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  SALLE DE PRESSE : PREMIÈRE PHASE, GENÈVE : PREPCOM-1 : FAITS SAILLANTS
 Mercredi, 3 juillet 2002

 

Présentation des activités sur les TIC

La troisième journée de la réunion de préparation du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) a débuté par une brève présentation des initiatives de développement liées aux TIC émanant de toute une série d'organisations régionales et multilatérales. Ayant exposé dans leurs grandes lignes certaines initiatives mondiales clés liées à l'évolution de la société mondiale de l'information, les participants ont souligné l'importance de conclure des partenariats entre toutes les parties prenantes au SMSI. Les exposés ont également permis à des participants de partager leur expérience en matière de développement des TIC et sur les initiatives actuellement mises en oeuvre pour réduire la fracture numérique.

La séance du matin a permis aux organisations mondiales ou régionales de présenter les caractéristiques de leurs différents programmes sur les TIC, toutefois, certains thèmes communs sont apparus. La plupart des délégations des organisations régionales ont indiqué que la transparence, une bonne gouvernance et l'établissement de priorités spécifiques à chaque secteur (par exemple, la télésanté) sont une condition préalable à la réussite des TIC dans les contextes particuliers aux pays en développement. Certaines méthodes novatrices d'utilisation des TIC actuellement employées dans les pays les moins avancés sont brièvement exposées ci-dessous.

Conférence régionale africaine

La séance plénière a débuté par une intervention des représentants de la Conférence régionale africaine qui s'est tenue à Bamako (Mali) en mai 2002. S'exprimant au nom de la Conférence, M. Mamadou Lamine Diallo a indiqué que le but général de la Conférence était de partager les besoins et les priorités de l'Afrique avec les 2 000 et quelque participants représentant toutes les parties prenantes, tout en soulignant l'importance d'aider le continent à se faire entendre dans le concert des nations. La Conférence qui a axé ses travaux sur la diversité culturelle, le renforcement des institutions, les questions de genre et le contenu local, a établi un cadre général pour faciliter l'adoption d'un processus participatif visant à réduire la fracture numérique entre l'Afrique et les pays développés.

Durant la période consacrée aux observations, le représentant de la CNUCED a souligné qu'il est impératif de faciliter un dialogue mondial permettant aux pays les moins avancés (PMA) d'exprimer leurs besoins en relation avec la société mondiale de l'information, il a ensuite déclaré: "La connaissance peut être transmise afin de permettre à chaque Etat d'avoir accès à l'information … tout en respectant la culture de chacun". Le représentant de l'Algérie a partagé cet avis, observant que l'accès à la connaissance et le droit de communiquer sont des éléments clés pour participer à la société de l'information en constante évolution.

Groupe spécial de l'Organisation des Nations Unies sur les TIC

Créé en novembre 2001 par Kofi Annan, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le Groupe spécial de l'Organisation des Nations Unies sur les TIC se compose de 39 membres de haut niveau, dont la mission est d'avoir recours aux TIC pour réduire la fracture numérique. Les travaux du Groupe, qui agit en tant que modérateur, coordinateur et catalyseur des initiatives de développement liées aux TIC, sont axés sur six thèmes spécifiques, parmi lesquels la réforme des politiques, le développement des ressources humaines et l'esprit d'entreprise. S'exprimant sur le caractère unique du Groupe spécial, M. Pekka Tarjanne, Coordinateur exécutif, a déclaré: "Il s'agit du premier processus à l'échelle du système des Nations Unies auquel participent sur un pied
d'égalité toutes les parties prenantes, y compris la société civile, les milieux universitaires et les ONG". Cette remarque de M. Tarjanne souligne l'un des principaux thèmes du premier Comité de préparation du SMSI: les partenariats. Répondant à une question de la délégation indienne, M. Tarjanne a fait remarquer que le Groupe spécial a un mandat de trois ans et qu'il a l'intention de publier des rapports annuels sur ses travaux.

Dot Force du G-8

Avec plus de vingt initiatives portant sur les TIC en cours, la Dot Force du G-8 est devenue un protagoniste du programme mondial visant à réduire la fracture numérique. Privilégiant les sujets liés à la gouvernance par l'Internet, à la création de contenus et d'applications locaux, au renforcement des capacités humaines et au cybergouvernement, elle est devenue un modèle pour aider les pays les moins avancés à se moderniser. M. Stephan Roberge, conseiller en politiques, a déclaré que le cadre multiparties de la Dot Force du G-8 est conçu pour être évolutif, reproductible et viable dans toutes les situations.

La délégation du Bénin a demandé à M. Roberge d'expliquer la stratégie de la Dot Force pour réduire la fracture numérique sur le continent africain. M. Roberge a fait observer qu'un des impératifs est de continuer à demander aux institutions multinationales de fournir une aide au développement, tout en veillant à ce que cette aide soit affectée à l'utilisation des TIC dans des secteurs importants comme la santé et l'enseignement. M. Adama Samassekou, président de la première réunion du Comité de préparation, lui ayant demandé d'exposer plus en détail les travaux de la Dot Force en Afrique, M. Roberge a répondu: "Nous avons divers projets à l'étude qui vont être lancés dans les tout prochains mois".

Union européenne

S'exprimant au nom de la délégation de l'Union européenne (UE), M. l'Ambassadeur Carlos Trojan a indiqué que la notion d'accès universel à des services de télécommunication abordables est au centre des discussions des Quinze. Les télécommunications étant indispensables pour accéder au réseau mondial de l'information, M. Verhoef a relevé combien la décision de l'UE d'axer ses travaux sur la libéralisation, la privatisation, l'économie de marché et des politiques économiques viables était judicieuse, il a poursuivi en faisant observer que l'étroite collaboration entre le secteur privé et la société civile a permis à l'UE d'acquérir l'expérience nécessaire pour faire entrer l'Europe dans l'ère de l'information, et de déclarer: "L'élaboration d'une cyberstratégie cohérente et ciblée [par exemple, eEurope], associée à des engagements pris au plus haut niveau politique, s'est révélée primordiale". En réponse à une question de la délégation chinoise concernant la manière de régler le problème de l'accès universel en Chine, M. Verhoef a fait valoir que l'accès universel doit être au centre des politiques relatives à la diffusion des télécommunications, suggérant que "le marché s'adaptera aux besoins de chaque pays".

Télécommunauté Asie-Pacifique (APT)

Formée de 32 Etats Membres s'étendant de l'Iran à l'Ouest aux îles lointaines de l'Est, l'APT facilite et coordonne la réalisation d'initiatives de développement liées aux TIC dans la région. Selon M. Hugh Railton, Directeur exécutif adjoint, l'APT a pour mandat d'encourager le développement des services et des infrastructures de télécommunication dans la région, en accordant la priorité aux zones les moins développées. Notre mission, a-t-il poursuivi, est d'améliorer la vie des populations de nos Etats Membres en leur permettant de s'intégrer à la société mondiale de l'information. Et de conclure par ces mots: "Nous déclarons que nous mettrons tout en oeuvre … pour que [toute] la population de la région Asie-Pacifique ait accès aux TIC d'ici à 2005". L'APT entend faciliter la diffusion des TIC au moyen de points d'accès mis à la disposition du public dans les communautés excentrées de la région.


Activités sur les TIC de l'UIT

Au cours de sa communication, M. Hamadoun Touré, Directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l'UIT, a donné un aperçu des nombreuses activités sur les TIC qu'a actuellement entreprises l'UIT pour aider les pays les moins avancés à entrer dans l'ère de l'information. Evoquant tout particulièrement le Plan d'action d'Istanbul, il a fait observer que réforme réglementaire, coopération multilatérale, renforcement des capacités humaines et élaboration de cyberstratégies judicieuses sont essentiels pour aider les pays en développement à intégrer la société de l'information. M. Touré a fait valoir que le Plan d'action d'Istanbul, issu de la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT) tenue à Istanbul (Turquie) en mars 2002, indique bien le chemin que devra suivre le SMSI.

Fort des enseignements tirés de la CMDT d'Istanbul, qui s'est inspirée des contributions des 189 Etats Membres de l'UIT et des 250 et quelque Membres du Secteur UIT-D, M. Touré a suggéré les quatre missions suivantes pour le SMSI:

- utiliser le SMSI comme un catalyseur pour le développement mondial.

- Faire en sorte que le Plan d'action d'Istanbul fasse partie intégrante du cadre du SMSI.

- Offrir une plate-forme pour faciliter la coopération entre toutes les parties prenantes.

- Sensibiliser les populations des pays en développement aux TIC.

En conclusion, M. Touré a déclaré: "La fracture numérique d'aujourd'hui constitue un terrain fertile pour la croissance de l'opportunité numérique des sociétés de demain, tant dans les pays en développement que dans les pays développés".

Après l'intervention de M. Touré, un observateur de l'une des ONG d'Afrique a demandé avec insistance aux participants de veiller à ce que le SMSI ne soit pas une conférence internationale de plus où "les espoirs de l'Afrique seront anéantis". En outre, il a fait valoir que nous avons besoin d'un véritable engagement international en faveur d'un développement durable, et déclaré: "Franchissons un pas de plus pour entendre les voix les plus faibles de notre planète". Il a ensuite fait observer que le SMSI devrait créer un cadre susceptible de faciliter la mobilisation des ressources de l'Afrique et a souligné la nécessité de protéger le SMSI pour l'empêcher de devenir une bureaucratie procédurière de plus au lieu d'être un véritable sommet qui examinera les questions de fond et qui s'attaquera véritablement aux véritables besoins des pays en développement.

Banque mondiale

Après avoir fait observer que le travail de la Banque mondiale est d'éradiquer la pauvreté, et non de diffuser les TIC, M. Bruno Lanvin a reconnu que les TIC sont devenues pour elle un "outil incomparable". Chargé des subventions dans le cadre du programme InfoDev de la Banque mondiale, M. Lanvin a indiqué que la Banque alloue chaque année environ 2,5 milliards de dollars en prêts et plus de 30 millions de dollars en subventions à des initiatives liées aux TIC, d'après lui, le SMSI peut faire connaître un domaine qui, pendant des décennies, a été considéré comme un élément mineur du développement. De plus, le SMSI offrira l'occasion d'échanger des acquis, de concevoir des objectifs clairs et de faciliter l'élaboration de solutions novatrices pour régler les multiples problèmes sociaux, culturels, politiques et économiques que pose la fracture numérique. En ce qui concerne les idées nouvelles, M. Lanvin a été d'avis qu'elles doivent s'axer sur des solutions souples et peu coûteuses, adaptées aux pays en développement. Il a conclu en disant que "nous ne pouvons pas simplement utiliser les pratiques les meilleures des pays développés; nous devons plutôt déterminer les pratiques les mieux adaptées aux pays en développement" et qui soient reproductibles.


Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

Tout comme la Banque mondiale, le PNUD travaille principalement sur des stratégies liant les TIC aux capacités humaines et à l'infrastructure afin d'éradiquer la pauvreté. S'exprimant au nom du PNUD, M. Denis Gilhooly a indiqué que le PNUD explore des domaines novateurs tels que les logiciels de source ouverte et l'encouragement des petites et moyennes entreprises (PME) au niveau local. Pour illustrer l'importance des partenariats entre parties prenantes, il s'est référé à l'Initiative sur l'accès aux nouvelles technologies, à laquelle travaillent la société mondiale de conseils Accenture et la Fondation Markle dans le but d'élaborer et de mettre en oeuvre des stratégies de premier niveau pour réduire la fracture numérique. De plus, il a signalé que le PNUD examine également la possibilité de mettre en oeuvre une solution radicale dans deux ou trois PMA afin de modifier rapidement leurs trajectoires de développement. En conclusion, il a souligné à nouveau l'importance que revêtent les conférences régionales pour fournir des contributions éminentes pour le SMSI, ajoutant: "Pour être efficace, le processus doit être participatif et transparent".

Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

Etant donné son intérêt pour la diversité et le multilinguisme, la liberté d'expression et l'éducation dans/pour la société de l'information, l'UNESCO a acquis une grande expérience dans de nombreux domaines qui font partie des objectifs du SMSI. Notant que l'UNESCO travaille en étroite collaboration avec la société civile et les ONG, M. Philippe Queau a fait observer qu'il existe un véritable problème systémique qui accable les pays les moins avancés et que le SMSI se doit de s'y attaquer. M. Malempre a exhorté les participants à étudier les problèmes relatifs à l'accès, au multilinguisme, au développement de contenus locaux et à l'enrichissement des informations disponibles sur le domaine public. Comme de nombreux autres intervenants, il a été d'avis que le SMSI est l'occasion idéale de déterminer les possibilités d'utilisation des TIC pour permettre aux pays en développement d'entrer dans l'ère de l'information.

Forum économique mondial

S'exprimant au nom du Forum économique mondial, l'ancien président du Costa Rica, M. José‑Maria Figueres, a estimé que la communauté internationale est à la croisée des chemins et doit choisir entre une société culturellement riche et viable ou un "monde plus égoïste et plus fragmenté". Il a fait valoir que l'isolement politique des pays en développement, associé à des cadres institutionnels inadaptés, a empêché des soi-disant visionnaires de relever les défis d'aujourd'hui. M. Figueres a déclaré que "nous avons besoin d'une coopération à l'échelle mondiale pour étudier les problèmes que posent ces nouvelles technologies, d'un secteur privé acquis à la notion de développement durable et d'une société civile disposée à s'engager pour réduire la fracture numérique".

Soulignant l'importance des partenariats entre toutes les parties prenantes, M. Figueres a mis en relief la nouvelle initiative du Forum économique mondial "CEO Charter for Digital Development" (Charte des P.-D. G. en faveur du développement numérique), aux termes de laquelle il est demandé aux P.-D. G. de s'engager publiquement à verser des fonds (environ vingt pour cent du budget "engagement civique" des entreprises) qui seront spécifiquement destinés à la réduction de la fracture numérique. Il a soutenu que cette initiative contribuera à encourager le secteur privé à s'intéresser au développement international. A ce jour, sept entreprises mondiales ont signé la Charte, dont Microsoft, Hewlett Packard et Vivendi Universal. En conclusion, M. Figueres a déclaré: "Nous avons besoin d'adopter une nouvelle approche et d'intégrer les TIC à nos activités de développement".

 

Global Knowledge Partnership

Mme Rinalia Abdul Rahim a indiqué que la Global Knowledge Partnership (GKP) conçoit un monde où les nouvelles technologies serviraient l'égalité des chances pour tous. La GKP, dont les membres vont d'organisations locales à la société civile et au secteur privé, a pour mandat de déterminer comment ériger des sociétés de la connaissance dans le monde entier. Mme Rahim a recommandé aux participants de veiller à ce que les points ci-après soient incorporés au plan d'action du SMSI:

- Mettre la révolution numérique à la portée de tous.

- Tirer parti des ressources humaines existantes.

- Se concentrer sur des secteurs clés, en particulier le commerce électronique, la cybersanté et le cybergouvernement.

Mme Rahim a fait valoir que "la GKP, grâce au fait de faciliter la conclusion de partenariats en faveur d'initiatives et d'actions de développement par les TIC est un instrument permettant aux groupes défavorisés d'influer sur l'évolution de la société mondiale de l'information. Nous espérons que le SMSI élaborera un projet s'inspirant de la diversité culturelle et des valeurs partagées". Elle a également souligné l'importance d'encourager la participation des femmes et des enfants au processus, ce qui est l'un des principaux objectifs du SMSI.

AHCIET

L'objectif de l'AHCIET (Association hispano-américaine de centres de recherche et d'entreprises de télécommunications) est d'organiser des sommets sur les nouvelles technologies et la société de l'information dans toute l'Amérique latine. L'Association sert également de cadre de discussion entre les organes de réglementation et le secteur privé de la région. S'exprimant au nom de l'AHCIET, Mme Birgit Gocht a fait remarquer qu'en concluant des partenariats entre toutes les parties prenantes à la révolution numérique de la région, l'AHCIET est un "protagoniste du développement de la société de la connaissance en Amérique latine". L'objectif général de l'Association est de déterminer des mécanismes propres à assurer le développement des ressources humaines, tout en trouvant un équilibre entre l'élaboration des politiques et l'établissement des priorités de base. En particulier, Mme Gocht a indiqué que l'AHCIET a aidé des organisations régionales à adopter des TIC en convoquant des conférences sur le télétravail, la création de villes numériques, le cybergouvernement et la cybersanté. Pour conclure, Mme Gocht a proposé d'aider à organiser une réunion de préparation à l'intention du secteur privé en Amérique latine.

 

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Mis à jour le 2004-12-10