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Bientôt, les pays en développement devraient être en
mesure de négocier de meilleurs taux pour la connectivité
Internet, et ce en application d’un accord conclu lors
d’une réunion de la Commission d’études 3 de l’UIT–T,
qui s’est tenue à Genève du 28 mars au 1er avril 2011,
à l’issue d’un atelier de l’UIT–T sur la mesure des flux de
trafic IP.
L’accord complète la Recommandation UIT–T D.50,
qui recommande la manière dont les fournisseurs de
connexions internationales à l’Internet devraient négocier
des accords commerciaux bilatéraux permettant une
connexion internationale directe à l’Internet. Ces arrangements
devraient tenir compte de facteurs tels que le
flux de trafic, le nombre de routes, la couverture géographique
et le coût des transmissions internationales.
Le nouvel accord est spécifiquement axé sur la manière
dont on peut mesurer les flux de trafic IP en différents
points, y compris aux points d’interconnexion du
protocole BGP (Protocole de passerelle frontière). L’accord
reconnaît que l’acheminement du trafic peut être mesuré
via le protocole BGP sans qu’il y ait à modifier ce protocole,
et qu’il existe divers moyens de mesurer les flux de
trafic. La possibilité de procéder aux mesures sans modifier
le protocole BGP est contestée depuis longtemps.
Le Sommet mondial sur la société de l’information
(SMSI), dans le contexte de l’Agenda de Tunis de 2005,
a chargé l’UIT d’examiner cette question qui revêt une
importance particulière. La conclusion de l’accord représente
un pas important en application de ce mandat, formalisé
dans la Résolution 101 adoptée par la Conférence
de plénipotentiaires de l’UIT tenue à Guadalajara
(Mexique) en octobre 2010. La Résolution 101 fait écho
à l’Agenda de Tunis en ceci qu’elle demande à l’UIT
«… de poursuivre d’urgence l’étude de la connectivité
Internet internationale». L’Agenda de Tunis, lui, recommande
de «réduire les coûts Internet internationaux facturés
par les fournisseurs d’infrastructure dorsale en facilitant
notamment la mise en place et le développement
de structures dorsales des TIC et de points d’échanges
Internet régionaux afin de réduire les coûts d’interconnexion
et d’élargir l’accès au réseau». La Résolution 101
invite l’UIT–T, et notamment la Commission d’études 3,
responsable de la Recommandation UIT–T D.50, de compléter
aussi rapidement que possible les études en cours
depuis l’Assemblée mondiale de normalisation des télécommunications
de 2000.
En juin 2004, un amendement à la Recommandation
UIT–T D.50 formulait des considérations d’ordre général
à partir desquelles les parties pourraient négocier l’interconnexion
Internet dans un souci d’harmonisation. Cet
accord prend appui sur cet amendement.
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