Déclaration de politique générale
de
S.E. M. Maximin Paul Nkoue Nkongo
Ministre des Postes et Télécommunications
République du Cameroun
Lundi, le 18 mars 2002
Monsieur le Président,
Il m’est agréable de m’associer à mes illustres
prédécesseurs pour vous adresser, au nom du Gouvernement camerounais, nos
chaleureuses félicitations à l’issue de votre élection unanime à la
présidence de nos travaux. Votre succès procède de la reconnaissance des
qualités qui vous animent, et surtout de la conviction qui est la vôtre, que l’usage
positif que vous ferez comme toujours de ces qualités amèneront nos
discussions à un ensemble des résultats élogieux.
Vous pouvez d’ores et déjà compter sur la disponibilité
constante de la délégation camerounaise ici présente à vous apporter sa
contribution à la réalisation de nos objectifs.
Je vous prie par ailleurs de bien vouloir transmettre au
Gouvernement de la Turquie, aux autorités et aux habitants de la cité d’Istanbul,
nos sincères remerciements pour l’organisation de cette conférence, et l’accueil
merveilleux qu’ils nous ont réservé depuis notre arrivée dans votre beau
pays.
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général de l’UIT,
Excellences Messieurs les ministres et Chefs de délégations,
Honorables invités de marque,
Chers participants,
Mesdames et Messieurs.
Je serai très bref. Je voudrais juste vous faire part d’une
certaine appréhension que j’éprouve à l’examen des dossiers qui nous
réunissent aujourd’hui, ainsi que des perspectives des solutions que nous
attendrons de nos travaux. Cette appréhension est essentiellement liée au
volume des discours, de tous nos discours, et de bien d’autres qui seront
prononcés encore dans le cadre des efforts inlassables que nous déployons en
vue d’un développement harmonieux des télécommunications mondiales.
Depuis la CMDT 98 à la Valette, le volume des discours
prononcés jusqu’à ce jours, additionné à l’ensemble de ceux que nous
avons déjà suivis, écoutés et bien d’autres qui sont inscrits est énorme.
Je peux avec conviction, me permettre d’affirmer que tout a
été déjà dit.
Les solutions aux questions du développement des
Télécommunications proposées dans tous ces discours sont nombreuses, claires,
constructives et entières.
Dès lors, une question me vient à l’esprit : Comment
pouvons-nous faire de ces discours un recueil d’actions, les classer et leur
donner un chronogramme de mise en œuvre dans la perspective d’un bilan par la
CMDT 2006 ?
Les pays du tiers monde et l’Afrique en particulier, se
posent sans doute la même question. Je me permets de la poser à haute voix
pour aider la conférence à orienter ses travaux, à canaliser les discussions
et à rendre efficientes les énergies qui seront fournies à Istanbul pour
faire de notre rendez-vous un moment historique. Un grand moment historique car
l’on aura retenu de notre rencontre qu’en Turquie, le développement
programmé des Télécommunications a définitivement consacré l’utilisation
des Technologies de l’Information et de la Communication à la renaissance des
peuples moins avancés et à l’équilibre du développement humain sur toute
la terre.
Cet appel aussi simple qu’il paraît est pour l’Afrique
le motif essentiel de sa présence en ces lieux et je vous saurais gré de l’importance
qu’il nous plaira d’accorder à cette appréhension.
Je vous remercie de votre aimable attention.
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