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| Photographe: ITU/G. Tubbeh |
Le Dr Hamadoun I. Touré, Secrétaire général de l'UIT, a
exhorté les leaders mondiaux à faire en sorte que l'accès
aux réseaux large bande devienne une réalité pour plus
de la moitié de la population de la planète d'ici à 2015,
et que l'accès aux réseaux haut débit soit un droit civique
fondamental.
Le Dr Touré a lancé ce défiaux politiciens, aux Chefs
de Secrétariat des Institutions des Nations Unies et aux
personnalités influentes de l'industrie à l'occasion de la
deuxième réunion de la Commission «Le Large bande au
service du développement numérique», qui a présenté
son rapport final1 au Secrétaire général de l'Organisation
des Nations Unies, Ban Ki-moon, lors d'une manifestation
organisée à New York le 19 septembre 2010, en lien
avec le Sommet des Nations Unies sur les Objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD).
Les Objectifs du Millénaire pour le développement
- Réduire l'extrême pauvreté et la faim
- Assurer l'éducation primaire pour tous
- Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
- Réduire la mortalité infantile
- Améliorer la santé maternelle
- Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d'autres maladies
- Préserver l'environnement
- Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
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Le Dr Touré a déclaré «Le large bande est la prochaine
technologie qui va nous faire basculer dans une nouvelle
ère et qui a véritablement le pouvoir de tout transformer.
Elle peut créer des emplois, doper la croissance et la
productivité et encourager la compétitivité économique
sur le long terme. C'est aussi l'outil le plus puissant que
nous ayons à disposition dans la course que nous avons
engagée pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour
le développement dans le délai fixé, c'est à dire d'ici à
cinq ans.»
Recevant ce rapport, M. Ban a relevé que la technologie
avait la capacité d'imprimer un nouvel élan au modèle
de développement. «Les technologies de l'information et
de la communication jouent un rôle croissant de moteurs
du développement socio-économique, mais seuls des partenariats,
comme celui créé avec la Commission «Le Large
bande au service du développement numérique», peuvent
garantir que ces technologies sont à la hauteur de
leur potentiel extraordinaire», a dit M. Ban, qui a ajouté:
«Le rapport de la Commission contribue pour beaucoup
aux efforts que nous déployons pour que les avantages
des technologies de l'information et de la communication
servent les objectifs de paix, de sécurité et de développement
universel qui sont ceux des Nations Unies.»
Le rapport de la Commission intitulé «Un impératif
de leadership pour 2010: vers un avenir bâti sur le large
bande», inclut une Déclaration de haut niveau dans laquelle
les Commissaires appellent à «mettre le large bande
à la portée de tous». En outre, cette déclaration souligne
la nécessité d'un «leadership mondial du plus haut niveau
et d'une lame de fond visant à façonner l'avenir du large
bande par le déploiement de plans nationaux large bande
et par la reconnaissance à grande échelle de l'élaboration
de politiques en matière de technologie, d'innovation et
d'investissement du secteur privé qui seront les instruments
d'habilitation des programmes de développement
international et du développement tout au long du XXIe
siècle».
De Bruxelles à Kigali et de New Delhi à Washington,
des politiques prospectives et des plans sont mis en place
en vue d'un Internet large bande omniprésent. Des pays
comme l'Australie, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'ex-République
yougoslave de Macédoine et la République sudafricaine
ont lancé des initiatives large bande, faisant
profiter d'autres pays de leurs connaissances et de leurs
expériences. Le rapport de la Commission précise que:
«ces développements écartent radicalement et délibérément
le débat sur la politique et les investissements, des
arguments relatifs à l'augmentation de la connectivité à
des liaisons large bande à haut débit, vers l'accroissement
de la demande et l'adoption de produits et de services
numériques publics et privés pour le bien de l'ensemble
de la société, via l'accès à une large gamme de contenus,
d'informations, de savoirs et d'applications mis à la disposition
de tous les secteurs de l'économie».
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| Photographe: ITU/G. Tubbeh |
| Commissaires du large bande à New York |
Le rapport ajoute: «La nouvelle donne et les perspectives
du développement numérique doivent être
solidement ancrées dans les esprits des leaders mondiaux,
qui doivent en faire un de leurs impératifs de
leadership» et invite instamment
ces leaders à
reproduire le «miracle
mobile» de la première
décennie du XXIe siècle
dans un «boom du large
bande» pour la création
de ressources haut débit
accessibles à tous et
avantageuses pour tous.
L'UIT prévoit un total
de 900 millions d'abonnés
au large bande d'ici
à 2010 et estime que le
large bande mobile deviendra
la technologie
d'accès privilégiée pour des millions d'habitants des
pays en développement, où les liaisons fixes sont rares
et onéreuses à déployer.
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“De Bruxelles à Kigali et de New Delhi à
Washington, des politiques prospectives et des
plans sont mis en place en vue d'un Internet
large bande omniprésent. Des pays comme
l'Australie, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'ex-
République yougoslave de Macédoine et la
République sudafricaine ont lancé des initiatives
large bande, faisant profiter d'autres pays de
leurs connaissances et de leurs expériences.” |
Définition du large bande
La Commission n'a pas défini de manière explicite
l'expression «large bande» en termes de vitesse minimale
spécifique de transmission car les définitions varient d'un
pays à l'autre. Reconnaissant que le large bande est parfois
également défini en termes d'ensemble spécifique de
technologies, de nombreux membres de la Commission
ont estimé qu'il était approprié de se référer au large bande
«comme une infrastructure
de réseau capable de fournir
de manière fiable divers
services issus de la convergence
grâce à l'accès à
haut débit à un ensemble
de technologies». Son rapport
se concentre donc
sur le large bande considéré
comme un ensemble
de concepts, tels qu'un
service toujours connecté
(l'utilisateur n'ayant plus
à se reconnecter à un serveur
à chaque nouvelle
connexion) et une grande
capacité, c'est-à-dire la possibilité de transporter de gros
volumes de données par seconde plutôt qu'à un débit
particulier.
| “Un rapport de l'Organisation mondiale de la
santé estime qu'il manque dans le monde près
de 4,3 millions de personnes dans le secteur
médical, les situations les plus graves étant
constatées dans les pays les plus pauvres. Le
large bande pourrait trouver des applications
telles que le conseil médical, le suivi, le
diagnostic et la formation et contribuer à
combler le manque de personnel médical.” |
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Principaux résultats
Ce rapport résume les principaux résultats des travaux
de la Commission obtenus à ce jour. Il souligne notamment
que l'une des principales applications rendues possibles par
le large bande est la télémédecine.
Il cite un rapport
de l'Organisation mondiale
de la santé qui estime qu'il
manque dans le monde près
de 4,3 millions de personnes
dans le secteur médical, les
situations les plus graves
étant constatées dans les
pays les plus pauvres. Le
large bande pourrait trouver
des applications telles
que le conseil médical, le suivi, le diagnostic et la formation
et contribuer à combler le manque de personnel médical.
Le large bande pourrait
permettre l'émergence
d'une gamme de services
allant de la recherche et de
l'échange d'informations
médicales par courriel et
par navigation sur le web
jusqu'à la transmission vidéo
haute définition et en
temps réel de procédures
médicales de diagnostic
et de formation. Grâce à
ces nouveaux services, on pourrait atteindre plusieurs des
Objectifs du Millénaire pour le Développement.
En ce qui concerne l'enseignement, le rapport de la
Commission met en lumière l'exemple de l'Uruguay où
tous les enfants ont reçu un
ordinateur portable et un
accès à l'Internet à l'école.
Le coût total du projet
«Ceibal», achevé en octobre
2009, ne représentait
que moins de 5% du budget
de l'éducation nationale
de ce pays mais il est
probable que les enfants
«connectés» y trouveront
largement leurs comptes en
matière d'enseignement.
Le lien entre la pénétration du large bande et le développement économique
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“Des recherches menées récemment
laissent à penser que l'on peut attendre des
retours positifs des investissements dans
les infrastructures large bande. Il ressort
par exemple d'une analyse conduite par la
Commission européenne que le large bande
peut créer plus de 2 millions d'emplois en
Europe d'ici à 2015 et que l'on peut espérer une
augmentation du produit intérieur brut (PIB)
d'au moins 636 milliards EUR.” |
Des recherches menées récemment laissent à penser
que l'on peut attendre des retours positifs des investissements
dans les infrastructures large bande. Il ressort par
exemple d'une analyse conduite par la Commission européenne
que le large bande peut créer plus de 2 millions
d'emplois en Europe d'ici à 2015 et que l'on peut espérer
une augmentation du produit intérieur brut (PIB) d'au
moins 636 milliards EUR.
En Allemagne, des études menées début 2010 ont
conclu que la construction de réseaux large bande créera
au moins 1 million d'emplois au cours de la prochaine
décennie. Dans le même temps, au Brésil, une étude a révélé
que le taux de croissance
de l'emploi avait
augmenté jusqu'à 1,4%
grâce au large bande.
En Chine, on estime que
chaque augmentation de
10% de la pénétration du
large bande entraîne une
hausse de 2,5% du PIB.
Coût abordable — Une question brûlante
Avec ces exemples
et d'autres, le rapport
explique que la question n'est pas: «Pourquoi le large
bande?» mais qu'il faut plutôt répondre aux interrogations
suivantes: «Qui relèvera le défide la transformation socioéconomique
déclenchée par les révolutions du mobile et
du large bande? Les gouvernements sont-ils conscients de
l'extraordinaire potentiel du large bande qu'ils pourraient
mettre au service de leurs citoyens? L'industrie peut-elle
assurer l'inclusion du large bande pour tous, même sur
les segments du marché où les perspectives sont plus
incertaines?» Cela conduit à une question importante:
«Comment la connectivité et les contenus large bande
peuvent-ils être fournis de la façon la plus accessible et la
plus économique possible
à tous les citoyens et dans
leurs propres langues».
La Commission estime
que dans un monde «d'opportunité
numérique», la
question brûlante est de
savoir ce qu'il en coûtera à
ceux qui ne choisissent pas
l'inclusion du large bande
pour tous aux niveaux mondial, régional, national ou
local; ces choix doivent être faits aujourd'hui plutôt que
demain. C'est un avertissement difficile au vu des disparités
immenses de l'accessibilité des prix du large bande
dans le monde. Par rapport au revenu mensuel national
moyen, ce sont ceux qui ont le moins de moyens pour
se l'offrir qui payent le plus pour se connecter au large
bande.
| “L'UIT prévoit un total de 900 millions
d'abonnés au large bande d'ici à 2010 et
estime que le large bande mobile deviendra la
technologie d'accès privilégiée pour des millions
d'habitants des pays en développement, où
les liaisons fixes sont rares et onéreuses à
déployer.” |
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L'accessibilité des prix est sans aucun doute en relation
directe avec l'usage; ceci explique pourquoi environ
30% de la population des pays fortement «câblés» d'Europe
de l'Ouest, des régions Asie-Pacifique et Amérique
du Nord sont abonnés à un service large bande, mais que
dans les pays du BRIC (Brésil, Fédération de Russie, Inde
et Chine), la pénétration n'est que d'environ 10% et que
dans les pays les plus pauvres du monde, le large bande
ne touche que moins de 1% de la population.
Sur les 132 pays qui ont défini l'accès universel et/ou
le service universel, plus des deux tiers ont inclus l'accès
à l'Internet dans cette définition. Une trentaine de pays
au moins ont, de manière explicite, englobé l'accès au
large bande; c'est le cas du Brésil, de la Chine, du Ghana,
du Kazakhstan, de la Malaisie, du Maroc, du Nigéria, du
Pérou, de l'Espagne, du Sri Lanka, de la Suisse et de l'Ouganda.
Quelques pays sont même encore allés plus loin.
Par exemple, en Finlande, tous les finlandais ont le droit
d'accéder à une connexion internet 1 Mbit/s depuis juillet
2010, suite à une loi passée en 2009, ce qui en fait le
premier pays du monde à déclarer l'accès au large bande
comme un droit légal.
Dans son rapport, la
Commission insiste sur la
nécessité de promouvoir
la diversité culturelle et le
multilinguisme dans l'univers
en ligne. Elle exhorte
les gouvernements à ne
pas dresser d'obstacles à
l'entrée sur le marché, à ne
pas taxer trop lourdement
le large bande et les services connexes et à assurer la mise
à disposition de larges parties du spectre pour soutenir la
croissance du large bande mobile.
Dégager un consensus en faveur de l'engagement et de la coordination
Alors que les réseaux de prochaine génération basés
sur le large bande deviennent rapidement la dorsale de
l'économie numérique, on peut avancer certaines hypothèses
sur la formation d'un consensus en faveur de l'engagement
et de la coordination de l'inclusion du large
bande pour tous. Selon la Commission:
Cela nécessitera avant tout le leadership des gouvernements,
au plus haut niveau, celui du premier ministre
ou du chef d'Etat, et le soutien d'un mécanisme
de gouvernance.
Une approche ascendante s'appuyant sur une large
base est également nécessaire pour que se dessine
l'engagement vis-à-vis du concept du large bande
pour tous.
Il conviendra de renforcer la sensibilisation des responsables
des orientations politiques, des décideurs
en général et du grand public, aux avantages économiques
et sociaux du large bande.
La grande partie des investissements dans le large
bande viendra du secteur privé et les décideurs politiques
doivent donc s'engager auprès des industriels
et des investisseurs à promouvoir les objectifs politiques
dans une perspective plus large.
Dans les régions où il est difficile d'attirer les investissements
privés, les autorités publiques et les entités
privées devront chercher de nouvelles voies de coopération
pour élargir l'accès au large bande et son
utilisation.
Le rapport de la
Commission insiste sur
le fait que pour assurer
l'expansion du large
bande, il faut coordonner
les actions de tous
les secteurs de l'industrie,
de l'administration
et de l'économie. «Le
développement de projets
isolés ou de réseaux
dupliqués au coup par coup est non seulement inefficace
mais il retarde l'arrivée d'infrastructures qui
deviennent pourtant aussi essentielles dans le monde
moderne que les routes ou l'alimentation électrique.»
Une plate-forme de progrès
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“Le développement de projets isolés ou de
réseaux dupliqués au coup par coup est non
seulement inefficace mais il retarde l'arrivée
d'infrastructures qui deviennent pourtant aussi
essentielles dans le monde moderne que les
routes ou l'alimentation électrique.” |
Intitulé «Le large bande: une plate-forme de progrès»,
le deuxième rapport de la Commission «Le large bande au
service du développement du numérique», est actuellement
examiné par les commissaires et sera remis lorsqu'ils
auront terminé leur tâche. Il contiendra des exemples
plus détaillés, des preuves, des choix techniques et des
stratégies en vue de l'extension des réseaux large bande
pour qu'ils soient à la portée de tous. En attendant, le
sommaire de ce rapport, qui a été distribué lors de la réunion
de la Commission le 19 septembre à New York, est
disponible à: www.broadbandcommission.org/report2.pdf.
Les archives en ligne
de la Commission large
bande ont été inaugurées
en septembre 2010.
Baptisées «Sharehouse»,
elles accueilleront des rapports
de recherche, des
études de cas des pays
industrialisés et en développement,
tous les autres matériels utiles pour informer
les gouvernements et les industriels — ainsi que les communautés
individuelles — et expliquer pourquoi le large
bande connaît une telle importance dans notre monde et
comment s'y connecter. Ces archives sont ouvertes à tous
et chacun peut y apporter des contributions (www.itu.int/bbcommission/sharehouse.html).
1 Le rapport de la Commission «Le large bande au service
du développement numérique» peut être téléchargé à: www.broadbandcommission.org/report1.pdf
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