
Les lignes de communication sont presque toujours désorganisées pendant les premières heures qui suivent une catastrophe naturelle. Cette perte de communication est en soi une catastrophe. Très rapidement, les zones touchées par la catastrophe se retrouvent isolées. Pour les opérations de secours, il s'agit d'une équation qui comporte plusieurs inconnues. Lorsque le personnel de secours arrive sur place, il doit en urgence établir des communications parfaites et complètes entre la zone touchée, les services nationaux d'intervention et l'ensemble de la communauté internationale.
L'accès à l'information est fondamental. Les organismes de secours doivent savoir combien il y a de blessés ou de morts, combien de personnes ont besoin d'une aide médicale ou d'un transport vers des installations médicales où se trouvent les personnes éventuellement prisonnières des bâtiments écroulés et où les équipes de recherche et de secours font le plus défaut. Tout cela exige d'énormes efforts de coopération internationale sur différents fronts. Pour ce qui est de l'UIT, elle a pour mandat en matière de communications en cas de catastrophe de promouvoir l'adoption des mesures permettant de sauver des vies grâce aux services de télécommunication.

Du 28 au 30 mai 2001, Tampere, la troisième ville de Finlande par ordre d'importance, accueillera la deuxième Conférence sur les communications en cas de catastrophe (CDC-2001) sous le patronage du président finlandais, Tarja Halonen. La CDC-2001 est ouverte aux participants de tous les secteurs concernés par l'application des télécommunications à l'atténuation des effets des catastrophes et aux opérations de secours en cas de catastrophe. Il s'agit notamment d'organisations humanitaires telles que les institutions du système des Nations Unies, le mouvement de la Croix-Rouge, les organisations nationales, régionales, intergouvernementales et non gouvernementales (ONG), les instances nationales et internationales de réglementation, des entreprises du secteur privé telles que les fournisseurs de services de télécommunication et les fabricants de matériel de télécommunication nationaux et multinationaux ainsi que d'autres experts provenant de tous ces domaines et du milieu universitaire.
De grands progrès ont été réalisés depuis que l'Organisation des Nations Unies a proclamé en 1990 la «Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles (IDNDR)» et a organisé, à Genève, la Conférence internationale sur les communications en cas de catastrophe. Beaucoup reste néanmoins à faire. L'ordre du jour de la CDC-2001 (voir le programme aux pages 18 et 19) met l'accent sur le besoin d'une coopération entre toutes les parties intervenant dans l'amélioration de la préparation aux situations en cas de catastrophe et l'organisation des secours. On ne peut assurer entre les réseaux de communication de tous les partenaires l'interconnectivité qui fait tellement défaut que si les usagers et les fournisseurs de ces réseaux et de ces moyens de communication collaborent et si le cadre réglementaire permet sans entrave d'utiliser toutes les communications appropriées. Une fois encore, la rencontre de Tampere devrait permettre d'aller de l'avant.
Construite entre deux lacs magnifiques, la ville de Tampere est devenue, depuis dix ans, synonyme de rencontres internationales sur les télécommunications au service de l'aide humanitaire. La première de ces rencontres a été la Conférence de 1991 à l'issue de laquelle a été adoptée la première Déclaration sur les communications en cas de catastrophe. Cette déclaration, qui a fait date, est l'oeuvre d'experts des grandes organisations humanitaires, des instances de réglementation et du secteur privé. Elle est devenue la base sur laquelle reposent tous les travaux qui ont fait suite en vue de la conclusion d'un traité international qui permet d'utiliser sans entrave les technologies de télécommunication pour organiser les secours internationaux en cas de catastrophe.
En particulier, la Déclaration de Tampere exhorte les Etats Membres de l'UIT à adopter toutes les mesures envisageables dans la pratique pour faciliter la distribution rapide et l'utilisation efficace d'équipements de télécommunication en vue d'atténuer les effets des catastrophes et d'apporter des secours en cas de catastrophe en limitant et, lorsque que cela est possible, en supprimant les obstacles réglementaires et en renforçant la coopération transfrontière entre les pays.

Les efforts combinés de l'UIT et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'Organisation des Nations Unies ont permis l'adoption de la Convention de Tampere sur la mise à disposition de ressources de télécommunication pour l'atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophe, un traité international déposé auprès du secrétaire général de l'ONU. Comme l'indique son titre, ce traité a été adopté à Tampere lors de la Conférence intergouvernementale sur les télécommunications d'urgence de 1998 (ICET-98). La Convention de Tampere a été ouverte à la signature à New York le 22 juin 1998 et le restera jusqu'au 21 juin 2003. En application du droit international, la Convention entrera officiellement en vigueur 30 jours après qu'une ratification officielle ou «un consentement à être lié» auront été communiqués par 30 pays. Au 15 mars 2001, la Convention avait été signée par 48 Etats Membres et ratifiée par huit. Ce traité revêt une importance particulière pour les organisations humanitaires qui ont grandement besoin d'équipements de télécommunication pour coordonner la logistique compliquée qu'impliquent les opérations de secours.
Très souvent, l'utilisation transfrontière de l'équipement de télécommunication est empêchée par des obstacles réglementaires qui font qu'il est extrêmement difficile aux organisations humanitaires d'importer et de mettre rapidement en service cet équipement sans l'assentiment et l'approbation préalables des autorités locales compétentes. Ces organisations sont notamment l'OCHA, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). La convention vise, entre autres, à réduire les formalités administratives de toutes sortes (licences, douanes, taxation, etc.) et à encourager l'élaboration de plans et d'inventaires nationaux des ressources de télécommunication qui devront être déployés en cas de catastrophe ou de situation d'urgence.
Comme la Conférence de 1991, la CDC-2001 devrait aboutir à l'adoption d'une déclaration d'experts sous la forme de
recommandations, et donnera une bonne occasion aux gouvernements de signer et de ratifier la Convention de Tampere.
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Pour vous inscrire et effectuer votre paiement à la CDC-2001, veuillez contacter: Annamaija Paunu-Virtanen ou Anja Hakkarainen Pour tout complément d'information sur la CDC-2001, veuillez contacter: Seppo Sisättö |

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«Premièrement, la convention met en place une structure qui permettra de gérer les demandes d'assistance en matière de télécommunication et de réduire au minimum les obstacles auxquels se heurte cette assistance avant que se produisent les catastrophes. Deuxièmement, elle établit des mécanismes qui permettront de déterminer et d'évaluer les pratiques les meilleures, les accords modèles et autres ressources utiles actuellement employées par les organisations (publiques ou privées) œuvrant à l'atténuation des effets des catastrophes et d'en mettre au point de nouveaux et de nouvelles, au besoin. Enfin, la convention confère la force de la persuasion morale multinationale à cette question si importante ainsi qu'aux personnes qui œuvrent aux opérations de secours et d'atténuation des effets des catastrophes. Elle reconnaît publiquement que les télécommunications jouent un rôle essentiel en cas de catastrophe, parce que l'existence de télécommunications fiables est la clé de voûte de toutes les interventions visant à en atténuer les effets et de toutes les opérations de secours.»
Professeur F. Cate, Conseiller du Président de la Conférence intergouvernementale sur les télécommunications d'urgence (ICET-98), Tampere, 16-18 juin 1998. |
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La Convention de Tampere |
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Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies est le dépositaire de la convention. |
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Le coordonnateur des Nations Unies pour les secours d'urgence est le coordonnateur des opérations au titre de la convention et travaille en étroite coopération avec l'Union internationale des télécommunications. |
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Organisation des Nations Unies |
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Comment signer/ratifier cette Convention |
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A l'exception des chefs d'Etat ou de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères, toute personne demandant de signer un instrument international, ayant valeur de traité, déposé auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies ou d'émettre une réserve, au moment de la signature, doit disposer de pleins pouvoirs établis en bonne et due forme. | |
Les pleins pouvoirs doivent: |
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| Comme cela a déjà été précisé ci-dessus, les pleins pouvoirs ne sont pas requis lorsque le chef de l'Etat ou du gouvernement ou le ministre des Affaires étrangères signe en personne. De plus, si des pleins pouvoirs généraux ont été conférés à une personne et préalablement déposés auprès du Secrétariat, des pleins pouvoirs spécifiques ne sont pas nécessaires. | ![]() |
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| Il est recommandé, dans la mesure du possible, de soumettre les pleins pouvoirs pour vérification à la Section des traités de l'Organisation des Nations Unies avant la date de la signature prévue. | ||
On trouvera ci-après un exemple d'un instrument conférant les pleins pouvoirs:

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* Sous réserve des dispositions du traité, l'une des options suivantes doit être choisie: [sous réserve de la ratification] ou [sans réserve quant à la ratification]. Les réserves émises lors de la signature doivent être autorisées par les pleins pouvoirs conférés au signataire. |

«L'engagement de la Finlande dans les opérations de secours partout dans le monde, combiné aujourd'hui à son savoir-faire technique en matière de télécommunication, nous a rendu conscients de l'importance vitale que revêt un système de télécommunication fiable dans une situation d'urgence.»
Martti Ahtisaari
Président de la République de Finlande,qui a patronné l'ICET-98.

«L'action humanitaire est en effet l'une des tâches les plus importantes, mais aussi l'une des plus difficiles qui incombent à l'Organisation des Nations Unies. La souffrance humaine ne se mesure pas en chiffres et nous avons souvent du mal à imaginer toute son étendue, même si nous sommes informés pratiquement en temps réel des catastrophes naturelles ou autres qui surviennent aux quatre coins de la planète. Pour apporter une réponse adaptée aux besoins, il faut pouvoir disposer en temps voulu de données exactes en provenance des lieux des sinistres souvent éloignés et inaccessibles. Qu'il s'agisse de la mobilisation de l'assistance ou de la chaîne logistique qui permettra d'acheminer l'assistance, il est essentiel d'avoir des liaisons de télécommunication fiables.»
Kofi A. Annan
Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.
Extrait tiré du «Guide ICET-98», Tampere, 16-18 juin 1998.
Publié par

Union internationale des télécommunications
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Téléphone: + 41 22 730 6039
Fax: +41 22 730 5939 / 733 7256
E-mail: pressinfo@itu.int
| 1991 |
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| 1994 |
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| 1994-1997 |
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| 1996 |
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| 1997 |
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| 1998 |
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| 2000 |
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| Lundi 28 mai 2001 |
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09h30–10h15 |
Allocution d'ouverture |
10h15–10h30 |
Méthodes de travail et
organisation de la conférence |
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10h30–11h00 |
Allocutions liminaires |
| Thème 1: | Prévention des catastrophes, intervention en cas de catastrophe et relèvement après une catastrophe: point de vue des utilisateurs. Situations vécues, besoins, moyens de communication existants |
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11h30–12h00 |
Le rôle des Nations
Unies |
14h45–15h15 |
Lorsque le pire arrive |
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12h00–12h30 |
Le rôle des
organisations bénévoles |
15h45–16h15 |
Une fois le pire arrivé:
retour à la normale |
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14h00–14h45 |
Deux points de vue sur la gestion des
crises. |
16h15–16h45 |
Planification préalable
des communications en cas de catastrophe |
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16h45–17h00 |
Discussion |
| Mardi 29 mai 2001 |
| Suite du thème 1: | Prévention des catastrophes, intervention en cas de catastrophe et relèvement après une catastrophe: point de vue des utilisateurs. Situations vécues, besoins, moyens de communication existants |
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09h00–10h00 |
Profils régionaux |
10h00–10h30 |
Planification préalable
des secours |
| Theme 2: | Questions de technologie. Comment la technologie peut-elle répondre aux besoins? Les fabricants d'équipements, les opérateurs de télécommunication et les groupes d'intérêts expliquent comment leurs produits et services peuvent servir à prévenir les catastrophes, à intervenir en cas de catastrophe et à assurer le relèvement après une catastrophe |
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11h00–11h15 |
PMR classiques |
12h15–12h30 |
Radioamateurs |
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11h15–11h30 |
TETRA |
14h00–14h15 |
Réseaux mondiaux à satellite pour les communications personnelles |
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11h30–11h45 |
Réseaux cellulaires de la deuxième génération |
14h15–14h30 |
Réseaux régionaux à satellite |
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11h45–12h00 |
IMT-2000 |
14h30–14h45 |
Les avantages d'un protocole ouvert |
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12h00–12h15 |
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14h45–15h00 |
L'Internet peut-il assurer l'interconnectivité? |
| Thème 3: | Questions réglementaires. Normalisation des systèmes. Attribution de fréquences. Existe-t-il des contraintes réglementaires? Que peut-on faire pour réduire les difficultés? |
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15h30–16h00 |
La Convention de Tampere |
16h00–16h30 |
Les conférences
mondiales des radiocommunications |
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16h30–17h30 |
Discussion |
| Mercredi 30 mai 2001 |
| Suite du thème 3: | Questions réglementaires. Normalisation des systèmes. Attribution de fréquences. Existe-t-il des contraintes réglementaires? Que peut-on faire pour réduire les difficultés? |
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09h00–09h30 |
Normalisation mondiale |
10h00–10h30 |
Circulation mondiale des
terminaux de radiocommunication |
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09h30–10h00 |
Projet de partenariat en matière de
sécurité publique |
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| 11h00–12h30 |
Adoption du résumé/Avis de la conférence |
12h30–13h00 |
Discours de clôture |