Logo SMSI Sommet Mondial sur la Société de l'information
Nations Unies (ONU)  l'Union internationale des télécommunications  

 

 

 


  
 SALLE DE PRESSE : PREMIÈRE PHASE, GENÈVE : PREPCOM-3 : FAITS SAILLANTS
 Mardi, 16 septembre 2003
 

Le rôle vital du large bande dans la société de l'information

Selon un rapport publié aujourd'hui par l'Union internationale des télécommunications (UIT), le nombre des abonnés au large bande dans le monde s'est accru de 72% en 2002, se chiffrant à 63 millions. Dans ce domaine, le leader mondial est la République de Corée, avec environ 21 abonnés au large bande par centaine d'habitants. Hong Kong, Chine, est en deuxième place, avec près de 15 abonnés par centaine d'habitants, et le Canada est au troisième rang, avec un peu plus de 11 abonnés par centaine d'habitants. A ce jour, la croissance de la demande de large bande, sur tous les marchés, est essentiellement alimentée par les utilisateurs privés.

Les services large bande assurent les connexions Internet, au moins cinq fois plus rapides que les systèmes à commutation antérieurs, et offrent aux utilisateurs la possibilité de pratiquer les jeux en ligne ou de télécharger de la musique et des vidéos, ou encore de partager des fichiers et d'accéder à de l'information beaucoup plus rapidement et de façon beaucoup plus efficace que précédemment. Sur de nombreux marchés, l'intensification de la concurrence que se livrent les différents fournisseurs de services large bande a plusieurs conséquences: les prix à la consommation diminuent, la demande est stimulée et l'accès au large bande est moins onéreux.

Aujourd'hui, les utilisateurs du large bande, dans leur immense majorité, vivent dans les pays développés. Toutefois, avec la baisse des coûts des services, certains pays en développement vont peut﷓être avoir la possibilité d'utiliser les techniques large bande hertziennes pour emprunter en quelque sorte des raccourcis en évitant les infrastructures filaires traditionnelles. Au lieu d'attendre la mise en place de services filaires qui peuvent être très onéreux à installer, ils peuvent envisager de recourir au large bande pour installer un réseau voix/données/vidéo intégré. Par exemple, au Bhoutan, on utilise actuellement des moyens large bande hertziens pour assurer l'accès téléphonique de base. Les technologies large bande ont déjà permis de connecter des villages qui étaient hors de portée du service téléphonique traditionnel. 

Selon Tim Kelly, Chef de l'Unité des stratégies et politiques à l'UIT, "dans le monde entier, c'est de plus en plus l'accès à la connaissance et à l'information qui alimente la croissance et le développement. Le large bande va accélérer cette évolution en offrant la possibilité de disposer de multiples applications sur un seul réseau, de sorte que les prix vont baisser et que les facteurs économiques de l'accès vont changer du tout au tout". Pour un complément d'information sur le rapport "La naissance du large bande", cliquer ici.


Le Sous-Comité 2 commence à travailler sur le projet de Déclaration de principes
La deuxième journée du PrepCom-3 a été immédiatement placée sous le signe d'un travail intense, le Sous-Comité 2 abordant le texte du projet de Déclaration de principes. Le Président, Son Excellence M. Numminen (Finlande), a dû gérer un grand nombre d'interventions. Toutefois, afin de disposer d'un maximum de temps pour la négociation, plusieurs interventions ont été faites par écrit. La réunion intersessions de Paris avait permis de bien progresser, mais beaucoup reste à faire pour améliorer le projet de Déclaration et faire en sorte que le texte soit acceptable pour tous les participants. 

Les Volontaires des Nations Unies ont demandé que le volontariat soit reconnu comme l'expression résolue d'une volonté d'engagement et de solidarité dans le monde, ainsi qu'une puissante contribution à l'élargissement de l'accès à la société de l'information. Pour citer M. Kofi Annan, "Le volontariat est l'expression ultime de ce que représente l'Organisation des Nations Unies".

Le Groupe de coordination des interlocuteurs commerciaux (CCBI) a fait sien le principe de l'accès universel, tout en espérant que les gouvernements s'engageraient à définir des priorités et des lignes directrices claires pour assurer le succès des investissements nécessaires afin de parvenir à l'objectif. 


Les droits de l'homme et la société de l'information 

Tout au long de cette journée, les principaux débats ont porté sur la nécessité de refléter les accords internationaux relatifs aux droits de l'homme et/ou les autres instruments ratifiés au plan international dans la Déclaration du SMSI. Un certain nombre d'Etats Membres ont insisté sur la nécessité de citer explicitement l'Article 19 (Liberté d'expression) de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Plusieurs délégations dont celle de la République sudafricaine et celle du Soudan, sont elles aussi d'avis de citer d'autres accords ratifiés au niveau international pour renforcer le texte. On s'est toutefois vite rendu compte qu'en ajoutant trop de texte nouveau on allongerait plutôt qu'on raccourcirait l'actuel projet de Déclaration. Les représentants du Pakistan, de la Fédération de Russie et des Etats﷓Unis ont estimé que l'un des principaux problèmes pour ce qui est de la rédaction de ce Projet de Déclaration est de limiter les répétitions et les redondances, même s'il est nécessaire d'utiliser, chaque fois que cela est possible, des références précises.


Média, droits de propriété intellectuelle, gestion et sécurité de l'Internet: les grandes questions 
Plusieurs délégations et parties prenantes ont estimé qu'il était important d'inclure dans le Projet de Déclaration la notion des médias traditionnels, en plus des nouveaux TIC. Ces médias sont essentiels dans les pays en développement où la fourniture de l'accès passe souvent par leur utilisation combinée des médias dans les zones rurales ou les zones où le taux d'analphabétisme est élevé par exemple on utilise la radio pour transmettre les contenus d'Internet.

Pour beaucoup, la question des droits de propriété intellectuelle était la question essentielle, notamment dans l'optique du développement des contenus: la mise en place d'un cadre international cohérent pour les droits de propriété intellectuelle était considérée une condition préalable essentielle pour stimuler la créativité et élargir l'accès universel à l'information. Mais comme l'a déclaré le représentant de la République sudafricaine, il faut aller plus loin et mettre les droits de propriété intellectuelle au service de ceux qui sont pénalisés par simple ignorance des règles dans ce domaine.

L'idée de logiciels gratuits, à code d'accès ouvert pour protéger l'accès à l'information a également été lancée. "La connaissance est le patrimoine de l'humanité tout entière" a déclaré un groupe; les droits d'auteur et les brevets ainsi que les accords internationaux doivent protéger et élargir l'accès à ce savoir pour l'humanité tout entière.

Plusieurs pays ont été d'avis que la gestion de l'Internet était un problème fondamental nécessitant une coopération mondiale. Plusieurs délégations ont estimé que la gestion des domaines de premier niveau (TLD) des pays devrait cependant continuer de relever de la compétence nationale.
Pour beaucoup, la cybersécurité est un sujet brûlant dans le débat sur la société de l'information. De l'avis du Brésil "des efforts unilatéraux ne sont pas suffisants pour régler les problèmes de sécurité: on a besoin également d'un forum multilatéral approprié pour que la sécurité du réseau et la confiance l'emportent sur les menaces potentielles". La Fédération de Russie a proposé de se fixer comme objectif la mise en place d'une chaste de la confiance.


Amélioration des méthodes de travail pour des progrès optimaux

Le Sous-Comité 2 a décidé de suivre la méthode de travail mise en place à la réunion intersessions de Paris en juillet, à savoir celle des petits groupes de rédaction. Les travaux de ces groupes, qui fonctionnent sur une base informelle, sont coordonnés par un modérateur Mme Lyndall Shope﷓Mafole (République sudafricaine). Ces petits groupes sont constitués par thèmes et coordonnés par les pays suivants:

Droit à communiquer: Coordonnateur: Canada
Sécurité de l'Internet et sécurité de l'information:  Coordonnateur: Italie (pour l'Union européenne)
Gouvernance de l'Internet: Coordonnateur: Kenya
Environnement propice: Coordonnateur: Brésil
Diversité linguistique et culturelle: Coordonnateur: Inde
Média:  Coordonnateur: Suisse

 


Il a été décidé que des observateurs pourraient participer aux travaux des groupes de rédaction qui se réuniront en dehors des heures programmées de la conférence. Il a également été décidé que trois groupes au plus se réuniraient en même temps pour que le plus grand nombre possible de participants puissent assister aux réunions, point important pour les petites délégations.

Un autre groupe a été chargé de travailler sur le texte du projet de Déclaration, à partir des contributions des différents groupes de rédaction. Ce groupe a pour objectif d'avoir terminé la révision du projet de Déclaration et d'avoir un texte prêt avant la fin de la première semaine. Ce groupe "des amis du modérateur" se réunira parallèlement aux négociations concernant le Plan d'action.

Document non officiel - Pour information seulement

 

information de base | première phase: Genève | deuxième phase: Tunis | inventaire | salle de presse | liens

Début de page - Droit d'auteur © SMSI 2004 Tout droits réservés - Logo du SMSI
Confidentialité des informations
Mis à jour le 2004-12-10