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Groupe des Nations Unies sur la société de l’information
Consultations au sujet des mécanismes de financement pour la promotion des TIC au service du développement
 
 
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Les 8 et 9 octobre 2009, l’UIT, qui préside actuellement le Groupe des Nations Unies sur la société de l’information (UNGIS), a organisé les consultations ouvertes du groupe sur les mécanismes de financement pour la promotion des technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement. Cette rencontre faisait suite à une résolution du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). L’UNGIS supervise les travaux du système des Nations Unies qui s’inscrivent dans le suivi des conclusions du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI).

L ‘un des textes issus de ce sommet, l’Agenda de Tunis pour la société de l’information, souligne que les méthodes de financement des TIC au service du développement doivent tenir compte du fait que ces technologies constituent de plus en plus un outil permettant de réaliser des objectifs de développement, notamment les Objectifs du Millénaire pour le développement qui ont été fixés par les Nations Unies. De plus, l’Agenda de Tunis appelle instamment la communauté internationale à promouvoir le transfert des technologies ainsi que d’autres programmes en vue d’aider les pays en développement.

La rencontre de l’UNGIS était ouverte à toutes les parties prenantes du SMSI (gouvernements, organisations internationales, secteur privé et société civile). Elle a permis de faire le point et d’avoir un échange de vues sur les mécanismes de financement employés aux niveaux national, régional et international pour la promotion des TIC au service du développement. La rencontre était organisée conjointement par l’UIT, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ces cinq organisations assurent à tour de rôle la présidence et la vice-présidence de l’UNGIS.

A la cérémonie d’ouverture, Hamadoun I. Touré, Secrétaire général de l’UIT, a souligné que 2015 — date cible de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement fixés par les Nations Unies — approche à grands pas et il a demandé instamment à toutes les parties prenantes d’agir rapidement afin que les objectifs soient atteints. Petko Draganov, Secrétaire général adjoint de la CNUCED, a fait observer qu’il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une économie de l’information ouverte à tous. Il importe, a-t-il insisté, d’évaluer la façon dont les mécanismes de financement, nouveaux et existants, peuvent faciliter et élargir le déploiement des TIC, l’accès à ces technologies et leur utilisation dans les pays en développement.

Basem Rousan, Ministre jordanien des technologies de l’information et de la communication, a indiqué que, depuis 1993, le secteur des télécommunications dans son pays s’est ouvert à la concurrence, ce qui s’est traduit par une nette amélioration de la qualité de services et a produit des effets positifs sur l’économie dans son ensemble.

Hoda Baraka, première Vice-Ministre égyptienne des Communications et des technologies de l’information, a décrit les progrès importants réalisés dans son pays, y compris dans les zones rurales. Les mécanismes de fi- nancement utilisés en Egypte comprennent notamment des mesures d’incitation dans le domaine des TIC, des partenariats public-privé, un fonds dédié au service universel, un fonds de capital-risque ainsi que des accords d’échange de créances. Un tel accord a par exemple été conclu avec le Gouvernement italien pour contribuer à financer le développement de deux projets: Ecoles intelligentes et Unités TIC mobiles.

Montassar Ouali, Président-directeur général de Tunisie Telecom, a indiqué que le financement des TIC reste problématique dans de nombreux pays. Il importe tout particulièrement de recourir aux TIC pour renforcer l’activité économique locale, a-t-il ajouté. Le secteur économique tunisien est relativement bien développé, mais les conditions de financement doivent encore être améliorées. Il convient de s’y atteler pour permettre aux pays en développement, comme la Tunisie, de développer leur plein potentiel dans la société de l’information, a déclaré M. Ouali.

Ces dix dernières années, l’Etat polonais a non seulement bénéficié de l’aide internationale mais a aussi été source de soutien, a indiqué Andrzej Sados, Ministre de la Mission permanente de la République de Pologne auprès de l’Office des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève. Il a indiqué de quelle façon la Pologne vient en aide à d’autres pays par le biais de projets de développement, de l’assistance humanitaire, d’initiatives d’éducation et de services bénévoles.

Dans le cadre de la rencontre, Sami Al Basheer Al Morshid, Directeur du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT, a animé une réunion sur les mécanismes de financement existants. Il a souligné l’importance de faire intervenir de nombreuses parties dans la définition et la mise en oeuvre de projets, étant donné que, par manque de ressources, les organisations internationales ne peuvent s’en charger elles-mêmes et que la demande en initiatives tournées vers le développement est très élevée. Il a également appelé l’attention sur l’importance des partenariats public-privé.

D’autres séances ont été l’occasion d’examiner les mécanismes de financement les plus appropriés pour poursuivre le déploiement de l’infrastructure dorsale aux niveaux national, régional et international, garantir un accès universel aux TIC, élaborer des contenus locaux et renforcer les capacités.

Principales conclusions

Des lacunes à combler

De nombreux participants en conviennent, le financement des TIC au service du développement reste un enjeu majeur. Certes, on observe des évolutions positives en matière de financement de l’infrastructure et de l’accès, notamment dans les communications mobiles, mais d’importantes lacunes subsistent.

Importance de l’aspect local

Plusieurs domaines demandent une attention particulière, notamment le développement d’applications et de contenus locaux, ainsi que la recherche de financements en vue de doter les pays en développement des ressources humaines nécessaires. En effet, après de lourds investissements en infrastructure et en matériel, ces aspects sont trop souvent négligés. Etant donné qu’ils attirent plus difficilement les financements du secteur privé, il convient de souligner l’importance du soutien des Etats et des donateurs en la matière.

Libéralisation

La libéralisation des marchés a largement contribué au développement du financement par le secteur privé et à l’apport de solutions de financement. A noter cependant un point important: l’ouverture des marchés appelle à renforcer les capacités des autorités de réglementations et autres organes publiques.

Connectivité dans les zones rurales

Les zones rurales et reculées accusent encore un retard en matière de communications, notamment en ce qui concerne l’accès à l’Internet. Il n’est pas toujours possible de trouver des modèles économiques viables qui créent les conditions favorables aux investissements requis. Pour assurer la viabilité des projets, il importe d’associer les utilisateurs et de développer des contenus locaux et des applications compatibles avec l’infrastructure existante. De nombreux intervenants ont également souligné l’importance du partage des infrastructures comme moyen de limiter les coûts.

Fonds en faveur de l’accès universel

Certains participants ont rappelé l’utilité des fonds en faveur de l’accès universel dans la fourniture de services aux zones rurales, alors que d’autres ont remis en question leur efficacité. Il convient, en tout état de cause, de compléter les ressources financières par des ressources humaines. Quant à savoir si ces fonds doivent viser les accès mobiles, l’Internet et le haut débit, la question — importante — reste posée

Trouver de nouveaux mécanismes

Il importe de chercher en permanence de nouveaux mécanismes de financement. Le microfinancement a été évoqué et l’importance des partenariats multi-parties prenantes soulignée par de nombreux intervenants. De même, il conviendrait d’exploiter des sources internationales d’envergure, notamment l’investissement direct étranger et le crédit multilatéral. Il a été noté que les investisseurs recherchent habituellement des projets peu risqués et, que, par conséquent, le financement des projets à long terme présentant un risque élevé est problématique.

Nouveaux enjeux

La crise financière, au-delà de ses répercussions négatives, est l’occasion de créer de nouveaux modèles économiques et de développer de nouvelles technologies. Le débat sur les mécanismes de financement doit prendre en compte les enjeux récents auxquels sont confrontés les pays en développement, notamment le recyclage.

Les conclusions des consultations ouvertes servent de base à la constitution d’un référentiel mondial en ligne, qui regroupe des documents sur les mécanismes de financement pour la promotion des TIC au service du développement. Ce référentiel est accessible sur le site www.ungis.org, qui fournit également des renseignements sur les activités du groupe.

Les conclusions de la rencontre ont été largement reprises pour alimenter les échanges de vues sur les mécanismes de financement lors d’autres événements, notamment la réunion du Groupe intersessions de la Commission de la science et de la technique au service du développement des Nations Unies, tenue du 9 au 11 novembre 2009 à Genève, et l’ICT 4 All Forum — Tunis+4, tenu à Hammamet, Tunisie, les 24 et 25 novembre.

 

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