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 SALLE DE PRESSE : PREMIÈRE PHASE, GENÈVE : PREPCOM-2 : FAITS SAILLANTS
 Mercredi, 26 février 2003

 

Rôle crucial des entreprises

La journée a commencé par la contribution apportée par le groupe des observateurs au Sous-Comité 2 qui sera prise en compte dans les travaux du Groupe de travail gouvernemental. M. Yoshio Utsumi, Secrétaire général de l'UIT, a fait valoir que les possibilités qu'offre la technologie pour améliorer la vie des individus ne sont pas toujours reconnues sur le moment. Lorsque l'inventeur du télégraphe, Samuel Morse, a demandé une aide de l'Etat pour mettre en oeuvre cette technologie, il n'a emporté la décision que par une maigre majorité de six voix. A l'heure actuelle, au XXIe siècle, a souligné M. Utsumi, le message fondamental émanant du SMSI est qu'il faut reconnaître le potentiel qu'offrent les nouvelles technologies.

L'évocation de l'aide dont Morse a eu besoin montre qu'aucune innovation ne peut prospérer sans investissement et il a été souligné que les investissements viennent en grande partie du secteur privé. Un représentant du groupe des entreprises a ajouté que "pour chaque élément d'aide financière fourni par la Banque mondiale, trois fois plus est apporté par les entreprises dans leur financement d'initiatives de développement". Le rôle des entreprises est vital, a-t-il dit, pour la mise en oeuvre des projets TIC et pas seulement au plan financier: elles peuvent également fournir "un filtre pragmatique" essentiel si l'on veut que les projets soient réalistes et viables. Plusieurs délégations du Groupe de travail gouvernemental ont repris ce point de vue en préconisant d'introduire un libellé qui fasse ressortir le rôle du secteur privé - particulièrement dans le contexte des partenariats secteur public-secteur privé.

Sécurité, formation et travail sont les thèmes principaux

Alors que le groupe de travail a continué à débattre des éléments du projet de plan d'action, de nombreuses délégations ont fait ressortir l'importance du télétravail, de la cyberformation et des équipements de recherche pour la création d'un environnement favorable aux pays en développement. Ainsi qu'il a été rappelé, la cyberscience et la recherche technologique sont deux des principaux moteurs du progrès social et technologique. En effet, elles incitent les jeunes gens prometteurs à rester dans leur pays d'origine, ce qui contribue à prévenir la "fuite des cerveaux" vers les pays riches. Ainsi que l'a dit un délégué, ces éléments vont de pair avec l'évolution du lieu de travail. Comme il l'a souligné, il faudra élaborer de nouvelles législations et réglementations du travail afin de contribuer à protéger travailleurs et employeurs dans un environnement dans lequel l'électronique revêt une importance croissante.

Le groupe a ensuite prêté attention à un nouveau projet de déclaration (Document DT/2), élaboré à partir des contributions présentées à ce jour. Ainsi que l'a souligné le Président, ce nouveau projet de document est loin d'avoir atteint sa forme définitive mais représente "une étape d'un travail en cours". Néanmoins, le groupe a pu réaliser des progrès sensibles en ce qui concerne les concepts fondamentaux devant être inclus dans le projet de déclaration.

Parmi les nombreux thèmes abordés, la question de la sécurité a été citée par un grand nombre de délégations. Il a été souligné qu'à l'issue de la PrepCom 1, aucun consensus incontestable ne s'était dégagé sur ce sujet, même si un accord s'était dessiné sur certaines grandes lignes. Certaines délégations ont demandé qu'il soit fait référence à la nécessité de créer un mécanisme transparent, intergouvernemental ou international, régissant la gouvernance de l'Internet. De l'avis de certains délégués, cette question devrait être étroitement liée aux questions de sécurité, dans l'optique de la création d'un cadre cohérent pour la cybersécurité.

Nombreux sont ceux qui ont évoqué des préoccupations d'ordre éthique, par exemple relatives à la pornographie impliquant des enfants sur l'Internet ou à des questions de santé et à d'autres facteurs à l'origine d'inégalités dans les chances d'accès aux TIC. Plusieurs pays africains ont demandé qu'il soit fait explicitement mention du virus VIH/SIDA, dont leur région est particulièrement la victime. D'autres ont instamment demandé l'inclusion de paragraphes spécifiquement consacrés aux handicapés, y compris pour encourager l'utilisation de technologies assistées et d'équipements spécialement conçus à leur intention.

Cliquer ici pour lire le projet de déclaration et le plan d'action.

 

 

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Mis à jour le 2004-12-10