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Rapport sur le développement des
télécommunications dans le monde, édition 2003
Quand l'UIT mesure l'accès à la société de l'information et évalue
l'incidence des TIC par référence aux objectifs de développement arrêtés à
l'échelle internationale
23 cyberindicateurs pour faciliter la réduction de la fracture numérique et de
la fracture statistique
Genève, le 4 décembre 2003
— Faute de disposer de données récentes et comparables
sur l'accès aux technologies de l'information et de la communication (TIC), il
est très difficile de connaître la profondeur et les causes de la fracture
numérique ou l'importance des disparités d'accès aux TIC entre pays riches et
pays pauvres, ou à l'intérieur d'un pays. Et la question se pose avec une
acuité particulière alors que les plus hautes personnalités du monde entier
vont converger sur Genève la semaine prochaine à l'occasion du premier Sommet
mondial sur la société de l'information (SMSI) pour développer l'accès des
pays insuffisamment desservis aux TIC et trouver des solutions pour que le
puissant outil que sont les TIC puisse être mis au service d'objectifs socio
économiques de première importance.
Comme le souligne Michael Minges, Chef de l'Unité Marché,
Economie et Finance et principal auteur du Rapport de l'UIT, "Il existe une
liaison étroite entre le fossé numérique et le fossé statistique".
Soixante pour cent des enquêtes consacrées à l'utilisation de l'Internet sont
menées dans les pays les plus riches du monde, par exemple, alors que dans les
59 nations les plus démunies, pas une seule enquête de ce type n'a été
effectuée à ce jour. Mais par ailleurs, les pays qui ont une bonne
compréhension de leur situation relativement aux TIC sont également en mesure
de cerner leurs atouts et leurs faiblesses, et d'adopter des politiques
appropriées. Ainsi, dans le cas de la République de Corée, qui se transforme
rapidement en une véritable société de l'information, on constate que
l'utilisation de l'informatique et de l'Internet est analysée de façon
détaillée.
La dernière édition du rapport sur le développement des
télécommunications dans le monde, qui nous offre le seul kit complet
disponible à ce jour pour mesurer l'accès aux TIC, a précisément pour objet
d'aider les pays à surmonter ce problème de fossé ou de fracture statistique.
Ce document, établi par l'Union internationale des
télécommunications, rassemble un certain nombre d'exemples fort utiles pour
les pays qui s'efforcent de mettre les TIC au service du développement. Il
montre également que les TIC peuvent nous aider à concrétiser les objectifs
de développement arrêtés dans la Déclaration du Millénaire des Nations
Unies, ou encore les objectifs que se sont fixés les chefs d'Etat, en l'an
2000, pour lutter contre la pauvreté, la maladie, la faim et tous les autres
fléaux qui affectent notre société.
Le rapport définit 23 "cyberindicateurs UIT"
établis à partir des résultats d'analyses et d'enquêtes, ou des données
disponibles (Tableau 1). Cette liste fondamentale d'indicateurs statistiques
équivaut en fait à une véritable norme internationale applicable à la
collecte de données comparables, permettant de suivre l'édification de la
société de l'information dans le monde.
Ce document fait par ailleurs apparaître les diverses
fractures numériques que l'on peut observer, à l'échelle des nations comme au
niveau des entreprises, des établissements d'enseignement ou même des
administrations centrales. Par exemple, au Chili, 93% des grandes entreprises
ont accès à l'Internet, et ce pourcentage est supérieur à la moyenne des
pays de l'Union européenne. Mais en ce qui concerne les petites entreprises
chiliennes, le chiffre n'est que de 37%. Au Mexique, on dénombre dans les
meilleurs établissements d'enseignement secondaire un ordinateur pour 12
écoliers — alors qu'en Allemagne, ce taux n'est que de 1 pour 14 — mais, si
l'on considère le dernier quartile de l'ensemble des établissements scolaires
du Mexique, on ne compte plus qu'un ordinateur pour 59 écoliers. Au niveau des
services des administrations centrales — secteur dans lequel les indicateurs
sont le moins normalisés et le moins disponibles — les chiffres concernant
l'accès aux TIC révèlent des disparités similaires. Ainsi, au Pérou, 81%
des organismes de l'Administration centrale ont accès à l'Internet, contre 21%
seulement des services des collectivités locales.
Les TIC: un outil pour parvenir aux objectifs de
développement pour le Millénaire
Les efforts déployés par l'UIT pour définir des indicateurs
de mesure de l'accès aux TIC reflètent une tendance qui se précise dans la
communauté internationale - la tendance à utiliser des éléments de mesure
transparents et concrets pour suivre la progression des pays.
En 2000, les Nations Unies ont adopté un ensemble d'objectifs
pour le développement (les objectifs de développement pour le Millénaire)
afin de suivre les progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté et la
faim et dans d'autres domaines importants. L'accès aux TIC est évoqué dans
ces objectifs, plus précisément dans l'objectif 18: "En coopération avec
le secteur privé, mettre les avantages des nouvelles technologies, en
particulier des technologies de l'information et de la communication, à la
portée de tous".
"De tous les objectifs de développement pour le
Millénaire, c'est l'objectif 18 que l'on peut associer aux plus grands progrès
réalisés au cours des années 90", relève Esperanza Magpantay,
statisticienne à l'UIT et coauteur du rapport. Les réseaux de téléphonie
fixe et mobile (télédensité totale) ont progressé davantage au cours de ces
dix dernières années dans l'ensemble du monde en développement qu'au cours de
la totalité de l'histoire de ces infrastructures de communication avant cette
période. A cet égard, l'Asie de l'Est (qui comprend la Chine) se distingue
tout particulièrement, avec des niveaux de télédensité totale plus de 24
fois supérieurs en 2002, aux chiffres observés dix ans plus tôt.
Les TIC nous offrent de puissants outils pour parvenir aux
objectifs de développement pour le Millénaire. Les cas de programmes TIC
particulièrement efficaces, dans le cadre desquels ces technologies ont permis
d'améliorer de façon impressionnante la vie des hommes et parfois même de
sauver des personnes, sont nombreux. Ces expériences positives ont un effet de
sensibilisation, mais il faut aussi les utiliser pour établir des indicateurs
de mesure de l'incidence des TIC dans un pays ou un ensemble de pays. Les
premiers schémas permettant d'évaluer les bienfaits socio économiques des TIC
sont à peine ébauchés, mais les auteurs du rapport n'en proposent pas moins
un certain nombre d'indicateurs spécifiques utilisables pour évaluer
l'incidence des TIC par référence à tel ou tel objectif de développement
pour le Millénaire.
Considérons par exemple l'objectif 2 — "Assurer
l'éducation primaire pour tous". Prenant l'exemple du Népal, les auteurs
du rapport proposent de dénombrer le nombre d'enseignants du primaire dont
la formation a été assurée par des moyens TIC. En 2001, au Népal, 4 430
enseignants du primaire ont été formés à distance dans le cadre d'un
programme de téléformation par la radio. Etant donné que le taux
d'encadrement se chiffre actuellement à 40, le programme permettrait de
scolariser 176 616 écoliers additionnels dans le secteur de l'enseignement
primaire, ce qui correspondrait à un taux d'accroissement de la scolarisation
dans l'enseignement primaire de 5,7% (on trouvera d'autres exemples au Tableau
2).
Mesurer le taux de réalisation des objectifs du Sommet
mondial sur la société de l'information (SMSI)
Le projet de Plan d'action du Sommet mondial sur la société
de l'information énonce dix objectifs concernant l'accès aux TIC, dont la
réalisation devrait être assurée d'ici 2015. Le rapport fait apparaître que
plusieurs de ces objectifs sont ou pourraient bientôt être atteints si l'on se
réfère à la simple disponibilité des infrastructures. Ainsi, la majorité
des habitants de la planète pourront théoriquement accéder tôt ou tard à la
plupart des TIC, mais leur capacité d'utilisation de ces technologies dépendra
largement des éléments "savoir" et "accessibilité
financière". Par exemple, environ 95% des habitants du globe sont couverts
par les stations de radiodiffusion de Terre et 89% par les stations de
télévision, et 80% ont accès à un système de téléphonie cellulaire,
disposent d'un téléphone privé ou sont à quelques minutes à pied d'un
téléphone public.
Harmoniser les statistiques et réaliser des enquêtes
Tandis que certains pays développés consacrent déjà
beaucoup d'efforts à cette entreprise de mesure quantitative par référence à
de multiples facteurs — infrastructures, accès, utilisation ..., les pays en
développement, pour la plupart, ont les plus grandes difficultés à définir
des indicateurs de base. Comme le souligne l'analyste Vanessa Gray, d'ITU
Telecom, "Le nombre des internautes dans la plupart des pays en
développement, est généralement établi sur la base des estimations, parfois
très floues, des pouvoirs publics".
Les rares enquêtes menées dans le monde en développement
révèlent par ailleurs souvent que le nombre des utilisateurs de l'Internet est
largement sous-estimé. Cette constatation a été récemment confirmée dans la
région Amérique latine - bassin des Caraïbes. En Jamaïque, par exemple, un
sondage sur l'utilisation de l'Internet a révélé un taux d'utilisation de
23%, alors que le taux estimatif de pénétration n'était que de 5% peu avant
la réalisation de l'étude. Constatation analogue au Pérou, pays où une
enquête a permis d'établir que, dans la seule capitale (Lima), le nombre des
utilisateurs de la Toile était deux fois plus élévé que le chiffre estimé
auparavant pour la totalité du pays. Au Mexique, une étude récente a
également permis d'établir que le nombre des utilisateurs de l'Internet était
deux fois plus élevé qu'on ne l'estimait précédemment. Tous ces résultats
donnent à penser que le fossé numérique n'est peut être pas aussi large
qu'on le supposait dans certaines parties du monde.
Mais alors que les enquêtes menées sur l'utilisation de
l'Internet sont rares dans le monde en développement, le nombre en est parfois
excessif dans les pays riches où l'on parvient à des résultats qui peuvent
être contradictoires. Pour citer le cas de l'Espagne, au moins six enquêtes
d'utilisation de l'Internet ont été réalisées dans ce pays, avec des
résultats très variables, puisque, selon l'étude que l'on considère, le
pourcentage des habitants du pays qui sont "connectés" est tantôt de
plus de 50%, tantôt de moins de 20%. En moyenne, les niveaux de pénétration
de l'Internet établis par les offices nationaux de la statistique des pays
d'Europe sont inférieurs de 13% aux chiffres publiés dans les études de
marché.
Recueil de statistiques
Ce rapport décrit également ce qu'est le nouvel Indice
d'accès numérique (DAI) établi par l'UIT pour mesurer, dans un pays, la
capacité globale qu'ont les particuliers d'avoir accès aux nouvelles TIC et de
les utiliser. Cet indice, fondé sur huit indicateurs, sert à classer 178 pays,
ce qui en fait le premier indice TIC élaboré à l'échelle réellement
mondiale. Il peut servir à évaluer les résultats des différents pays, à
mesurer l'ampleur de la fracture numérique et à suivre les progrès accomplis
dans la réalisation de l'objectif 18 défini dans la Déclaration du
Millénaire. (Voir à ce propos le communiqué
de presse publié le 19 novembre 2003).
Ce rapport comporte également une annexe statistique de 100
pages donnant pour 182 pays des chiffres répartis en 20 tableaux. Ces
"Indicateurs des télécommunications dans le monde" donnent par
exemple des chiffres sur le nombre d'abonnés au téléphone, le nombre de
ménages ayant la télévision et le nombre d'internautes. Ce rapport est
également un "kit" incluant des dizaines de définitions et
d'exemples d'indicateurs utilisés pour mesurer l'accès aux TIC, ainsi que des
exemples de modèles de sondage dont les Etats peuvent se servir pour améliorer
leurs méthodes de collecte de statistiques.
Enfin, le rapport formule plusieurs propositions pour aider à
surmonter la fracture statistique:
- Les pays peuvent améliorer leurs méthodologies
statistiques par la réalisation d'enquêtes, la compilation de données et
leur large diffusion. Ainsi, l'Australie a créé un portail "Comment
mesurer une économie et une société fondées sur le savoir".
- Les organismes gouvernementaux actifs dans le secteur des
TIC doivent coopérer étroitement avec les offices nationaux de la
statistique. Ainsi, au Chili, le Ministère des communications établit et
publie à intervalles réguliers des rapports analytiques sur les données
collectées par l'organisme national de la statistique.
- La transparence, la clarté, la rapidité et la pertinence
jouent un rôle capital pour l'harmonisation des statistiques. Les pays
doivent s'intéresser à ce qui se passe dans d'autres nations et tirer
parti de l'expérience acquise pour la réalisation de questionnaires et de
sondages.
- Les pays développés et les organismes multilatéraux
devraient aider les pays en développement à compiler des indicateurs TIC
en leur fournissant une assistance technique et des ressources matérielles.
En 2004, l'UIT organisera à cette fin plusieurs ateliers sur les
statistiques. En collaboration avec cinq autres organismes internationaux,
l'UIT a également convoqué, juste avant la tenue du SMSI, une réunion sur
le suivi de la société de l'information sous l'angle statistique.
- Les mécanismes établis pour réaliser les objectifs
nationaux en matière de suivi devraient comprendre la création d'un
portail mondial "société de l'information" renvoyant, au moyen
de liens, aux statistiques par pays sur les TIC, aux modèles de sondage et
à d'autres documents pertinents.
Tableau 1: Cyberindicateurs UIT
|
1 |
Ménages disposant de l'électricité |
13 |
Rapport nombre d'étudiants/nombre d'ordinateurs |
|
2 |
Ménages disposant d'un récepteur radio |
14 |
Etablissements scolaires ayant accès à l'Internet |
|
3 |
Ménages disposant d'un récepteur de télévision |
15 |
Services publics ayant accès à l'Internet |
|
4 |
Ménages disposant d'un téléphone |
16 |
Services publics disposant d'un site web |
|
5 |
Ménages disposant d'un ordinateur personnel |
17 |
Fonctionnaires de l'administration ayant accès à
l'Internet |
|
6 |
Ménages disposant d'un accès à l'Internet |
18 |
Lignes téléphoniques principales |
|
7 |
Nombre de personnes couvertes par la téléphonie mobile |
19 |
Abonnés à la téléphonie cellulaire mobile |
|
8 |
Nombre de personnes utilisant un ordinateur personnel |
20 |
Tarifs d'accès à l'Internet |
|
9 |
Nombre de personnes couvertes par l'Internet |
21 |
Largeur de bande Internet internationale |
|
10 |
Entreprises disposant d'un ordinateur |
22 |
Abonnés au large bande |
|
11 |
Entreprises disposant de l'Internet |
23 |
Nombre de personnes utilisant l'Internet |
|
12 |
Entreprises disposant d'un site web |
|
|
Tableau 2: Incidence potentielle des TIC concernant les
objectifs de développement pour le Millénaire
Quelques exemples
|
Objectif |
Indicateur |
Incidence |
|
Objectif 1. Eliminer l'extrême pauvreté et la
faim |
Augmenter les recettes provenant des TIC |
Il apparaît, d'après une étude menée en 1999
sur les exploitants de publiphones dans des villages du Bangladesh, que
24% du revenu total de ces ménages provenaient de la fourniture du
service téléphonique. |
|
Objectif 2. Education primaire pour tous |
Téléformation TIC, des enseignants du primaire |
Au Népal, 4 430 personnes ont reçu en 2001
une formation d'enseignants du primaire dispensée par liaison radio.
Etant donné que le taux d'encadrement est actuellement de 40,
176 616 nouveaux élèves du primaire pourraient être scolarisés à
la fin de ce programme de formation. Le taux de scolarisation net en
primaire atteindrait ainsi 5,7%. |
|
Objectif 3. Promouvoir l'égalité des sexes et
l'autonomisation des femmes |
Pourcentage de femmes et de jeunes filles utilisant les
TIC pour leurs études, par rapport au nombre total de femmes et de jeunes
filles scolarisées dans l'enseignement tertiaire |
En Australie, le programme Open learning Australia (OLA
) offre un enseignement supérieur qui combine l'enseignement à distance
et l'enseignement en ligne. En 2002, 6 129 élèves,
dont 56,9% de filles, prenaient part à ce programme, soit un
pourcentage supérieur à celui que l'on observe dans l'enseignement
secondaire en général (54,9%). Le projet OLA s'est traduit par une
augmentation de 0,8% du taux de scolarisation des filles dans
l'enseignement tertiaire. |
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Objectif 4. Réduire la mortalité infantile |
Pourcentage de parents de jeunes enfants utilisant des
moyens TIC pour surveiller la santé de leurs enfants |
Baby CareLink est un programme de télémédecine pour
les parents de jeunes enfants aux Etats-Unis. D'après une évaluation
portant sur 56 patients et réalisée entre 1997 et 1999, il est
apparu que les parents qui utilisaient Baby CareLink fournissaient des
soins dont la qualité était de 10% supérieure à celle des soins
dispensés par les autres. |
|
Objectif 5. Améliorer la santé maternelle |
Pourcentage de travailleurs utilisant les TIC dans le
domaine de la santé maternelle |
L'évaluation d'un projet de santé maternelle réalisé
en juillet 1999 dans le district de Tororo en Ouganda et fondé sur
les technologies des radiocommunications a fait apparaître une baisse de
50% du taux de mortalité maternelle. |
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Objectif 6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et
d'autres maladies |
Pourcentage de population adulte adoptant un mode de vie
plus sain suite à un programme d'information sanitaire dispensé par des
moyens TIC |
On a constaté, après évaluation en septembre 98
des résultats d'un feuilleton radiophonique éducatif sur la prévention
du VIH à Sainte-Lucie, que les importations de préservatifs avaient
augmenté de 143% après diffusion de ce feuilleton. |
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Objectif 7. Assurer un environnement durable |
Nombre de télétravailleurs en pourcentage du nombre
total de personnes employées |
On dénombre en Irlande 38 700 télétravailleurs,
soit 2,3% du nombre total des personnes employées. Parallèlement,
les émissions de dioxyde de carbone provenant du trafic automobile ont
baissé de 2%. Si, dans ce pays, tous ceux dont la profession se
prête au télétravail (28% du nombre total des employés) pouvaient
travailler à domicile, les émissions de dioxyde de carbone baisseraient
de 30%. |
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