République Centrafricaine
déclaration par M. Justin GOURNA ZACKO,
Conseiller de S.E le Ministre des Postes et Télécommunications
chargé des nouvelles Technologies
Monsieur le Président de la Conférence des Plénipotentiaires ;
Monsieur le Secrétaire Général de l’UIT ;
Mesdames et Messieurs les Ministres ;
Mesdames et Messieurs les chefs de délégations;
Honorable Délégués ;
Distingués Invités ;
Mesdames et Messieurs ;
Je voudrais de prime a bord m’acquitter d’un devoir, celui de présenter
le regret et les excuses de son Excellence Fidèle Gouandjika, Ministre des
Postes et des Télécommunications, chargé des Nouvelles Technologies qui a
bien voulu prendre part personnellement a cette conférence, mais dont
d’autres charges de sa lourde fonction l’ont contraint a rester au pays.
Ceci étant c’est avec plaisir que je prends la parole en cette
circonstance solennelle, au nom de la délégation de mon pays la République
Centrafricaine, pour exprimer a votre endroit, Monsieur le Président et a
celui de votre bureau tout entier nos félicitations pour votre brillante
élection.
S’agissant du sujet qui nous préoccupe en ce moment, comment ne pas
relever le retard de la République Centrafricaine, pays sans littoral, d’une
superficie de 623,000 Km² avec environ 4.000.000 d’habitants, quand on sait
que les reformes qu’elle a engagée dans les années 90 ne lui ont pas permis
de répondre a ses préoccupations fondamentales, du développement des
infrastructures, de la couverture des services de base de Télécommunications
sur l’étendu du territoire national.
Malgré la présence d’un (1) opérateur de téléphonie fixe et de trois (3)
opérateurs de téléphonie mobile, les principaux indicateurs ci-dessous
démontrent que la République Centrafricaine reste un vaste chantier.
-
0,3 lignes principales de téléphonie fixe
pour 100 habitants ;
-
3 % de pénétration pour le service de la
téléphonie mobile ;
-
30% de la population est couverte sur le
territoire national par les services de téléphonie mobile.
Seule la capitale, Bangui ainsi que quelques villes de provinces
disposent de points d’accès à l’internet.
Ces faibles indicateurs sont dus au fait que notre pays a connu une très
forte instabilité socio-politique durant cette dernière décennie.
Les élections démocratiques et transparentes de 2005, ont permis a la
République Centrafricaine de renouer définitivement avec la communauté
internationale.
Dans ce contexte, la République Centrafricaine, a entrepris des reformes
multiples du secteur, d’où la mise en place avec l’appui technique de l’IUT,
d un nouveau cadre législatif, réglementaire et institutionnel en vue non
seulement de consolider les nouveaux acquis technologiques, mais également
de favoriser l’attrait des investisseurs et l’intégration de la République
Centrafricaine dans les nouvelles technologie de l’information et de la
communication.
C’est pourquoi, nous pourrons espérer qu’au sortir de ces assises, l’IUT
continuera a nous apporter son appuie, afin d’accompagner aux mieux les
reformes nationale que S.E François Bozizé, Président de la République, Chef
de l’Etat souhaite de tous ses vœux.
Notre pays qui malgré des difficultés conjoncturelles de l’heure est
honorablement représentée aux présentes assises, contribuera a l’objectivité
des débats, ainsi qu’aux choix des femmes et des hommes qui seront appelés a
conduire la destinée de l’union durant les quatre (4) prochaines années.
Enfin je ne saurais terminé mon intervention sans pour autant remercier
le gouvernement de la Turquie ainsi que le peuple turc tout entier pour la
parfaite organisation de cette conférence et pour l’accueil chaleureux
réservé aux différentes délégations dont celle de la république
centrafricaine que j’ai l’honneur de conduire dans cette merveilleuse ville
d’Antalaya.
Je souhaites plein succès a nos travaux.
Je vous remercie. |