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 SALLE DE PRESSE : PREMIÈRE PHASE, GENÈVE : PREPCOM-3 : FAITS SAILLANTS
 Lundi, 22 septembre 2003
 

Deuxième semaine: la plènière montre la voie
La deuxième semaine de la troisième réunion du Comité de préparation du SMSI (PrepCom-3) a débuté dans un climat d'optimisme et de dynamisme. Ainsi qu'il était signalé dans les "Faits saillants" de vendredi dernier, le consensus obtenu par le Sous-Comité 1 sur l'adoption du Règlement intérieur du SMSI a été salué par la Conférence comme un progrès remarquable sur la route, semée d'embûches, qui mène au Sommet. Comme l'a dit M. Adama Samassékou, Président du PrepCom du SMSI, "Le fait d'avoir accepté le Règlement intérieur prouve que nous sommes capables de surmonter tous les obstacles, tout en tenant compte des différences qui nous séparent. Il s'agit là d'un exemple de coopération véritable, dont nous espérons qu'il montrera la voie au reste de la Conférence".

Plusieurs délégations ont insisté, pour s'en féliciter sur les contributions et le rôle des observateurs dans la rédaction du projet de Plan d'action et du projet de Déclaration de principes. Le représentant d'un Etat Membre a souligné qu'il importait de respecter la souveraineté nationale des pays tout en tirant parti des contributions de la société civile et des autres partenaires. De l'avis général, le Règlement intérieur répond à cette nécessité d'équilibre.

La participation des groupes d'observateurs a, elle aussi, été vivement encouragée: sur proposition des Etats-Unis, il a été décidé d'admettre les observateurs dans les séances des nouveaux groupes créés pour travailler sur le projet de Déclaration de principes, aux mêmes conditions que lors du PrepCom2. Les observateurs seront autorisés à assister aux séances et à soumettre leurs commentaires pour examen.

On aura bien besoin au cours de cette seconde semaine de l'énergie et de l'optimisme manifestés par la plénière. Après huit heures de négociation sur la Déclaration de principes et quinze heures de négociation sur le Plan d'action, le Sous-Comité 2 a mis au point une nouvelle version de ces deux documents qui sont publiés en tant que documents temporaires DT/1 et DT/2.

"Rien n'est décidé tant que tout n'a pas été décidé"
Ce n'est pas par hasard que l'expression "rien n'est décidé tant que tout n'a pas été décidé" dont l'Allemagne est l'auteur, est devenue un leitmotiv de la conférence. En pratique, la totalité du texte des deux projets de document est entre crochets, ce qui signifie que l'ensemble du texte doit encore être accepté. En outre, il reste de nombreux crochets à l'intérieur des différents paragraphes dont la rédaction doit encore être mise au point.

Pour tenter de se conformer à son objectif, qui est de finaliser les projets de document avant la fin de la semaine, la conférence va maintenant, pour faire avancer ses travaux, se scinder en différents sous-groupes. Le Sous-Comité 2 a constitué un nouveau groupe de travail. Ce groupe de travail sur le projet de Déclaration de principes a commencé à négocier le texte en détail, ligne par ligne, sous la direction de sa Présidente Mme Lyndall Shope-Mafole (République sudafricaine).

Les travaux sur le projet de Plan d'action seront réalisés au sein de petits groupes de rédaction ad hoc qui se réuniront en parallèle. En outre, les groupes régionaux tiendront des séances en dehors des heures de travail des autres groupes. Des séances de nuit, ainsi que des séances à l'heure du déjeuner, et du petit déjeuner sont d'ores et déjà prévues pour tenir compte des besoins de tous ces différents groupes.

Préoccupation des petites délégations 
La multiplication des séances parallèles pose un problème à de nombreuses délégations de petite taille ou de pays en développement, qui ne sont pas toujours en mesure de toutes les suivre. Après une discussion d'une durée considérable, il a été convenu de ne pas tenir plus de trois réunions en parallèle.

Dans un aparté empreint d'humour, évoquant la longueur des négociations, la Présidente a suggéré de s'inspirer des moeurs africaines. En effet, en Afrique, les villageois ont pour habitude de s'asseoir au pied d'un arbre pour discuter des questions importantes, en veillant à reporter au lendemain les décisions difficiles, en attendant d'avoir l'esprit clair; surtout, ils ont l'art de se reposer de leur dur labeur entre deux séances, a-t-elle ajouté. 

Le projet de Déclaration de principes à nouveau au centre des débats
Un des principaux sujets de débat est de savoir si la souveraineté nationale et l'observation des traités et accords internationaux peuvent être considérés comme allant de soi, ou bien si ces points devraient être clairement explicités. Certains pays sont fermement d'avis qu'il faudrait conserver des membres de phrase tels que "défendre l'égalité souveraine de tous les Etats", ou d'autres, analogues, relatifs à la législation des Etats. D'autres délégations étaient d'avis, non moins fermement, qu'il conviendrait de faire mention plus généralement des accords internationaux comme la Déclaration du Millénaire des Nations Unies, ainsi que de l'Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme sur la liberté d'expression. D'autres encore ont demandé l'inclusion de références explicites à d'autres déclarations internationales, comme la Déclaration de Vienne de la Conférence mondiale sur les droits de l'homme. 

Du point de vue des observateurs, des domaines doivent toujours faire l'objet d'améliorations. Le groupe Contenu et thèmes de la société civile a estimé ne pas être en mesure d'approuver le document en l'état, invoquant un manque de "perspective humaine"; ses membres souhaiteraient voir reflétées une plus grande diversité de la société humaine avec des références spécifiques aux populations pauvres de la planète, aux handicapés et aux femmes, ainsi qu'une évocation des principes concernant les normes du travail, et du rôle que peuvent jouer les médias communautaires et les logiciels à code source ouvert dans l'amélioration de l'accès. Un représentant du secteur privé a indiqué dans quels domaines il semble nécessaire de mettre davantage l'accent sur la participation du secteur privé à la société de l'information. 


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