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Les régulateurs et les chefs d’entreprise du monde entier se réunissent à Beyrouth
Intervenir ou laisser faire? Stimuler la croissance grâce à une réglementation efficace des TIC
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Photographe: ITU/V. Martin
Gebran Bassil, alors Ministre libanais des télécommunications, prenant la parole lors de la cérémonie conjointe d’inauguration
 
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Photographe: ITU/V. martin

Ouverture conjointe du Colloque mondial UIT des régulateurs et du Forum mondial des chefs d’entreprise

Début novembre 2009, les régulateurs et les chefs d’entreprise du monde entier se sont réunis à Beyrouth (Liban) pour mettre au point des approches communes de questions essentielles, dont le partage des recettes dans un environnement placé sous le signe de la convergence, les moyens de suivre le rythme de l’évolution rapide des technologies de l’information et des communications (TIC), ou le maintien de l’efficacité de la règlementation sur les marchés d’aujourd’hui.

Plus de 750 personnes ont participé au 9e Colloque mondial des régulateurs organisé par l’UIT du 10 au 12 novembre 2009 et précédé (au même endroit) par le 2e Forum mondial des chefs d’entreprise, le 9 novembre. Ces deux manifestations se sont tenues sous le haut patronage du Président du Liban, Michel Sleiman, et ont été organisées par l’UIT et accueillies par le Ministère libanais des télécommunications et par l’Autorité de régulation des télécommunications du Liban (TRA).

Ont pris la parole lors de la cérémonie d’ouverture conjointe: Gebran Bassil, alors Ministre des télécommunications du Liban; Hamadoun I. Touré, Secrétaire général de l’UIT; Sami Al Basheer Al Morshid, Directeur du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT (BDT); Saad Al Barrak, P.-D. G. du groupe Zain, qui a également assuré les fonctions de Président du Forum mondial des chefs d’entreprise; et Kamal Shehadi, Président et P.-D.G. de la TRA, qui a également présidé le Colloque mondial des régulateurs.

M. Touré a fait valoir que le thème retenu — «Intervenir ou laisser faire? Stimuler la croissance grâce à une règlementation efficace des TIC» — était tout particulièrement adapté au contexte économique mondial actuel. Selon lui, «une réglementation efficace est absolument impérative. Pour le secteur des TIC, l’existence d’une réglementation efficace permet la prévisibilité et la stabilité et réduit les risques. Elle incite à investir dans l’infrastructure des TIC et récompense la compétitivité et les modèles de gestion novateurs. Dans le même temps, l’efficacité de la règlementation protège les consommateurs en mettant en place un marché transparent et un système équitable de résolution des différends».

 
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Photographe: EADS-ASTRIUM
De gauche à droite: Sami Al Basheer Al Morshid, Directeur du Bureau du développement des télécommunications de l’IUT; le Secrétaire général de l’UIT, Hamadoun I. Touré; et Saad Al Barrak, Président du Forum mondial des chefs d’entreprise 2009 et P.-D.G. du Groupe Zain.
 

«Les régulateurs doivent maintenant se pencher également sur les questions relatives à la cybersécurité, et examiner leur mandat de plus en plus chargé dans un monde placé sous le signe de la convergence», a ajouté M. Touré. Il a ensuite appelé l’attention sur les associations régionales de réglementation, soulignant leur rôle essentiel dans l’harmonisation des cadres règlementaires visant à faciliter le développement des TIC.

M. Al Basheer s’est dit ravi de constater la présence de tant de représentants des régulateurs et du secteur privé. «Je suis fier que le BDT de l’UIT puisse proposer cette plate-forme aux principaux acteurs de notre secteur, leur permettant d’imaginer, de concevoir, de constituer et de gérer les marchés, réseaux et services dont nos citoyens, entreprises et pouvoirs publics ont besoin pour progresser plus encore», a-t-il dit. «Aujourd’hui, tous les pays, quel que soit leur niveau de développement, comptent sur les TIC pour leur développement économique et social. L’environnement propice aux nouvelles technologies que tous vont utiliser et partager ne peut advenir que grâce à une réforme de la réglementation», a ajouté M. Al Basheer.

Allègement de la fiscalité et libération du spectre

Prenant la parole au nom de l’industrie, M. Al Barrak a souligné la nécessité de poursuivre le dialogue entre toutes les parties. «Aujourd’hui, nous nous trouvons à un point crucial dans l’évolution du secteur des TIC: un point où régulateurs et décideurs doivent retrouver les opérateurs sur la même lancée; en effet, tout simplement, nous ne pourrons jamais atteindre les objectifs tant qu’il existera un gouffre entre «eux et nous», a-t-il dit. S’adressant aux administrations, il a dit «tout ce que nous demandons c’est de nous laisser être le moteur du secteur; vous avez votre rôle à jouer en mettant en place un environnement propice et transparent, dans lequel les opérateurs peuvent progresser, et n’intervenir que lorsque notre propre autorégulation n’est pas à la hauteur».

Prenant la parole au nom de l’industrie, M. Al Barrak a souligné la nécessité de poursuivre le dialogue entre toutes les parties. «Aujourd’hui, nous nous trouvons à un point crucial dans l’évolution du secteur des TIC: un point où régulateurs et décideurs doivent retrouver les opérateurs sur la même lancée; en effet, tout simplement, nous ne pourrons jamais atteindre les objectifs tant qu’il existera un gouffre entre «eux et nous», a-t-il dit. S’adressant aux administrations, il a dit «tout ce que nous demandons c’est de nous laisser être le moteur du secteur; vous avez votre rôle à jouer en mettant en place un environnement propice et transparent, dans lequel les opérateurs peuvent progresser, et n’intervenir que lorsque notre propre autorégulation n’est pas à la hauteur».

Les pouvoirs publics devraient également libérer davantage le spectre radioélectrique pour que les opérateurs puissent répondre à la demande de large bande. «Ce n’est qu’alors que nous pourrons réellement réaliser notre énorme potentiel s’agissant de donner aux peuples des pays en développement une vie nouvelle grâce à la liberté que confère la mobilité et la prospérité. Ce n’est pas plus compliqué que cela», a fait valoir M. Al Barrak.

L’environnement règlementaire au Liban

     
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Photographe: ITU/TRA
Kamal Shehadi, Président du Colloque mondial des régulateurs 2009 et Président et P.-D. G. de l’Autorité de régulation des télécommunications du Liban.
 

M. Shehadi a insisté sur le fait que les régulateurs devaient être à l’écoute des vues du secteur privé. «Je ne saurai trop insister sur l’importance du secteur privé, partenaire à même d’améliorer et de préciser en permanence la règlementation des TIC grâce à un processus ouvert et transparent de consultation publique», a-t-il dit. Soulignant l’engagement de la TRA de donner une nouvelle impulsion au marché libanais des TIC, M. Shehadi a dit que la TRA «est désormais prête à aller de l’avant et à libéraliser en 2010 les services de télécommunications mobiles et internationaux et à supprimer les obstacles qui demeurent».

S’agissant de la téléphonie mobile, «la TRA s’est engagée à privatiser le secteur des mobiles et à délivrer des licences de manière à créer sans équivoque la structure fondamentale d’un marché compétitif qui permettra au nouveau concurrent prévu, Liban Telecom, de se lancer avec des règles du jeu équitables. A cette fin, la TRA a prévu d’attribuer le spectre requis pour un troisième opérateur et a mis en place une structure règlementaire favorable à la concurrence, y compris une réglementation stricte des pouvoirs sur le marché, un plan national de numérotation et de conservation des numéros et le partage de l’infrastructure», a expliqué M. Shehadi.

Il a ajouté que la TRA prévoit de délivrer deux nouveaux types de licence nationale, licence de téléphonie et de large bande. Cela étant, la réglementation à elle seule ne suffit pas et le succès de la libéralisation de la large bande dépendra de l’engagement du Gouvernement libanais à:

  • stimuler la demande de large bande en prévoyant la cyberéducation, la cybersanté et la cybergouvernance;

  • supprimer les limites à l’usage raisonnable de la technologie, s’agissant notamment d’autoriser la mobilité pour les fournisseurs de service de large bande;

  • adopter des textes d’application s’agissant des priorités et de l’accès aux biens publics, ainsi que des redevances à acquitter pour l’utilisation du spectre.

 

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