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Industrie des satellites: perspectives
Observation de la Terre par satellite: un secteur en croissance rapide
Dr Hamadoun Touré
Photographe: DigitalGlobe
WorldView-2, lancé le 8 octobre 2009 par DigitalGlobe, est un satellite de télédétection à haute résolution, qui fournit des observations de la Terre dans huit bandes d’imagerie multispectrale

Le secteur de l’observation de la Terre par satellite connaît une croissance spectaculaire, avec 260 lancements de satellites prévus entre 2009 et 2018, contre 128 sur la décennie précédente. Selon le rapport d’Euroconsult Satellite-Based Earth Observation: Market Prospects to 2018, publié le 3 septembre 2009, les Etats et les acteurs privés seront d’importants vecteurs et bénéficiaires de la croissance. Des agences spatiales de tout premier plan, telles que la NASA (Administration nationale étatsunienne de l’Aéronautique et de l’Espace), l’ESA (Agence spatiale européenne) et la JAXA (Agence d’exploration aérospatiale japonaise), ont présenté des programmes ambitieux pour les dix années à venir.

Selon le rapport, au vu des prévisions d’une très forte demande en missions complexes — mais aussi à faible coût — d’observation de la Terre, les industries de construction et de lancement de satellites ont toutes les chances de réaliser des gains importants. Les pays émergents pourraient représenter jusqu’à 17% de la demande de satellites en orbite terrestre basse (OTB) à lancer sur les dix prochaines années. Parmi ces pays, nombreux sont ceux qui utilisent les observations de la Terre pour des besoins essentiels au niveau local, tels que le suivi des ressources naturelles et les opérations de secours en cas de catastrophe. La maîtrise des satellites est également pour eux un premier pas vers des programmes spatiaux nationaux. La concurrence s’intensifie à mesure que tombent les obstacles à l’entrée sur les marchés et que les fournisseurs émergents élargissent leurs possibilités grâce à des initiatives de transfert de technologie.

La demande en transfert de données alimente la croissance

Les investissements publics dans les activités civiles d’observation de la Terre par les Etats ont atteint 5 milliards USD en 2008, le secteur restant largement dépendant des clients en ce qui concerne les données et des pouvoirs publics en ce qui concerne la recherche et le développement, même si les agences publiques envisagent progressivement de vendre leurs données. Avec une prévision de croissance de 33% en 2009, le marché des données commerciales devrait atteindre 1,2 milliard USD de recettes.

Les investissements publics dans les activités civiles d’observation de la Terre par les Etats ont atteint 5 milliards USD en 2008, le secteur restant largement dépendant des clients en ce qui concerne les données et des pouvoirs publics en ce qui concerne la recherche et le développement, même si les agences publiques envisagent progressivement de vendre leurs données. Avec une prévision de croissance de 33% en 2009, le marché des données commerciales devrait atteindre 1,2 milliard USD de recettes.

Dans ce domaine, DigitalGlobe et GeoEye, opérateurs de satellites pour l’observation de la Terre basés aux Etats- Unis, se sont taillé la plus grosse part du marché. Avec le groupe européen SPOT Image, filliale d’Astrium Services, ces opérateurs représentent aujourd’hui 63% de l’ensemble des recettes provenant de la vente de données commerciales. Le projet GMES (Global Monitoring for Environment and Security/surveillance mondiale pour l’environnement et la sécurité) de l’Union européenne vise à développer des services opérationnels d’observation de la Terre destinés à des organismes publics, services qui devraient encore stimuler le marché.

Le secteur privé hésite à adopter les produits et les services d’observation de la Terre, à l’exception des industries pétrolières et gazières. Mais récemment, le besoin de «planètes virtuelles» émanant du marché de masse, notamment Google Earth, a dopé la demande. Le marché des particuliers connaît un développement rapide. Des opérateurs et des prestataires de services de premier plan forment ainsi des partenariats avec des constructeurs d’appareils mobiles et des sociétés spécialisées dans les systèmes d’information géographique (SIG), et ce dans le but de proposer des services fondés sur la localisation utilisant des données d’observation de la Terre.

 

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