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  SALLE DE PRESSE : PREMIÈRE PHASE, GENÈVE : PREPCOM-2 : FAITS SAILLANTS
 Jeudi, 26 février 2003

 

Les observateurs préconisent cyberstratégies, durabilité et audace

Les orateurs représentant le milieu des entreprises, les organisations internationales, les médias et les groupes écologistes ont ouvert le débat aujourd'hui en apportant matière à réflexion sur ce qu'ils considèrent comme les éléments qu'il est essentiel de reprendre dans le projet de Plan d'action. Ils ont entre autres mis en exergue le besoin de cyberstratégies nationales ou de stratégies TIC. En cela ils reprenaient des observations similaires déjà entendues au cours des discussions du groupe de travail gouvernemental. Comme l'a fait remarquer un orateur, les cyberstratégies au niveau national sont à même de prendre en compte et de respecter la diversité culturelle tout en créant un cadre favorable à l'expansion des services et à la coopération internationale.

Si l'on considère les stratégies comme un côté de la médaille du développement des TIC, les technologies représentent l'autre, a fait valoir l'orateur suivant. "Le système large bande est la solution pour un accès permanent d'un prix abordable et peut permettre de réaliser des économies d'échelle qui fassent baisser les coûts", a fait observer un représentant de l'Organisation internationale de télécommunications par satellite. Préconisant de l'"audace", il a souligné que "il est paradoxal que les personnes les plus démunies dans le monde soient les habitants des petites zones rurales, reculées, enclavées, insulaires et pauvres".

Au moment de décider des stratégies et des technologies à appliquer en vue d'un développement durable, il faut tenir compte des avantages et des inconvénients que présentent les TIC au plan écologique, a déclaré un porte‑parole chargé des questions environnementales. Par exemple, a-t-il dit, "l'élimination des déchets technologiques peut constituer un risque pour l'environnement alors que les téléconférences et le télétravail présentent des avantages en contribuant à réduire la pollution environnementale causée par les automobiles et les avions". D'autres traités internationaux tels que celui du Sommet de Johannesburg, la Convention de Bâle et le Protocole de Kyoto méritent vraiment d'être évoqués, selon lui, car ils encouragent les Etats à prendre des mesures responsables.

Fin des travaux du groupe de travail sur les projets de document, destinés au SMSI

Le groupe de travail, lors de sa dernière réunion, a continué d'examiner l'avant-projet de Plan d'action contenu dans le Document DT/3. Ce document contient moins de contributions et n'a pas pu être examiné aussi longtemps que l'avant-projet de Déclaration (Document DT/2), a expliqué le Président. Néanmoins, la plupart des intervenants ont considéré qu'il s'agissait d'un document pouvant servir de base aux travaux menés actuellement sur le projet de Plan d'action.

Les observations déjà formulées lors de la précédente réunion du groupe ont été reprises, l'accord général étant que le document devrait être concis et devrait contenir des propositions d'action concrètes. De nombreux délégués ont à nouveau souligné le besoin de définir des points de référence clairs et de fixer des échéances qui tiennent compte des difficultés que les pays en développement sont susceptibles de rencontrer pour les respecter. Mais le sentiment général était que l'on pouvait escompter des résultats concrets entre 2003 et 2005, deuxième phase du SMSI.

Une série d'observations générales formulées par les délégués a amené à soulever les délicates questions de l'équilibre des contributions et du subtil contrepoids entre droits et obligations. Les délégués ont également été nombreux à souligner de nouveau qu'il fallait instaurer une "culture mondiale de la cybersécurité" avec l'aide d'un organe intergouvernemental multilatéral et démocratique qui supervise la gouvernance d'Internet.

La Présidente a précisé que dans son état actuel, le document ne constituait pas encore un projet de Plan d'action. "Nous avons encore beaucoup de travail devant nous d'ici la troisième réunion du Comité préparatoire" a-t-elle fait valoir. En remerciant le groupe de travail pour la discipline dont il a fait preuve, elle a déclaré: "Ma collaboration avec vous m'a valu quelques nuits d'insomnie. Mais comme vous le savez, une mère qui passe des nuits sans sommeil au chevet d'un bébé trouve que la joie qu'elle en retire justifie tout. De même, cela était un véritable plaisir que de travailler avec vous, merci beaucoup".

Les résultats du travail du groupe consistent en un avant-projet de Déclaration et de Plan d'action et en documents d'information résumant les contributions écrites et orales reçues à ce jour. Le groupe a recommandé au Sous-Comité 2 de faire distribuer aux administrations, après la deuxième réunion du Comité de préparation, des versions révisées de ces documents et de les afficher sur le site web du SMSI dans un délai de trois semaines.

Le Sous-Comité 2 hésite sur des questions de procédure

Le statut des représentants de la société civile, de ceux du secteur privé et des observateurs des ONG a une nouvelle fois été au coeur des débats, ce qui d'après certains délégués, nous ramenait en arrière au temps de la PrepCom-1. Tandis que les représentants des gouvernements s'accordaient indéniablement à dire que les contributions des groupes d'observateurs s'avéraient très précieuses pour aider à atteindre les objectifs du Sommet, les considérations pratiques ont posé des problèmes difficiles à surmonter. Donner suite aux recommandations du groupe de travail du Sous-Comité 2 visant à intégrer ces contributions dans les documents de travail révisés risquerait en effet de constituer une violation du Règlement intérieur. Le coeur du problème est manifestement de savoir si les contributions des observateurs, qui ne sont pas autorisés à intervenir dans les négociations, pourraient être incluses dans un tel texte, à égalité avec les contributions des gouvernements.

Ainsi que l'a dit un délégué, "Nous sommes en plein dilemme". Conscient de l'importance de la contribution de la société civile et du secteur privé, il a confirmé que "une société de l'information dans laquelle ceux qui sont les promoteurs de la technologie ne pourraient pas faire entendre leur voix n'aurait plus guère d'utilité", mais il fallait par ailleurs trouver le moyen de veiller à ce que "les normes de négociation établies ne soient pas remises en cause".

D'autres ont craint que la "mission" du Sommet, qui a pour objet de prendre en compte globalement des thèmes intéressant l'ensemble de la société, puisse être compromise pour une question de procédure. Ainsi que l'a dit M. Samassékou, Président du Comité de préparation, tout l'enjeu est "de parvenir à reconsidérer nos pratiques habituelles dans le contexte d'un environnement nouveau et en perpétuelle évolution". Selon d'autres avis, élargir le débat ne peut qu'enrichir les échanges d'idées.

Une discussion prolongée s'en est suivie pour déterminer si les contributions des observateurs devaient faire l'objet d'un seul document, d'un document distinct ou d'une annexe. Une déléguée s'est à ce propos demandé si "l'assemblée ne se noyait pas dans un verre d'eau". Elle a fait valoir que la réunion était loin de parvenir à un accord contraignant ou ayant valeur d'engagement. Les résultats de la réunion PrepCom ont été replacés dans une perspective plus optimiste et il a été rappelé à cet égard que deux documents de travail ont pu être rédigés à partir de zéro.

La question a été provisoirement résolue par l'insertion de crochets dans deux paragraphes du projet de rapport du Sous-Comité 2 à la plénière, dans l'attente de nouvelles discussions.

 

Voici l’edition finale des faits saillants de la deuxième réunion du Comité de préparation du SMSI.  Le communiqué de presse final sera distribué et mis sur le web aussi tôt que possible.

Les faits saillants ont été produits par:

Gary Fowlie
Joanna Goodrick
Lucy MacDermot
Melissa Arditto

 

 

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Mis à jour le 2004-12-10