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Le monde en 2010
D'après les estimations, le nombre des abonnements à la téléphonie mobile atteint 5,3 milliards, et le nombre des internautes franchit la barre des 2 milliards
 
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Photographe: Shutterstock
 

Le monde peut se targuer de compter aujourd’hui, d’après les estimations, 5,3 milliards d’abonnés à la téléphonie mobile, dont 3,8 milliards dans le monde en développement. Le nombre des internautes a, quant à lui, franchi la barre des 2 milliards.

       Dans les pays développés, le marché de la téléphonie mobile arrive à saturation
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Note: Les données concernant 2010 sont estimatives.
Source: Base de données de l’UIT «Indicateurs des télécommunications/TIC dans le monde»
 
Nombre de SMS envoyés dans le monde, en billions
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Note — *Chiffre estimatif
Source: Base de données de l’UIT «Indicateurs des télécommunications/TIC dans le monde»
 
Les internautes par région
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Note — *Chiffre estimatif
Source: Base de données de l’UIT «Indicateurs des télécommunications/ TIC dans le monde»
 
Nombre d’abonnés au large bande fixe par région
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Note — Les données se rapportent à l’année 2010 et sont estimatives.
Source: Base de données de l’UIT «Indicateurs des télécommunications /TIC dans le monde»

Plus de 90% de la population mondiale a désormais accès à un réseau mobile, faisant de la téléphonie mobile une technologie véritablement ubiquitaire. D’après les données de l’UIT, sur les 5,3 milliards d’abonnés que le monde compterait aujourd’hui, 940 millions sont des abonnés aux services mobiles de la troisième génération (3G) (désignés également IMT-2000).

Le taux de croissance est élevé dans les pays en développement; en effet, le pourcentage du nombre total d’abonnés à la téléphonie mobile, qui était de 53% à la fin de 2005, est passé, d’après les estimations, à 73% à la fin de 2010 — progression due principalement à la région Asie-Pacifique. A elles seules, l’Inde et la Chine ont amené plus de 300 millions de nouveaux abonnés à la téléphonie mobile en 2010. En Afrique, les taux de pénétration devaient, selon les prévisions, atteindre 41% environ à la fin de 2010 (contre un taux mondial estimatif de 76%), laissant un potentiel de croissance important.

Dans les pays développés, le taux de croissance des abonnements mobiles a considérablement ralenti au cours des cinq dernières années, avec une croissance marginale sur un an de 1,6% entre 2009 et 2010. Dans ces pays, le marché de la téléphonie mobile arrive à saturation, avec une moyenne de 116 abonnements pour 100 personnes, d’après la publication de l’UIT intitulée The World in 2010: ICT facts and figures, sur laquelle le présent article est fondé.

Le nombre des SMS triple en trois ans

La tendance à privilégier les applications (mobiles) de données par rapport aux applications vocales est reflétée par le nombre croissant de messages envoyés au moyen de téléphones mobiles dans le cadre du service de messages courts (SMS). Le nombre total de SMS envoyés dans le monde a triplé entre 2007 et 2010, passant, selon les estimations, de 1,8 mille milliards au chiffre vertigineux de 6,1 mille milliards. En d’autres termes, près de 200 000 messages texte sont envoyés chaque seconde.

Deux milliards de personnes sur l’Internet … mais trop peu en Afrique

Le nombre de personnes en ligne a doublé au cours des cinq dernières années et a franchi la barre des 2 milliards à la fin de l’année 2010, dont 1,2 milliard vivent dans des pays en développement. La Chine détient le plus grand marché de l’Internet au monde, avec plus de 420 millions d’internautes. Un certain nombre de pays, dont l’Espagne, l’Estonie et la Finlande ont déclaré que l’accès à l’Internet était un droit absolu de leurs citoyens.

Sur les 226 millions de nouveaux utilisateurs qui ont été connectés à l’Internet en 2010, on estime que 162 millions vivent dans les pays en développement, dont les taux de croissance ont été plus élevés. Le rythme des connexions du monde développé n’en dépasse pas moins, et de loin, celui du monde en développement, 71% de la population des pays développés étant, selon les estimations, désormais en ligne contre 21% seulement de celle des pays en développement. Les différences entre les régions sont importantes: 65% des européens sont en ligne contre seulement 9,6% des africains, pourcentage bien inférieur à la moyenne mondiale (30%), mais aussi à celle des pays en développement (21%).

Des services 3G/IMT-2000 commerciaux sont aujourd’hui offerts par 143 pays. Un certain nombre de pays, dont les États-Unis, la Norvège, la Suède et l’Ukraine, ont commencé à commercialiser des services large bande à des débits encore plus élevés que ceux des services 3G/ IMT-2000, passant à la prochaine génération de plates-formes sans fil (ou 4G). L’avènement des réseaux et services 3G permettra aux utilisateurs d’accéder à l’Internet par l’intermédiaire de réseaux mobiles — avantage particulièrement important dans les pays en développement dont l’infrastructure large bande fixe est très limitée.

Connexion des foyers

On estime que 1,6 milliard de personnes bénéficient d’un accès Internet à domicile, contre 1,4 milliard à la fin de 2009. Dans les pays en développement, 22,5% des ménages disposent d’un ordinateur et 15,8% seulement ont accès à l’Internet (contre 71% et 65,6% respectivement, dans les pays développés): Dans certains pays, dont la République de Corée, les Pays-Bas et la Suède, plus de 80% des ménages ont accès à l’Internet, presque tous via une connexion à large bande.

La fracture du large bande s’accentue

A la fin de 2010, on dénombrait, selon les estimations, 555 millions d’abonnés au large bande fixe (filaire) dans le monde (soit un taux de pénétration de 8%), alors que leur nombre n’était que de 471 millions (taux de pénétration de 6,9%) en 2009.

Malgré cette forte croissance, le taux de pénétration reste faible dans les pays en développement: 4,4 abonnements pour 100 habitants contre 24,6 dans les pays développés. L’Afrique accuse un certain retard en matière de large bande fixe (filaire). Bien que les abonnements soient en augmentation, le très faible taux de pénétration que connaît l’Afrique (moins de 1%) illustre les difficultés qui restent à surmonter pour étendre l’accès Internet à haut débit et à haute capacité dans cette région.

Débit et accessibilité financière du large bande

La demande de connexions à haut débit augmente sans cesse en raison de la multiplication rapide des contenus et applications Internet nécessitant une large bande. A titre d’exemple, avec le débit large bande minimal de 256 kbit/s, il faut presque une journée et demie pour télécharger un film de haute qualité, contre 5 minutes pour un débit de connexion de 100 Mbit/s. Les prix restent toutefois extrêmement élevés, surtout dans les pays à faible revenu.

Bien que les prix du large bande fixe (filaire) aient baissé de 42% entre 2008 et 2009, d’énormes différences subsistent entre les pays pour ce qui est de l’accessibilité financière. En 2009, une connexion large bande fixe (filaire) de base coûtait en moyenne 190 PPP$ (parité de pouvoir d'achat en USD) par mois dans les pays en développement, contre seulement 28 PPP$ par mois dans les pays développés. Les services cellulaires mobiles, en revanche, sont bien plus abordables, avec un coût mensuel moyen de 15 PPP$ dans les pays en développement contre près de 18 PPP$ dans les pays développés. Les tarifs du large bande continueront d’influer lourdement sur son adoption.

Journée mondiale de la statistique

Le rapport The World in 2010: ICT facts and figures a été publié à l’occasion de la Journée mondiale de la statistique, le 20 octobre 2010. La célébration de cette journée vise à faire reconnaître l'importance des statistiques nationales et internationales; il s'agit de sensibiliser le public aux statistiques officielles et de renforcer sa confiance dans ces données.

Dans le système des Nations Unies, l'UIT est la principale source de données et de statistiques sur les TIC comparables au niveau international. La Division des informations et statistiques sur le marché du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT collecte, harmonise et diffuse plus de 100 indicateurs des télécommunications et des TIC provenant de 200 économies de partout dans le monde. La Division publie à intervalles réguliers des rapports analytiques illustrant les dernières tendances du secteur. Elle suit l'évolution de la fracture numérique et a mis au point des outils d'évaluation largement utilisés, tels que l'Indice de développement des TIC (IDI). Elle mène par ailleurs des activités de formation et de renforcement des capacités en matière de statistiques dans les pays en développement pour favoriser la création de données comparables au niveau international.

 

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