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 SALLE DE PRESSE : FICHES ANALYTIQES

 Sommet mondial et développement

Une nouvelle économie fondée sur les réseaux et une société de l'information reposant sur la connaissance se créent peu à peu sous nos yeux aussi bien à l'échelle des personnes qu'à l'échelle des nations. La vie de tous les jours, l'acquisition des connaissances, les méthodes de travail et les relations mutuelles évoluent de façon irréversible.

La révolution numérique est à la base de la mondialisation et de l'intégration de l'économie des nations du monde. Cette révolution repose sur toute la puissance des technologies de l'information et de la communication (TIC) qui nous permettent d'accéder presque instantanément, en tout point du monde, à l'information et à la connaissance.

La liberté des flux d'information et la liberté d'expression ont déclenché une croissance exponentielle de la connaissance et la création de multiples applications nouvelles. Conséquence directe, les structures économiques et sociales et les relations se transforment-elles aussi.

Et pourtant, l'immense majorité des habitants de la planète n'ont pas encore été touchés par cette révolution. La fameuse "fracture numérique" menace d'élargir encore le fossé du développement entre les riches et les pauvres, entre pays et à l'intérieur même des pays.

La majorité des habitants de la planète ne pourront bénéficier de cette révolution que s'ils ont la possibilité de participer pleinement à la nouvelle société de l'information. L'accès rapide aux services et aux marchés de l'information permet réellement de lutter contre la pauvreté et de promouvoir la création de richesses. L'information et la connaissance peuvent "égaliser les chances" et les TIC sont un élément décisif d'un développement durable sur le plan de l'environnement, aussi bien que dans la lutte contre la pauvreté.

Les TIC peuvent contribuer puissamment à combler le fossé du développement entre les pays riches et les pays pauvres et à accélérer les efforts déployés pour lutter contre la pauvreté, la faim, la maladie, l'analphabétisme, la dégradation de l'environnement et l'inégalité entre les hommes et les femmes. Les TIC peuvent apporter les bienfaits de l'alphabétisation, de l'éducation et de la formation dans les régions les plus isolées. Grâce à elles, les écoles, les universités et les hôpitaux peuvent accéder aux meilleures informations et aux meilleures connaissances disponibles. Grâce à elles, on peut diffuser les messages concernant les problèmes de santé et améliorer le traitement et la prévention des maladies infectieuses et des maladies transmissibles (VIH - sida).

Sans une utilisation généralisée et novatrice des TIC, le développement des pays les plus pauvres pourrait être impossible à assurer. Il faut noter, entre autres éléments, que:

– "la fracture numérique" demeure l'un des principaux obstacles aux échanges commerciaux entre les pays, aussi bien développés qu'en développement;

– l'application des TIC et des médias peut faciliter l'intégration des pays en développement dans l'économie des réseaux et la société de l'information reposant sur la connaissance;

– avec un leadership et des mesures et incitations adéquats, les TIC sont susceptibles de relancer l'économie mondiale en cette période de ralentissement sur les marchés de la technologie;

– les TIC peuvent accélérer le développement sous réserve que l'accès à l'information et à la communication soit universel et accessible - et protégé comme droit fondamental - et qu'il existe un cadre politique transparent, prévisible et favorable à la concurrence.

La mise en place accélérée d'infrastructures TIC bénéficiera aux pays en développement. Les dirigeants politiques ont agi pour accorder la priorité au développement des infrastructures dans les cyberstratégies nationales; il s'agit d'appliquer les technologies les plus appropriées, de faire en sorte que les ressources humaines soient formées et disponibles, et enfin d'aider les pays à développer leurs infrastructures informationnelles. Maintenent les modalités doivent être établies.


L'une des leçons que l'on peut dégager de l'expérience de bon nombre de pays en développement - notamment de petits pays disposant de ressources très limitées et faisant face à des problèmes socio-économiques ardus - est que l'audace des dirigeants politiques qui ont su gérer la transition économique à l'ère du numérique a été payante, et que pareille démarche donne des résultats économiques, sociaux et politiques tangibles. A cet égard, un certain nombre d'exemples de solutions TIC peuvent être consultés sur le site: http://www.itu.int/osg/spu/wsis-themes/ict_stories/ 

Le Sommet mondial sur la société de l'information a donné aux personnalités les plus éminentes de la planète l'occasion exceptionnelle de façonner ensemble l'avenir de la société de l'information, de mettre la révolution des TIC au service du développement. Le Sommet a permis de conférer d'un commun accord un rang de priorité élevé aux TIC dans l'aide internationale au développement et d'appuyer les efforts déployés à l'échelle des nations pour élaborer et mettre en œuvre les cyberstratégies requises. Le Sommet sert également de plate-forme unique à partir de laquelle les gouvernements, les entreprises et la société civile pourront ensemble inverser la tendance, faire en sorte que la "fracture numérique" ne s'aggrave pas encore, puis jeter les fondations d'une société de l'information mondiale véritablement pour tous.

 

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Mis à jour le 2004-02-24