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Une stratégie numérique pour l’Europe
Adoption de règles techniques d’utilisation des équipements 4G à haut débit sans fil sur fréquences GSM
 
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Photographe: Shutterstock

Les règles techniques concernant l’ouverture des bandes de fréquences de 900 et 1 800 MHz aux équipements avancés de communication de 4e génération viennent d’être adoptées par la Commission européenne, comme l’indique un communiqué de presse publié le 18 avril 2011. Ces règles visent à éviter les problèmes de brouillage avec les dispositifs GSM et 3G existants et marquent une étape importante de la généralisation de l’accès à haut débit sans fil chez les particuliers et dans les entreprises de l’UE. La décision de la Commission, qui doit être appliquée par les Etats membres de l’UE d’ici à la fin de 2011, devrait contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie numérique pour l’Europe, à savoir donner à chaque Européen un accès au haut débit de base d’ici à 2013 et au haut débit rapide et ultrarapide d’ici à 2020.

Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique, a déclaré: «Cette décision va permettre aux derniers équipements mobiles 4G d’utiliser les radiofréquences nécessaires à leur fonctionnement et donc de promouvoir davantage les services à très haut débit et de favoriser encore plus la concurrence».

La décision s’inscrit dans les efforts déployés par la Commission afin que les équipements de communication sans fil puissent utiliser les radiofréquences nécessaires à leur fonctionnement optimal. La décision de la Commission consiste, en particulier, à définir les paramètres techniques permettant la coexistence, sur les bandes de fréquences de 900 et 1 800 MHz, du GSM (téléphones portables 2G), des systèmes 3G qui offrent l’Internet mobile en plus des services habituels de téléphonie et de la technologie mobile 4G qui offre du très haut débit.

La décision instaure un mécanisme pour l’adoption de règles d’harmonisation technique à partir des contributions des experts nationaux des radiofréquences. Les administrations nationales ont jusqu’au 31 décembre 2011 pour intégrer la décision dans leur réglementation national de sorte que les bandes de fréquences GSM soient effectivement disponibles pour les systèmes Long- Term Evolution (LTE) et Worldwide Interoperability for Microwave Access (WiMAX). Sur la base des premières mesures prises par la Commission en 2009 pour ouvrir les bandes de fréquences de 900 et 1 800 MHz, les Etats membres de l’UE ont déjà dû analyser la concurrence entre les opérateurs de téléphonie mobile et remédier aux distorsions constatées.

Les études techniques entreprises en 2009 ont démontré que les systèmes LTE et WiMAX pouvaient coexister en toute sécurité avec les autres systèmes utilisant la même bande de fréquences. Ces études ont également permis de préciser les paramètres techniques selon lesquels les systèmes utilisant les bandes de 900 et 1 800 MHz protégeront contre tout brouillage les systèmes dans les bandes de fréquences voisines, comme le GSM pour les services ferroviaires et aéronautiques. Les Etats membres sont tenus d’offrir une protection appropriée aux systèmes dans les bandes de fréquences adjacentes.

Source: Commission européenne.


Une enquête révèle que beaucoup d’enfants utilisant les réseaux sociaux ignorent les risques pour leur vie privée

    Utilisation des sites de réseaux sociaux par les enfants, par pays et par catégorie d’âge
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Question: avez-vous votre propre profil sur un site de réseau social et l’utilisez-vous actuellement?
Base: Tous les enfants utilisant l’Internet.

Dans l’Union européenne, 77% des 13–16 ans et 38% des 9–12 ans possèdent un profil sur un site de réseautage social, selon une enquête paneuropéenne effectuée pour la Commission européenne. Or, un quart des enfants qui utilisent des réseaux sociaux tels que Facebook, Hyves, Tuenti, Nasza-Klasa, SchuelerVZ, Hi5, Iwiw ou Myvip déclarent que leur profil est paramétré «public», ce qui signifie que n’importe qui peut le consulter, et nombre de ces profils comportent leur adresse ou leur numéro de téléphone. Ces chiffres soulignent l’importance de l’analyse que va réaliser prochainement la Commission européenne concernant l’application des principes de l’UE pour des réseaux sociaux plus sûrs. Par ailleurs, la sécurité des enfants en ligne constitue un volet important de la stratégie numérique pour l’Europe. En 2009, les principaux réseaux sociaux sont convenus d’appliquer des mesures visant à garantir la sécurité en ligne des personnes de moins de 18 ans.

Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique, a déclaré: «Un nombre croissant d’enfants sont présents sur les sites de réseaux sociaux, mais bon nombre ne prennent pas les précautions nécessaires pour se protéger en ligne. Ils s’exposent ainsi à des actes malveillants, et se rendent vulnérables face aux harceleurs et aux séducteurs. Toutes les sociétés de réseaux sociaux devraient donc paramétrer par défaut les profils des mineurs de façon qu’ils ne soient accessibles qu’aux personnes figurant sur leur liste approuvée, et hors d’atteinte des moteurs de recherche. Les sociétés qui n’ont pas encore signé les principes de l’UE pour des réseaux sociaux plus sûrs devraient le faire sans retard afin de garantir la sécurité de nos enfants».

Réalisée auprès de 25 000 jeunes dans 25 pays européens, une enquête publiée en avril 2011 par le réseau EUKidsOnline révèle que 38% des 9–12 ans déclarent posséder un profil sur des sites de réseaux sociaux, cette proportion allant de 25% en France à 70% aux Pays-Bas. Quinze pour cent des enfants de ce groupe d’âge déclarent avoir les noms de plus de 100 personnes dans leur profil; le maximum est observé en Hongrie, avec 47%. Les réseaux sociaux ont encore plus de succès chez les adolescents, puisque 77% des 13–16 ans déclarent posséder un profil (voir le tableau).

Un quart des enfants présents sur les sites de réseaux sociaux déclarent que leur profil est ouvert au public. Un cinquième des enfants dont le profil est public déclare que ce profil affiche leur adresse ou leur numéro de téléphone. Dans 15 des 25 pays sondés, les 9–12 ans sont davantage susceptibles que les 13–16 ans de posséder un profil public.

Seulement 56% des 11–12 ans déclarent qu’ils savent comment changer les paramètres de confidentialité de leur profil de réseau social. Les adolescents possèdent davantage de compétences, 78% des 15–16 ans déclarant qu’ils savent modifier ces paramètres.

Les principes de l’UE pour des réseaux sociaux plus sûrs sont un accord d’autoréglementation signé par les sociétés de réseaux sociaux, qui s’engagent ainsi à mettre en oeuvre une série de mesures concernant leurs services, afin de garantir la sécurité des mineurs. Parmi les signataires actuels figurent Arto, Bebo, Facebook, Giovani, Hyves, IRC Galleria, MySpace, Nasza-Klasa, Netlog, One.lt, Rate, SchuelerVZ, Tuenti et Zap. Certains sites de réseaux sociaux appréciés des jeunes Européens n’ont cependant pas signé ces principes.

Source: Commission européenne.

 

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