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Climate Change
Les TIC ont un rôle tout particulier à jouer pour aider tous les secteurs à relever le défidu changement climatique
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Photographe: NSN
Stephan Scholz
Chef de la technologie et Chef des plates-formes recherche et technologie,
Nokia Siemens Networks

De nombreuses études menées au plan mondial ont conclu à l’impact positif des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur le changement climatique, dont les travaux du Climate Group relatifs au rapport «SMART 2020»1 de 2008, la Global e-Sustainability Initiative (GeSI), et le «Livre vert de Mobile»2 réalisé en collaboration avec le GSMA en 2009. Ces conclusions doivent toutefois être portées à l’attention des pouvoirs publics pour que ceux-ci tiennent bien compte du rôle des TIC lorsqu’ils définissent des politiques relatives à l’environnement et au développement durable.

Un axe déterminant: l’efficacité énergétique

Le secteur des TIC prend des mesures sérieuses pour améliorer sa propre efficacité énergétique, mais il est impératif de porter une attention aux bienfaits que les TIC peuvent représenter pour d’autres secteurs de l’économie. Dans ce contexte, Nokia Siemens Networks a récemment annoncé qu’il allait bientôt utiliser son portefeuille existant, assorti de nouveaux partenariats, pour repérer les possibilités qui existent dans le secteur de l’énergie. Les producteurs d’électricité peuvent en effet tirer profi t des technologies et des connaissances spécialisées du secteur des télécommunications pour rendre les réseaux d’électricité plus intelligents et plus efficaces — permettant ainsi à l’économie tout entière de consommer moins d’énergie.

Par exemple, nous collaborons actuellement avec ServusNet, fabricant irlandais de logiciels, pour aider les centrales éoliennes à optimiser la production et la distribution d’énergie provenant d’une source renouvelable. Un client de ServusNet pourrait, par exemple, exploiter plusieurs centrales éoliennes situées dans toute l’Europe, chacune comptant plusieurs centaines de turbines. À mesure que le marché de l’énergie évolue, ces opérateurs doivent faire face à une concurrence accrue pour fournir de l’électricité aux réseaux nationaux ou régionaux, et doivent garantir leurs prix et leurs niveaux d’approvisionnement. ServusNet procède à des essais pilotes auprès de ses clients pour les solutions qu’il propose, s’appuyant sur la Open Element Management System (OES) de Nokia Siemens Networks Suite, dans le but d’accroître la productivité et l’efficacité des centrales éoliennes. Ce système permet également de rendre plus prévisible l’approvisionnement, optimisant ainsi la production d’électricité.

En attelant l’intelligence des réseaux de TIC au secteur énergétique, on obtient de nombreux avantages, dont la gestion de la consommation d’énergie en temps réel, la distribution d’énergies renouvelables et l’optimisation de la production par rapport à la consommation d’énergie. Pour cette raison, nous menons divers programmes et initiatives de recherche sur les réseaux intelligents. Par exemple, dans la région nordique, l’entreprise travaille de concert avec quatorze autres entreprises, y compris les principaux producteurs et réseaux, ainsi qu’avec des instituts de recherche.

Stephan Scholz est intervenu sur le thème des TIC et du changement climatique dans le cadre du programme de dialogue d’entreprises organisé par l’UIT lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, tenue à Copenhague (Danemark) en décembre. «Les TIC sont un élément fondamental permettant de mesurer — et d’améliorer directement — l’efficacité énergétique de tous les secteurs industriels, y compris la sienne propre, ce qui différencie ce secteur de tous les autres secteurs industriels», a-t-il dit. Lors d’une démonstration de l’un des aspects de ce potentiel, M. Scholz a présenté son intervention au «iseeT@the Climate Change Kiosk» par téléprésence depuis la Finlande

Nous oeuvrons sans répit pour réduire notre empreinte carbone et celle de nos clients. Environ 86% de l’énergie consommée par un opérateur mobile est consommé par son propre réseau, et l’énergie représente un fort pourcentage des coûts d’exploitation d’un fournisseur de services. Sur les marchés parvenus à maturité, l’énergie peut représenter jusqu’à 10% des coûts, et de 15 à 30% des coûts sur les marchés en développement.

Les solutions proposées par Nokia Siemens Networks sont conçues dans le souci de réduire les coûts d’exploitation et de faire baisser la consommation d’énergie des réseaux de télécommunications. Il existe un ensemble de solutions comptant divers éléments visant des domaines spécifiques de la consommation, de la gestion et de l’approvisionnement énergétique. Ces solutions permettent également l’expansion rentable et efficace des réseaux dans les zones rurales et reculées, car elles éliminent la nécessité de recourir à des groupes électrogènes diesel pour exploiter les stations de base, assurant ainsi un moyen plus efficace et plus écologique d’étendre la connectivité.

Étendre la connectivité

Les fournisseurs de télécommunications mobiles Telenor Pakistan et Zain ont récemment conclu des contrats avec Nokia Siemens Networks pour la construction de sites autonomes alimentés par piles solaires pour des installations de communication au Pakistan et dans des pays d’Afrique de l’Est. Jusqu’à présent, notre entreprise a déployé plus de 390 sites alimentés par des énergies renouvelables dans 25 pays, dans la région Asie-Pacifique, en Chine, en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. D’ici 2011, les énergies renouvelables seront notre solution de prédilection pour alimenter les stations de base dans les zones reculées et rurales.

L’investissement dans l’amélioration de l’approvisionnement en énergie de l’ensemble des réseaux de télécommunications du monde représente un potentiel de l’ordre de plusieurs milliards d’euros — le rendement se mesurant en années, et non en décennies. Tout compte fait, le secteur des télécommunications détient la clé permettant d’unifier les peuples et les entreprises pour répondre aux normes environnementales du 21e siècle. Il maîtrise par ailleurs les outils lui permettant d’intervenir à part entière dans le débat énergétique.

 


1 “SMART 2020: Enabling the low carbon economy in the information age”, The Climate Group, 2008.

2 “Mobile’s Green Manifesto”, The Climate Group, 2009.

 

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