Monsieur le Président,
A mon tour, et au nom de la délégation française, je souhaite
tout d’abord remercier le Portugal pour son accueil chaleureux
et l’organisation impeccable de cet événement.
Je tiens également à féliciter le Secrétaire général de l’UIT
pour avoir pris l’initiative de ce 4è forum et pour le choix
très pertinent des thèmes, qu’il s’agisse des réseaux de
nouvelle génération ou de la discussion relative à la crise
économique.
Je veux aussi remercier le Secrétariat pour son projet de
rapport, équilibré. Je souhaiterais maintenant faire quatre
remarques sur ce projet ainsi que sur les projets d’avis qui
nous sont soumis.
1. Sur la thématique « combattre la crise »
Le débat qui a précédé l’ouverture de ce forum s’est révélé
particulièrement éclairant, et a, je crois, bien décrit la
situation actuelle du secteur face à la crise.
Fin 2008, la France a, comme d’autres pays, mis en place un
vaste plan en faveur des TIC qui couvre à la fois les
infrastructures, les usages et les contenus. Début 2009, tenant
compte de la crise qui s’installait, le Président de la
République a mis l’accent sur quelques dispositions de ce plan,
particulièrement structurantes :
- d’une part, les mesures en faveur d’un accès de tous au
haut débit dans un horizon de temps assez proche (d’ici
2012)
- d’autre part, le développement des réseaux de nouvelles
générations, à la fois mobiles et fixe, et notamment
l’encouragement de l’investissement privé.
Nous partageons l’analyse selon laquelle le secteur des TIC
représente un élément pour contribuer à la sortie de la crise,
comme cela a été souligné hier.
De plus, ainsi que plusieurs intervenants l’ont noté, nous
sommes d’avis que les politiques publiques ont un rôle à jouer
pour créer un cadre favorable au développement des nouveaux
réseaux et des nouveaux services.
2. Sur la question du changement climatique
La France estime que les TIC peuvent jouer un rôle
fondamental dans la lutte contre les effets du changement
climatique, et que ce domaine constitue sans conteste un levier
de croissance pour le secteur des TIC.
Par ailleurs, nous nous réjouissons des efforts entrepris par
l’UIT en la matière, sous l’égide du Secrétaire général, et nous
sommes convaincus que l’UIT a un rôle déterminant à jouer à
travers notamment son action de normalisation.
3. Sur la confiance
Si les pouvoirs publics ont un rôle à jouer en faveur du
développement des TIC, celui-ci n’a pas vocation à se limiter à
la seule mise en place d’un cadre réglementaire favorable au
développement des infrastructures. Les autorités publiques
doivent aussi participer à créer la confiance dans ces réseaux
et ses services, faute de quoi ceux-ci ne se développeront pas.
L’un des aspects de cet enjeu réside dans la cybersécurité,
sujet sur lequel l’UIT a déjà commencé à s’impliquer. Que ce
soit au travers de l’échange d’information, ou par le
développement de normes techniques, la France estime que l’UIT
est bien positionnée pour participer à créer la confiance dans
les TIC.
Par ailleurs, la France est prête à coopérer avec l’UIT sur
ces questions, notamment sous l’angle de la formation.
4. Sur les politiques publiques liées à Internet
La France est favorable à ce que l’UIT joue un rôle plus
important dans les politiques publiques liées à Internet,
conformément à la résolution 102 de la Plénipotentiaire de 2006.
En particulier, l’UIT contribuera ainsi à la mise en œuvre
des décisions du SMSI en 2005 dans le cadre de l’Agenda de
Tunis.
Pour conclure, je voudrais une nouvelle fois souligner que les
échanges d’hier ont bien montré l’importance du rôle des
gouvernements et des politiques publiques pour permettre aux
nouveaux réseaux de se développer, et ceci tout particulièrement
dans le contexte actuel de crise.
Par nature, l’UIT est idéalement positionnée pour permettre
la recherche de solutions en termes de politiques publiques au
plan international. Et ce forum, en particulier, constitue une
excellente occasion de confronter les points de vue et
d’échanger sur ces questions.
|