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Intervention de M. Kamel Ayadi

Président de la FMOI à la séance plénière du SMSI

Vendredi 12 décembre 12h

 

 

 

Monsieur le Président

Excellences, Mesdames et Messieurs

 

Je m’exprime au nom de la communauté des ingénieurs et des technologues qui compte plus de 10 millions de professionnels, représentés ici par la Fédération Mondiale des Organisations d’Ingénieurs (FMOI), elle-même composée d’une centaine d’organisations nationales et régionales d’ingénieurs.

 

La FMOI s’est impliquée, très fort de façon active dans la préparation du SMSI et apporte la contribution spécifique des ingénieurs et technologues aux côtés des autres entités de la société civile participant au Sommet.

 

Tout au long de ces deux dernières années, la Fédération a organisé plusieurs manifestations internationales, en particulier le Congrès Mondial sur la Fracture Numérique qui a réuni à Tunis des représentants de plus de 160 organisations d’ingénieurs et scientifiques.

 

Je voudrais remercier les organisateurs du SMSI de nous avoir offert le privilège de contribuer à cet évènement historique, et rendre hommage à la Tunisie d’avoir accueilli et soutenu notre congrès.

 

Monsieur le Président,

 

La préparation du SMSI s’est caractérisée par une diversité des approches et des thèmes traités. Néanmoins, force est de constater que les sujets en rapport avec la dimension technologique et scientifique du SMSI, n’ont pas eu la place qui leur revient.

 

S’il est vrai qu’un sommet sur la société de l’information se doit de couvrir une multitude de préoccupations autres que les questions d’infrastructure, de technologie et de connectivité, s’il est vrai aussi que les ingénieurs ne sont pas indifférents aux aspects sociologiques, économiques, éthiques, culturels et humains de la production et de la circulation de l’information,  il n’en demeure pas moins que la composante technologique et scientifique constitue un préalable essentiel pour un déploiement de l’accès universel aux sources  de l’information et au savoir partagé.

Faut-il à cet égard rappeler que la Société de l’Information, dont nous débattons aujourd’hui est le résultat des prodigieuses évolutions technologiques du secteur de l’information et de la communication. Cette technologie, voulue et mise au point par les hommes, est un outil majeur au service des individus et de la société. Plus elle est développée et adaptée aux besoins de ces derniers, plus la communauté sera en mesure d’évoluer vers un modèle de société dynamique, équilibré et équitable. C’est pour cela que nous appelons à ce que le rôle des ingénieurs et des scientifiques soit pleinement reconnu dans la définition et la mise en œuvre des solutions aux problèmes de la fracture numérique.

 

Les ingénieurs sont en première ligne dans l’édification de la Société de l’Information. Leur rôle primordial consiste à adapter la science pour satisfaire les besoins des personnes et en particulier les plus démunies.

 

 

Les potentialités prouvées de la recherche scientifique et technique et de l’innovation à trouver des solutions aux problèmes engendrés par certains développements non satisfaisants de la nouvelle société de l’information doivent être résolument mises en avant.

 

Le développement des techniques ne doit pas seulement être guidé par le profit. La science, l’ingénierie et la technologie doivent servir prioritairement les besoins des populations et notamment les plus fondamentaux d’entre eux  en matière d’alimentation, de santé, de protection contre les risques de toutes sortes et aussi en matière de paix.

 

Les recherches et les développements technologiques doivent être orientées vers les solutions à même de favoriser l’accès universel à moindre coût à l’information. Le processus d’édification de la société de l’information requiert nécessairement la valorisation des capacités des pays en développement en vue d’une meilleure appropriation des technologies de l’information et de la communication. Pour cette raison, nous soutenons le libre accès à l’information scientifique et technique et l’usage des logiciels libres, condition indispensable à un développement technologique équilibré et durable.

 

Je voudrais conclure par affirmer la détermination de notre organisation mondiale et de l’ensemble de ses membres nationaux et régionaux à vouloir travailler activement avec d’autres partenaires pour mettre en œuvre le plan d’action du Sommet.

 

la FMOI continuera à mobiliser la communauté des ingénieurs, scientifiques et technologues en faveur de la IIème phase du Sommet. Les partenaires du SMSI se retrouveront dans 2 ans à Tunis. Faisons de ce rendez-vous et de cette échéance un objectif commun pour continuer cet élan collectif  vers l’édification d’une société qui garantit les chances d’accès aux TIC à tous ! Les ingénieurs sont décidés à œuvrer dans cette direction.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

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Mis à jour le 2003-12-10