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Rapport spécial sur ITU TELECOM WORLD 2009: Nouveaux besoins, nouvelles réalité
Le Conseil des ministres discute de l’avenir de l’Internet
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Réunion du Conseil des ministres
 

Dans le cadre de l’une des sessions qui a rassemblé une cinquantaine de ministres, les débats ont porté sur l’avenir de l’Internet, et plus particulièrement sur le large bande et la convergence, les politiques publiques relatives à l’Internet et les nouvelles cybermenaces.

Des représentants des pays suivants ont pris la parole devant le Conseil des ministres: Arabie saoudite, Bangladesh, Bhoutan, Cameroun, République démocratique du Congo, Egypte, Fidji, Inde, Indonésie, Lesotho, Liban, Malaisie, Maurice, Mozambique, Philippines, Samoa, Serbie, Sierra Leone, Soudan, Sri Lanka, Swaziland, Tanzanie, Tunisie, Viet Nam et Zimbabwe.

Ces vingt dernières années, l’Internet a connu une croissance spectaculaire. Selon les statistiques de l’UIT, on compte aujourd’hui quelque 1,8 milliard d’internautes dans le monde, soit environ un quart de la population mondiale, pour la plupart habitants de la région Asie-Pacifique. Parallèlement, avec l’arrivée du large bande et de la convergence, les frontières entre infrastructures, applications et contenu s’estompent. De l’avis de plusieurs pays, cette situation pose de nouveaux problèmes sur les plans des politiques et de la réglementation. Les plans et projets relatifs au large bande présentés durant la réunion illustrent l’importance de cette technologie pour le développement socio-économique.

Au sujet de la gouvernance de l’Internet, l’Arabie saoudite a insisté sur la nécessité d’«entrer dans le vif du sujet». L’UIT, qui, par sa gestion du spectre des fréquences radioélectriques, a mis de nombreux services à la portée du monde entier, «devrait donc être plus que capable de s’occuper de la gouvernance de l’Internet», a indiqué l’Arabie saoudite. L’Egypte a invité les pays à participer au quatrième Forum sur la gouvernance de l’Internet, à Sharm El Sheikh en novembre 2009.

The crux of today’s Internet governance debate is resource management, the management of top-level domains and allocation of addresses. Developing countries feel they are under represented in current governance mechanisms, and that international governance frameworks should reflect new market realities.

Aujourd’hui, le débat sur la gouvernance de l’Internet porte surtout sur la gestion des ressources, la gestion des noms de domaine de premier niveau et l’attribution des adresses. Les pays en développement se trouvent sous-représentés dans les mécanismes de gouvernance en vigueur et estiment que les cadres internationaux de gouvernance devraient refléter les nouvelles réalités du marché.

Parallèlement, des cybercriminels exploitent les failles de l’univers en ligne et mettent en danger la fiabilité, la stabilité et la sécurité de l’Internet. Dans certains pays, de nouvelles lois sur la protection des données personnelles sont prêtes à être présentées au parlement. L’objectif est de sécuriser davantage la collecte, le traitement et le stockage des données personnelles acheminées sur les réseaux électroniques. Dans d’autres pays, on achève la mise au point de lois sur la cybersécurité conformes aux politiques nationales dans le secteur des TIC.

A la réunion, les pays ont convenu à l’unanimité que la cybercriminalité était «une menace mondiale qui appelait une réaction et une solution mondiales». L’Indonésie a souligné que la cybersécurité était devenue une question prioritaire pour presque tous les Etats Membres de l’UIT et qu’elle devait donc figurer au premier rang des priorités dans les futurs programmes de l’Union.

La cybercriminalité ne connaît le plus souvent pas de frontières, ce qui pose problème pour définir la juridiction compétente. C’est pourquoi le Lesotho a demandé la création d’un instrument international et a appelé l’UIT «à prendre l’initiative de l’étude de cette question en notre nom et de l’élaboration d’un tel instrument, ce qui aidera véritablement tous nos pays». Le Cameroun, suivi par plusieurs autres pays, a mis en avant l’importance de la Convention européenne sur la cybercriminalité, adoptée à Budapest (Hongrie) en 2001. Ces pays ont aussi demandé que de nouvelles mesures soient prises sur le plan international. Ainsi que l’a dit le Swaziland, «nous souhaiterions que l’UIT défende la cause de l’adoption d’une Convention sur la coopération internationale dans la lutte contre les cybercriminels™ — ceux-ci ne devraient pas pouvoir échapper aux poursuites».

S’adressant au Conseil des ministres, le Président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a décrit la situation des TIC dans son pays. Il a révélé que 600 écoles secondaires avaient bénéficié d’un programme national d’informatisation. Il a aussi appelé à investir dans le secteur des TIC de son pays. «Avec une télédensité inférieure à 15%, et un taux de pénétration de l’Internet inférieur à 10%, le Zimbabwe représente sans nul doute un marché émergent et, donc, prêt à accueillir les investisseurs», a-t-il dit. «A cet égard, mon gouvernement accueille favorablement les bailleurs de fonds du secteur privé qui investissent dans les TIC au Zimbabwe, compte tenu de notre situation centrale dans la sous-région et de notre taux élevé d’alphabétisation (plus de 97%), qui encourage l’adoption de ces technologies».

Le secteur de la téléphonie mobile au Zimbabwe a bien progressé, passant d’un million d’abonnés début 2009 à 2,5 millions aujourd’hui, et ce chiffre devrait atteindre quatre millions d’ici à janvier 2010. «Nous construisons par ailleurs un réseau dorsal national de communication intégrant des connexions transfrontières avec des pays limitrophes comme le Mozambique, la République sudafricaine, la Zambie et le Botswana. Au vu de ces progrès, le taux de pénétration des moyens de télécommunication devrait augmenter et les connexions large bande à haut débit devraient devenir réalité avant la Coupe du monde de football qui se déroulera en République sudafricaine en 2010», a déclaré le Président Mugabe.

Le Conseil des ministres: aperçu

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Lyonpo Nandalal Rai,
Ministre de l’information et des communications du Bhoutan
Noël Kaboré,
Ministre des postes et des technologies de l’information et de la communication du Burkina Faso
Philippe Njoni,
Ministre des transports, des postes et des télécommunications du Burundi
     
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Jean-Pierre Biyiti Bi Essam,
Ministre des postes et des télécommunications du Cameroun
Louise Munga Mesozi,
Ministre des postes et des télécommunications de la République démocratique du Congo
Aiyaz Sayed-Khaiyum,
Ministre des entreprises publiques, du tourisme et des communications de Fidji
Basem Rousan,
Ministre des technologies de l’information et de la communication de la Jordanie
       
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Gebran Bassil,
à l’époque Ministre des télécommunications du Liban
Dato’ Joseph Salang,
Ministre adjoint de l’information, des communications et de la culture de la Malaisie
Ray Anthony Roxas-Chua III,
Secrétaire de la Commission pour les technologies de l’information et de la communication des Philippines
Mohamed Jamil A. Mulla,
Ministre des communications et des technologies de l’information de l’Arabie saoudite
       
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Jasna Matić,
Ministre des télécommunications et de la société de l’information de la Serbie
Richel Apinsa,
Ministre des transports, des communications et du tourisme du Suriname
Nelisiwe J. Shongwe,
Ministre des technologies de l’information et de la communication du Swaziland
Haj Klai,
Ministre des technologies de la communication de la Tunisie
       

 

*Toutes les photos de ce rapport spécial sont dues à P. Christin/UIT, D. Keller/UIT, V. Martin/UIT et F. Rouzioux/UIT, sauf indication contraire

 

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