UNION INTERNATIONALE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS 

 

 

Séance plénière de clôture du SMSI

Yoshio UTSUMI
Secretary-General
Union Internationale des Télécommunications

Genève, Suisse
Vendredi, 12 décembre 2003

Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Au moment de conclure cette première phase du SMSI, il paraît étrange qu'une manifestation que nous avons préparée pendant cinq ans puisse être si vite terminée! Mais, comme l'affirmait Winston Churchill, "Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut être la fin du commencement".

Cette première phase du Sommet a permis de définir les prochaines étapes qui nous mèneront jusqu'à Tunis, en 2005, et jusqu'à l'édification d'une société mondiale de l'information, d'ici à 2015 au plus tard.

Nous avons, ce dont nous doutions il y a trois jours encore, arrêté d'un commun accord un ensemble de principes de politique générale. En outre, nous avons adopté une série de mesures qui seront les premières à être mises en oeuvre dans le cadre des projets de multipartenariat que nous avons créés.

Le Sommet est un processus, il n'est pas un produit.

Lorsque nous avons commencé à le préparer, nous pensions qu'il était susceptible de rassembler quelque 5 000 à 7 000 participants. Jamais, même dans nos rêves les plus fous, nous n'avions imaginé que plus de 20 000 personnes seraient présentes. Voilà qui témoigne bien de l'importance des décisions que nous avons prises aujourd'hui.

Dans le cadre des travaux préparatoires du Sommet, l'UIT a été chargée de jouer le rôle directeur principal. Mon rôle aujourd'hui, à la clôture de cette manifestation, est d'adresser mes remerciements à tous ceux qui y ont contribué.

D'abord et avant tout, je tiens à remercier nos hôtes, la Confédération suisse et le Canton de Genève, pour leur remarquable hospitalité et leur généreuse contribution, grâce auxquelles le Sommet a pu devenir réalité. Loin d'oublier les 5 000 personnes qui ont contribué à l'organisation de cette manifestation, je voudrais remercier tout particulièrement le Secrétaire d'Etat, M. Mark Furrer, et l'Ambassadeur Daniel Stauffacher ainsi que leur équipe.

Je voudrais aussi remercier les nombreux pays et organisations qui, au cours des trois dernières années, ont détaché du personnel, fourni des ressources, et apporté des contributions financières, et en particulier ceux qui ont pris un risque en étant les premiers à contribuer, avant même d'avoir la certitude que le Sommet aurait lieu. Mes remerciements vont en particulier aux entités et pays suivants pour leurs contributions financières au Fonds d'affectation spéciale: UIT, Japon, Suisse, Canada, Canton de Genève, Commission européenne, Italie, Suède, Finlande, Espagne, NTT DoCoMo, Belgique, République tchèque, Portugal, Burkina Faso, OMM, UPU, Rwanda, Slovénie, Malte, UNFCU, UAT ainsi qu'au Gabon qui a promis d'apporter sa contribution.

En outre, les gouvernements de la Suisse, du Japon, du Canada, de la Corée, de l'Espagne et de la Roumanie, ainsi que KDDI, ont eu la générosité de détacher des membres de leur personnel, tandis que le Canton de Genève finançait le secrétariat de la société civile. Par ailleurs, j'aimerais remercier les institutions des Nations Unies qui ont détaché des fonctionnaires, et notamment l'UIT, l'UNESCO, l'UNITAR et le PNUD, ainsi que KDDI. Je remercie également l'UIT, l'UNESCO, le BIT et l'ONUG, qui ont accueilli des réunions du Comité de préparation (PrepCom).

Mes remerciements vont également à tous ceux qui ont participé aux travaux du PrepCom. Depuis juillet 2002, nous avons passé un nombre incalculable d'heures à négocier des textes. Pendant quelque 38 longues journées et nuits de négociation, l'optimisme indéfectible de notre Président, Adama Samassekou, nous a permis d'avancer. Mais je voudrais également remercier tout particulièrement l'Ambassadeur Numminen (Finlande) et Lyndall Shope Mafole (République sudafricaine), qui nous ont permis d'aller de l'avant à des moments cruciaux, ainsi que Mark Furrer, qui a permis de finaliser les projets.
Enfin, outre les travaux menés dans le cadre du PrepCom, l'organisation de réunions régionales a joué un rôle important au début de la rédaction des documents, et a permis de partager une même vision. Je voudrais remercier les pays et les villes qui ont accueilli des réunions régionales et sous régionales. 

Mais les travaux du PrepCom et les réunions régionales auraient été vides de contenu sans la contribution de milliers de délégués - représentant les gouvernements, le secteur privé et la société civile - grâce auxquels la Déclaration de principes et le Plan d'action ont une raison d'être et délivrent un message d'espoir. Derrière les 22 pages de texte que nous avons approuvées aujourd'hui, se cachent plus de 7 000 pages de contributions et d'observations, formulées à différents stades du processus préparatoire.

Sous cette montagne de papiers, le Secrétariat exécutif du SMSI a oeuvré sous la supervision avisée de son Directeur exécutif, Pierre Gagné. Regroupant au départ des individualités très diverses, le Secrétariat a fini par constituer une véritable équipe au terme de cette première phase. Nous avons tous appris à compter les uns sur les autres car, sans travail d'équipe, rien n'est possible. Parmi les membres du Secrétariat exécutif, je tiens à remercier en particulier Charles Geiger, Alain Clerc et Louise Lassonde.

Les Membres et les fonctionnaires de l'UIT ont également joué un rôle déterminant, puisqu'ils ont accueilli non seulement les réunions du PrepCom mais aussi le Secrétariat exécutif lui même, et qu'ils ont fourni des ressources, notamment humaines, de même qu'un prêt initial. Un grand merci à l'Ambassadeur spécial Guy Olivier Segond. Je tiens également à rendre personnellement hommage à Arthur Levin, qui a été mon bras droit tout au long de ces travaux, ainsi qu'à Arnaud Guillot, le Conseiller juridique de l'UIT, pour leurs contributions et leurs conseils. Je voudrais remercier tout particulièrement l'équipe chargée du contenu, dirigée par Tim Kelly.

Pendant le Sommet proprement dit, plus de 300 fonctionnaires de l'UIT ont pris part à différentes tâches, aux côtés de nos hôtes suisses. Je citerai l'équipe chargée de l'enregistrement, les médias, le personnel de sécurité, les assistants protocolaires, les experts en logistique, l'équipe de traducteurs et d'interprètes, et d'autres qui ont travaillé dans l'ombre pour assurer le bon déroulement de cette manifestation. Je voudrais en outre remercier les autres fonctionnaires élus de l'UIT pour leur appui tout au long du processus.

Enfin, c'est à vous, chefs d'Etat, Ministres, hauts responsables, chefs d'entreprise, représentants de la société civile et vous autres délégués, grâce à qui cette manifestation restera dans les mémoires, que j'adresse mes remerciements.
Félicitations à tous ceux qui ont participé!

Comme je l'ai déjà dit dans mon discours d'ouverture, lorsque j'ai défini la structure de ce Sommet, j'ai pensé qu'il était important d'innover, mais la plus grande innovation est à venir. C'est la première fois qu'un Sommet mondial se tient en deux phases, la phase de Tunis devant avoir lieu du 16 au 18 novembre 2005.

Alors que notre regard est tourné vers l'avenir, la sagesse de cette décision nous apparaît désormais évidente. S'il nous reste des travaux à terminer, qui découlent de la Déclaration de principes et du Plan d'action, nous avons également un calendrier précis qui nous permettra d'y parvenir. Pour notre part, l'UIT s'engage à assumer ses responsabilités dans la mise en oeuvre de ce Plan d'action et à continuer à jouer le premier rôle dans la phase de Tunis.

Il nous reste à oeuvrer et à aller de l'avant, ensemble, en vue de la phase de Tunis.