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 SALLE DE PRESSE : PREMIÈRE PHASE, GENÈVE : PREPCOM-2 : FAITS SAILLANTS
 Jeudi, 20 février 2003

 

Le Sous-Comité 2 a son Président

Le Président du Comité de préparation, M. Adama Samassékou, a ouvert la séance plénière de ce jour - deuxième séance de la Conférence - en annonçant que le groupe des pays d'Asie avait décidé de confier la présidence du Sous-Comité 2 (chargé d'élaborer un projet de Plan d'action et de Déclaration de principes pour le SMSI) à Ambassadeur Yasuaki Nogawa (Japon). L'annonce de cette décision a été chaleureusement accueillie par les groupes régionaux et un grand nombre de délégations, convaincus de la capacité de la personne choisie à orienter les activités du Sous-Comité de façon fructueuse et à lui permettre ainsi de s'acquitter de sa mission.

Le Secrétaire auprès de la plénière, M. Pierre Gagné, a présenté un résumé d'éléments extraits de l'ensemble des déclarations régionales, établi par le Secrétariat exécutif à l'effet d'aider le Sous-Comité dans sa tâche. Ce résumé a été demandé par le Bureau. M. Samassékou a par ailleurs présenté une version actualisée de son document d'orientation, dans lequel sont pris en compte les résultats de toutes les conférences régionales. Tous les documents et toutes les contributions peuvent être consultés sur le site web du SMSI: (www.itu.int/wsis).

Résumant la situation, M. Samassékou a déclaré "Les tables rondes ont mis en évidence la grande diversité des idées que vous avez exprimées, notamment de vos impressions et des éléments retenus des réunions régionales. Ainsi, la matière disponible pour les journées de travail qui nous attendent est riche, et, à n'en pas douter, notre activité sera placée sous le signe de l'ambiance fraternelle qui est palpable aujourd'hui dans cette salle".

Pour aller de l'avant

Déclarant ouverte la réunion de jeudi du Sous-Comité 2, le Président récemment désigné, Ambassadeur Yasuaki Nogawa (Japon), a repris en ces termes les paroles du Président du Comité de préparation, M. Samassékou: "J'espère que nous pourrons nous acquitter de notre mission dans un esprit de paix et d'amitié". Et la mission du Sous‑Comité n'est pas aisée: il s'agit d'élaborer pour le SMSI un Projet de Déclaration de principes et un Plan d'action. Mais Ambassadeur Nogawa, à observer la remarquable convergence qui a déjà caractérisé les réunions régionales, était optimiste. Toutefois, le temps disponible étant limité, le Président du Sous-Comité 2 a prié le Sous-Comité d'aborder rapidement les questions de fond, et il a appelé ses membres à faire montre d'une grande diligence.

Mais, lorsque ont été abordées les questions de procédure, il est apparu que le consensus était difficile à atteindre. Premier point à donner matière à controverse, le choix du document à prendre pour base dans l'élaboration du projet de Déclaration et de Plan d'action. Pour certaines délégations (Grèce, Kenya, Mali et Suisse), le document d'orientation informel présenté par M. Samassékou et intitulé "L'information et la communication pour tous" constitue un bon point de départ et offre de nombreuses possibilités d'ampliation. Pour d'autres, c'est la "compilation des résultats des conférences régionales" (Document WSIS/PC-2/DT/1) établie par le Secrétariat exécutif du SMSI, qu'il faudrait utiliser: en effet, les résultats des conférences régionales sont représentatifs à la fois des décisions prises à la première réunion du Comité de préparation et reflètent les avis des gouvernements au niveau ministériel. D'autres encore ont demandé qu'un nouveau document soit établi sur la base de la compilation, et qu'il soit tenu compte, dans ce nouveau document, de toutes les autres contributions ainsi que des résultats dégagés des tables rondes de la deuxième réunion du Comité de préparation.

Pendant le débat - un débat animé - le consensus est apparu, à diverses reprises, tout proche, mais aucune solution tranchée ne s'est dégagée. D'aucuns, pour sortir de l'impasse, ont proposé de confier à un groupe de rédaction ou à un groupe ad hoc le soin d'élaborer un document de base fondé sur la compilation et les autres éléments disponibles à ce jour, document dans lequel seraient également repris les éléments cernés à l'occasion des tables rondes. Sur le principe, la proposition a rallié de nombreux suffrages, mais la question de savoir si un tel groupe devrait être ouvert ou composé d’ un nombre limité de représentants des différentes régions n'a pas pu être résolue. D'autres pays, dont Cuba, l'Egypte, le Pakistan et la République dominicaine, ont proposé une troisième solution: prier le Secrétariat exécutif du SMSI d'élaborer un nouveau projet de document sur la base de la compilation des résultats des conférences régionales.

Exhortant les délégués à s'efforcer de résoudre leurs divergences dans un esprit d'ouverture et de revenir à "une atmosphère de travail sereine", M. Samassékou a instamment prié les membres du Sous-Comité à passer rapidement à l'élaboration du document de travail de base sur lequel il pourra ensuite faire fond pour s'acquitter de sa tâche.

Un objectif commun pour des partenaires différents

Tous les acteurs doivent définir leurs rôles et leurs responsabilités dans la société de l'information, c'est l'appel lancé par le modérateur Maria Cattaui qui a ouvert la dernière table ronde sur le "Rôle des différents partenaires". "Nous devons tous parler d'engagement en faveur du numérique et non pas de fracture numérique".

Mme Thérèse Gastaut du Département de l'information de l'Organisation des Nations Unies a reconnu le rôle fondamental que les médias jouent dans tout débat sur la société de l'information. Elle a également reconnu le rôle important des communications publiques dans le maintien de la diversité culturelle et linguistique et dans la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire. Mme Gastaut a demandé aux délégués d'aider à faire du Sommet un tournant dans l'histoire en faisant "une étape vers ce que le Secrétaire général appelle une société de l'information ouverte, garante de tolérance et de diversité, une société qui mettra la mondialisation et ses bienfaits à la portée de tous".

Selon Bruno Lavin, de la Banque mondiale, le Sommet est une excellente occasion de confronter le large éventail d'expériences acquises par l'ensemble des partenaires et de tirer enseignement des pratiques les plus et les moins efficaces suivies. Toutefois la société de l'information, estime-t-il, est un domaine où l'action précède souvent la discussion. "La discussion est importante de sorte que si nous ne tenons pas compte du fait que le Sommet aurait dû se tenir il y a 10 ans, nous ne pourrons pas aller de l'avant."

Global Knowledge Partnership a présenté sa contribution à l'initiative en faveur du "multipartenariat dans le cadre des TIC pour le développement". Rinalia Abdul qui représentait l'organisation a insisté sur le besoin pour les partenaires de comprendre leurs objectifs respectifs et de respecter la mission de chacun d'entre eux. "Les partenaires doivent accepter la différence qui existe entre leurs rôles et responsabilités fondés sur la capacité, la mission et les points forts de chacun".

Finalement, Michael Warner de l'Institut du développement d'Outremer a rappelé aux délégués que "tant les TIC que les partenariats stratégiques constituent un moyen tendant à une fin et non pas une fin en soi".

Le forum de discussion le plus informel consacré aux sujets revêtant une importance pour le Sommet mondial sur la société de l'information s'est tenu lors de la PrepCom-2. Une présentation a été faite du premier des quatre ateliers. Pour tout complément d'information sur ces ateliers veuillez cliquer ici.

Donner les moyens d'établir des partenariats

Elaborer des programmes TIC en permettant un partenariat multisecteur, tel a été le thème d'un atelier, présenté par Michael Warner de l'Institut du développement d'Outremer (ODI), qui prolongeait la présentation qu'il avait faite à la table ronde sous le titre de "Le rôle des différents partenaires dans la société de l'information".

Le modèle faisait ressortir le besoin de disposer de paramètres dans le cadre des programmes consacrés aux TIC pour le développement en définissant des domaines de travail tels que les capacités humaines, la politique générale et la réglementation, l'infrastructure, l'entreprise et le contenu et les applications. Il a souligné que la mise en commun des compétences essentielles dans le cadre de partenariats multisecteurs faisant intervenir le secteur privé, le secteur public ou la société civile aboutit à un "processus de partenariat" qui facilitera l'exploration, la mise en place et le maintien de partenariats solides.

"Tous les partenariats doivent reposer sur un niveau d'interdépendance qui inspire confiance et permette à tous les partenaires de voir clairement la valeur ajoutée qu'apporte le travail en commun".

 

 

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