Recommandations formulées par la Commission des Nations Unies
Je suis heureux de vous informer que la Commission des Nations
Unies «Information et responsabilisation en matière de santé de
la femme et de l’enfant» a approuvé une série de recommandations
destinées à améliorer le suivi et la prestation des services de
santé dans les pays en développement. La Commission reconnaît
que les technologies de l’information et de la communication (TIC)
faciliteront la collecte, l’échange et l’analyse de données relatives
à la santé.
Même dans les pays les plus pauvres, les habitants sont de
plus en plus connectés au mobile, ce qui permet aux TIC d’offrir
un moyen efficace de réduire les disparités en matière de développement
dans le domaine de la santé. Des plates-formes telles que
l’Internet et les réseaux sociaux peuvent servir à faciliter l’analyse
des données et fournir des renseignements précis et actualisés en
matière de santé.
Les onze recommandations de la Commission prévoient essentiellement
des approches spécifiques qui aideront les pays:
à élaborer de meilleures méthodes de collecte de données importantes
en matière de santé, afin de mieux faire comprendre
les besoins dans ce domaine et de savoir où affecter au mieux
les ressources;
à mettre sur pied un système coordonné de suivi des dépenses
de santé consacrées aux femmes et aux enfants;
à établir un mécanisme de retour d’information qui favorise
une amélioration continue de la prestation des services de
santé offerts aux femmes et aux enfants.
La Commission a formulé ses recommandations lors de la
clôture de sa seconde réunion, tenue à Dar-es-Salaam (Tanzanie)
le 1 et 2 mai 2011, à laquelle j’ai participé en tant que Co-Vice-Président, conjointement avec Margaret Chan, Directrice générale
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette réunion, très
fructueuse, a été présidée par le Président de la Tanzanie, Jakaya
Kikwete, et a rassemblé, entre autres hautes personnalités, de
hauts fonctionnaires représentant le Premier Ministre canadien,
Stephen Harper, qui est le Co-président de la Commission, aux
côtés de M. Kikwete.
«Tous les partenaires sont mutuellement responsables des
promesses qu’ils font et des politiques et programmes de santé
qu’ils conçoivent et mettent en oeuvre», a déclaré M. Kikwete.
«Le suivi des ressources et des résultats des dépenses de santé
publique est primordial pour assurer la transparence et la crédibilité,
et garantir que les fonds dont on a cruellement besoin sont
utilisés pour sauver les vies de femmes et d’enfants».
Comme l’a affirmé le Dr Chan: «Ce qui peut être mesuré peut
être fait. L’amélioration de la santé des femmes et des enfants
passe par des informations rapides, fiables et accessibles dans
le domaine de la santé. L’une de nos principales priorités doit
être d’aider les pays à renforcer les capacités nécessaires pour
recueillir ces informations vitales».
L’UIT s’emploie actuellement, en collaboration avec l’OMS, à
mettre au point un kit modulaire en matière de cybersanté pour
aider les pays à élaborer et mettre en oeuvre des programmes
adaptables et durables visant à intégrer les TIC dans les stratégies
de santé nationales.
Le rapport final de la Commission va maintenant être soumis
au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Il sera également
présenté lors des prochaines réunions internationales, y compris
à l’Assemblée mondiale de la santé, qui se tiendra à Genève en
mai 2011, au Sommet du G8 à Deauville (France) et aux réunions
des Nations Unies à New York en septembre. Les travaux de la
Commission constituent un élément clé de la Stratégie mondiale
des Nations Unies pour la santé de la femme et de l’enfant, qui
vise à sauver la vie de 16 millions de femmes et d’enfants d’ici à
2015, pour contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire
pour le développement.
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