GABON
déclaration par s.e. M. ALAIN CLAUDE BILLIE BY NZE
MINISTRE DELEGUE DE LA COMMUNICATION, DES POSTES, DES TELECOMMUNICATIONS
et DES NOUVELLES TECNOLOGIES DE L’INFORMATION
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres et chefs de délégations ;
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chefs de missions
diplomatiques ;
Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Internationale des
Télécommunications ;
Mesdames et Messieurs les délégués ;
A l’instar de tous ceux qui m’ont précédé, je voudrais dans un premier
temps remercier le Gouvernement de Turquie pour l’accueil et l’excellent
cadre de travail mis à notre disposition pour rendre agréable notre séjour
dans ce très beau pays.
En retour, je vous prierais, monsieur le Président, de bien vouloir
transmettre aux plus hautes autorités et au peuple de Turquie, l’expression
de notre gratitude.
Monsieur le Président, je voudrais aussi, au nom du Gabon, vous
féliciter, vous et votre bureau, pour votre brillante élection à la
présidence de la Conférence de plénipotentiaires de 2006.
Je reste convaincu que, sous votre direction, les travaux de notre
conférence seront couronnés de succès et permettront à notre organisation de
consolider sa réforme.
En effet, l’UIT, la plus ancienne organisation des Nations Unies, se doit
naturellement de s’adapter afin de continuer, avec brio et responsabilité,
de remplir ses importantes missions de réglementation, de normalisation et
de développement dans les secteurs des télécommunications et des TIC.
Ces missions sont essentielles pour assurer le développement
technologique en général, et primordiales pour l’ancrage de nos pays en voie
d’équipement à la société de l’information et de la communication.
A cet effet, l’Union constitue une passerelle entre le monde
industrialisé et le monde en cours d’industrialisation, nécessiteux du
progrès technologique et de la science, et déterminé à ne pas demeurer un
consommateur passif.
Dans cet environnement mondial déséquilibré, mis en évidence par le
rapport de Maitland, dénommé « le chaînon manquant », la préoccupation de
nos gouvernants dans le domaine demeure encore la réduction de la fracture
numérique.
C’est aussi le lieu de saluer les efforts déployés par l’UIT dans la
lutte contre la cybercriminalité en vue de faire des TIC un espace sécurisé
et paisible.
C’est pour cela que Monsieur le Président de la République Gabonaise,
Chef de l’Etat, Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA et le Gouvernement
de mon pays soutiennent toutes les initiatives et actions régionales et
internationales visant à résorber cette faille. Il s’agit, entre autres, de
faire nôtres les actes pris par les forums mondiaux.
Parmi ces actes, retenons « l’Engagement de Tunis », à travers lequel la
Communauté internationale reconnaît les TIC comme instrument de
Développement durable, et par conséquent, comme un important levier de
réduction de l’écart entre les pays riches et les pays pauvres.
Le Gabon a mis en place une stratégie nationale sur les
télécommunications et les TIC. La réforme qui s’en est découlée couvre
globalement l’environnement de ce secteur.
Ainsi, à travers un cadre juridique adapté au contexte mondial, les
règles du jeu ont été fixées et la bonne gouvernance, gage d’une
exploitation apaisée, a été garantie.
Ce nouvel environnement permettra au Gabon de s’intégrer harmonieusement
dans la société mondiale de l’information sur laquelle l’économie du 21eme
siècle s’est résolument arrimée.
A cet effet, l’année 2007 est-elle proposée comme année des TIC au Gabon.
La réussite d’un tel challenge nécessite la dynamisation de la
coopération internationale, principalement celle établie avec l’UIT.
A cet effet, mon pays demeurera attentif et sensible aux rendus de nos
travaux, notamment sur ceux relatifs à l’évolution institutionnelle de
l’Union, et principalement le secteur du Développement. Aussi, soutient-il
les propositions communes africaines allant dans ce sens.
En effet, s’il est normal d’encourager toutes les évolutions
institutionnelles visant à renforcer l’efficacité de notre Union, il n’en
demeure pas moins que celles-ci ne peuvent se réaliser au détriment du
soutien multiforme que nos pays sont en droit d’attendre de l’UIT.
Il serait plutôt indiqué qu’en ces temps de conjoncture économique
morose, que la générosité et la solidarité mondiale se manifestent par le
renforcement des ressources allouées audit secteur afin de « Réduire la
fracture numérique ».
Il en est de même de la prise en compte au sein de l’Union de la société
civile dont les missions et les actions appellent de notre part, admiration
et considération
Monsieur le Président, mon pays a toujours pris une part active aux
activités de l’Union, cela s’est d’ailleurs concrétisé par son admission au
Conseil en 1998 pour un mandat.
Le Gabon continue à participer pleinement aux activités de l’Union. C’est
ainsi qu’après avoir abrité la réunion africaine préparatoire a la CMR et
conduit le Groupe Afrique a ladite conférence, le Gabon a présidé le Groupe
de travail de la Plénière à la CRR-04 et la Conférence chargée de réviser
l’Accord de Genève 89 à la CRR-06.
De plus, le Gabon est honoré d’assumer d’importantes responsabilités dans
les secteurs du Développement et de la Normalisation à travers les Groupes
Consultatifs et les Commissions d’Etudes.
C’est fort de cette expérience que le Gabon, une fois de plus, sollicite
l’appui de cette conférence pour soutenir sa candidature au Conseil de
l’UIT.
Pour clore mon propos, je souhaite plein succès aux travaux de la
Conférence de plénipotentiaires 2006.
Vive la coopération internationale !
Je vous remercie de votre attention.
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