Au milieu de l'année 1997, l'Asie a été frappée par une grave crise économique, qui a entraîné une chute de la production dans de nombreux pays de l'Asie de l'Est et du Sud-Est; or, selon des données récentes, il apparaît que la région a surmonté
cette épreuve et est sur le point de retrouver sa position de premier marché des télécommunications au monde. L'évolution des marchés des télécommunications de la région Asie-Pacifique présentée est extraite de la quatrième édition de la publication Asia-Pacific Telecommunication Indicators de l'UIT, préparée pour l'exposition Asia Telecom 2000 qui aura lieu dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong du 4 au 9 décembre 2000.
Représentant un tiers environ du marché mondial des télécommunications (en fonction du nombre d'abonnés et d'utilisateurs des réseaux fixe, mobile, cellulaire et Internet), la région Asie-Pacifique compte en outre près de 60% de la population mondiale, ce qui lui confère un potentiel considérable.
En dépit d'une croissance économique zéro en 1997 et en 1998, les pays en développement de la région ont enregistré une croissance continue de leurs réseaux de télécommunication, notamment de leurs réseaux Internet et mobiles: cinq des dix principaux marchés Internet au monde se trouvent maintenant dans la région et, pour ce qui est du nombre d'abonnés mobiles, la Chine et le Japon sont respectivement classés aux deuxième et troisième rangs de tous les pays. Les réseaux fixes ont eux aussi connu une croissance, quoique moins rapide.
La technologie hertzienne, ou sans fil, est une solution très prometteuse pour améliorer l'accès aux télécommunications de la région. La RAS de Hong Kong, le Japon, la République de Corée, Singapour et Taiwan-Chine comptent déjà plus d'abonnés mobiles que d'abonnés fixes, et le taux d'abonnés mobiles dans les pays en développement de la région Asie-Pacifique était, à la fin de l'année 1999, de 1,8 pour 100 habitants; parmi eux, seul le Cambodge compte déjà plus d'abonnés mobiles que d'abonnés fixes, alors que les Philippines et la Malaisie se rapprochent du point de basculement.
Aux Philippines, la croissance du cellulaire est alimentée par l'engouement que suscitent les systèmes de prépaiement. A la fin de 1999, plus de 70 % des abonnés mobiles philippins utilisaient ces systèmes. Comme ces systèmes font tache d'huile dans la région, le nombre d'abonnés mobiles devrait aller croissant.

Situé en Asie du Sud, sur le versant méridional de la chaîne himalayenne, le Royaume du Népal est enclavé entre l'Inde et la Chine; huit des plus hauts sommets au monde, dont l'Everest, faisant partie de son territoire.Administrativement, le Népal se divise en 75 districts, eux-mêmes divisés, puis subdivisés en quelque 4000 Comités de développement de village.
A la mi-2000, la population népalaise s'élevait à environ 23 millions d'habitants dont 4% vivent dans la capitale, Katmandou, et 90% environ en zones rurales.
Le Népal est le seul pays officiellement hindou au monde. La langue officielle, le népalais, est parlée par la
moitié environ de la population, à côté d'une douzaine d'autres langues. L'anglais est compris dans les commerces et
dans les services publics ainsi que dans les établissements touristiques.
Le Népal est classé comme un pays moins avancé (PMA) avec un revenu par habitant, mesuré en équivalent de prix d'achat, de 1180 USD en 1998.
L'histoire des télécommunications au Népal est relativement récente: une ligne entre Katmandou et la frontière indienne a été ouverte en 1914, mais ce n'est qu'en 1955 que la capacité du central de Katmandou a atteint le chiffre de 300 lignes. La première station terrienne par satellite a été installée en 1982.
Depuis 1995, le pays a néanmoins enregistré une forte croissance, l'accélération étant due principalement à un prêt de la Banque mondiale, et à une procédure transparente d'appels d'offres qui a permis de multiplier par trois le nombre de lignes pouvant être achetées pour le même prix.
Dans la deuxième moitié des années 90, la croissance au Népal a été aussi rapide, voire plus, que dans tout autre pays d'Asie du Sud, malgré l'absence d'investissements étrangers. Une étape importante a été franchie en 1999 lorsque la densité téléphonique a atteint le cap d'une ligne pour 100 habitants. Le service téléphonique est disponible dans la totalité des 75 districts, dont 65 disposent de leur propre centrale, les autres étant desservis par satellite ou par voie hertzienne. Il reste cependant beaucoup à faire avant de pouvoir desservir totalement ce pays montagneux et rural, les deux tiers des téléphones se trouvant en effet dans la région de Katmandou. On dénombre 275 000 demandeurs en liste d'attente et 60% environ des Comités de développement de village n'ont pas encore le téléphone.
Relevant du ministère de l'Information et des Communications, les télécommunications au Népal sont régies par la loi de 1997, qui a porté créa tion de l'organe de réglementation, la Nepal Telecommunications Authority. La Nepal Telecommunications Corporation (NTC), opérateur historique des télécommunications publiques, a jusqu'à une date récente détenu un monopole sur tous les types de télécommunications du royaume. La NTC est une entreprise à cent pour cent publique, mais il est projeté de la privatiser, tout comme il est projeté de donner une concession à un opérateur de boucle locale hertzienne. La NTC a lancé un service mobile GSM en mai 1999 et comptait 6536 abonnés à la mi-juin 2000; il est prévu d'accorder une licence à un deuxième opérateur mobile.
Au Népal, le marché de l'Internet a décollé à la mi-99, date à laquelle les fournisseurs de services Internet (ISP) ont reçu l'autorisation d'avoir leurs propres passerelles internationales. Les prix ont atteint leur niveau le plus bas dans l'Asie du Sud. En janvier 2000, huit ISP desservaient environ 9000 abonnés et un nombre estimé de 35 000 utilisateurs. Le Népal est l'un des pays retenus pour les études de cas consacrées par l'UIT à propos de l'Internet. Pour toute information complémentaire sur ce pays, prière de consulter www.itu.int/ti/casestudies.
La République populaire de Chine n'a presque pas souffert de la crise financière qui a frappé l'Asie, sa monnaie
demeurant stable et la croissance de son économie restant positive. Le secteur des télécommunications y a prospéré
pour devenir le plus important au monde, ce qui n'est pas surprenant puisque ce pays est le plus peuplé de la planète;
à cet égard, il est intéressant d'observer que le pourcentage de lignes téléphoniques et d'abonnés mobiles que
compte la Chine parmi les pays en développement correspond en proportion à sa population. Un seul opérateur, China
Telecom, gère le réseau téléphonique fixe, alors que les télécommunications mobiles sont assurées par China
Mobile et China Unicom, les exploitations chinoises comptant maintenant parmi les plus importantes au monde
en terme d'abonnés.
A la fin de 1999,le réseau téléphonique fixe de la Chine était le deuxième plus important au monde,avec 109
millions d'abonnés,après avoir connu un taux de croissance annuel moyen de 26%depuis 1996,le plus élevé parmi les
dix plus grands pays;en 1999,le Brésil a néanmoins enregistré un taux de croissance légèrement supérieur,grâce en
partie à l'ouverture de son marché à la concurrence (25%contre 24,2%à la Chine).La densité téléphonique de la
Chine était de 8,6 lignes téléphoniques pour 100 habitants à la fin de 1999 et China Telecom est le numéro 1 des opérateurs
de lignes fixes au monde.
A la fin de 1999,le marché du mobile cellulaire chinois était le troisième au monde,avec un peu plus de 43 millions
d'abonnés,après une croissance annuelle moyenne de 85% entre 1996 et 1999. Introduite uniquement à la fin de
1999,l'utilisation de cartes prépayées contribuera très certainement à la croissance du mobile en Chine,dont le taux
de pénétration à la fin de 1999 était de 3,42 pour 100 habitants. China Mobile est le numéro 1 des opérateurs
mobiles au monde pour le nombre d'abonnés.
Avec environ 9 millions d'utilisateurs Internet à la fin de 1999,le marché chinois était le septième plus important
au monde et l'un des trois marchés asiatiques parmi le top sept; extraordinaire résultat,vu la difficulté d'adapter
le contenu aux caractères chinois et le faible taux de pénétration de l'ordinateur dans le pays. Bien que son taux de
pénétration soit inférieur à 1%de la population, l'Internet devrait,selon les prévisions de nombreux
analystes,connaître une forte progression dans les années à venir.
Deux des régulateurs les plus avides de statistiques dans la région Asie-Pacifique sont l'Infocomm Development Authority of Singapore (IDA)et l'Office of the Telecommunications Authority (OFTA)de la RAS de Hong Kong.Tous deux publient en effet sur leur site Web une grande quantité de statistiques mensuelles sur les télécommunications.L'IDA compile en plus des indices,tels que les taux de pénétration,tandis que l'OFTA poste son questionnaire statistique annuel UIT sur une page Web.Le ministère des Postes et des Télécommunications (MPT)du Japon présente sur son site Web des statistiques mensuelles sur le cellulaire,alors que la Telecommunication Carrier Association (TCA)y apporte force détails, en particulier le nombre d'abonnés par opérateur. Parmi les rares instituts des statistiques nationales de la région qui compilent des statistiques sur les télécommunications,il convient de mentionner le Bureau des statistiques de Taiwan-Chine qui poste sur son site Web des statistiques mensuelles.Le Bureau des statistiques australien procède à intervalles réguliers à des enquêtes Internet auprès des particuliers et publie en outre des informations relatives aux télécommunications émanant d'autres sondages.
Il est à espérer que dans l'avenir d'autres régulateurs et d'autres instituts des statistiques nationales suivront l'exemple de ces institutions et présenteront sur leur site Web des indicateurs récents sur les télécommunications, cequi contribuera à une plus grande transparence et améliorera l'analyse et la compréhension de ce secteur dynamique de la région Asie-Pacifique que sont les télécommunications.
| Organization | Website |
| IDA, Singapore | www.ida.gov.sg |
| OFTA, Hong Kong SAR | www.ofta.gov.hk |
| MPT, Japan | www.mpt.go.jp |
| TCA, Japan | www.tca.or.jp |
| Bureau of Statistics, Taiwan-China | www.stat.gov.tw |
| Australian Bureau of Statistics | www.abs.gov.au |
© MISE À JOUR DES INDICATEURS DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE L'UIT