technologies de l'information et de la communication – moteurs de la création de nouvelles stratégies nationales de développement durable dans des secteurs clés tels que l'éducation, les soins de santé et la gestion de l'environnement. Depuis 2010, la Commission élabore chaque année un rapport sur la situation du large bande.

Pour en savoir plus: http://www.broadbandcommission.org.

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