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Rapport spécial sur ITU TELECOM WORLD 2009: Nouveaux besoins, nouvelles réalités
Ouverture conjointe du Forum
Photographe: *
John Chambers
Président et P.-D. G. de Cisco Systems
 
Photographe: *
Francis Gurry
Directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
 
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Efthimios Mitropoulos
Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale
 
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Francisco Ros Perán
Secrétaire d’Etat espagnol aux télécommunications et à la société de l’information
 
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Hans Vestberg
Nouveau P.-D. G. d’Ericsson
 
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Reza Jafari
Président du Comité d’ITU Telecom et Président et P.-D. G. de e-Development International
 
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«La force des partenariats public-privé est illustrée par le succès de la Networking Academy mise en place par Cisco dans 165 pays et qui a déjà formé 2,8 millions d’étudiants, tandis que 750 000 suivent actuellement une formation.»
 

Le Forum a débuté par une session interactive à laquelle ont participé le Dr Touré, John Chambers, Président et P.-D. G. de Cisco Systems, Francis Gurry, Directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), Efthimios Mitropoulos, Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Francisco Ros Perán, Secrétaire d’Etat espagnol aux télécommunications et à la société de l’information, et Hans Vestberg, nouveau P.-D. G. d’Ericsson.

Le modérateur de la session était Reza Jafari, Président du Comité d’ITU Telecom et Président et P.-D. G. de e-Development International, qui a insisté sur l’interactivité accrue de la réunion, conformément au souhait du Secrétaire général. Définissant les questions qui feront l’objet des débats, M. Jafari a déclaré: «Grâce au dynamisme de notre secteur, qui non seulement contribue à la reprise économique, mais aussi encourage le développement en général, des signaux en provenance de différentes régions du monde nous indiquent que la sortie de la grave récession de 2008 est proche et que l’étape suivante sera, espérons-le, une croissance durable stimulée par les TIC».

Le Dr Touré a, lui aussi, insisté sur la grande résistance du secteur des TIC, qui est à l’origine de deux tiers des nouveaux emplois créés ces cinq dernières années. «Je suis convaincu, non seulement que ce secteur est sorti de la crise financière, mais aussi qu’il guidera les pays du monde dans leur sortie de crise».

«Grâce au dynamisme de notre secteur, qui non seulement contribue à la reprise économique, mais aussi encourage le développement en général, des signaux en provenance de différentes régions du monde nous indiquent que la sortie de la grave récession de 2008 est proche.»

Son optimisme a été partagé par John Chambers, qui a évoqué le dynamisme des partenariats public-privé, en relevant notamment le succès de la Networking Academy mise en place par Cisco dans 165 pays et qui a déjà formé 2,8 millions d’étudiants, tandis que 750 000 suivent actuellement une formation. L’Academy a pour but de contribuer à réduire la fracture numérique en offrant des possibilités aux étudiants des pays en développement et aux personnes handicapées. Elle donne en outre aux femmes les moyens de se prendre en charge en les encourageant à acquérir une formation professionnelle et en prônant l’égalité avec les hommes dans le secteur des TIC.

Selon M. Chambers, l’une des raisons d’espérer est que des catégories qui, jusqu’alors, ne collaboraient pas, apprennent aujourd’hui à le faire. «Si on réfléchit à l’avenir d’un pays, les partenariats entre secteur public et secteur privé devraient être fondés sur plusieurs éléments: l’éducation, les infrastructures, le large bande, la capacité de s’adapter aux mutations du marché et la présence d’un secteur public coopératif. Tous ces éléments doivent être associés les uns aux autres, comme jamais auparavant». Il a cité en exemple un partenariat public-privé pour les opérations de secours après le tremblement de terre qui a frappé la province du Sichuan en Chine, en mai 2008. A cette occasion, Cisco s’est engagé à fournir, sur trois ans, 45 millions USD pour aider à la reconstruction. Une équipe de Cisco a passé plusieurs semaines en Chine pour déterminer quels seraient, pour l’entreprise, les meilleurs moyens d’offrir une assistance à long terme pour la reconstruction. L’entreprise a ensuite signé avec le Gouvernement chinois un mémorandum d’accord sur l’utilisation de partenariats public-privé pour aider à améliorer les modèles dans les domaines de l’éducation et des soins de santé au XXIe siècle. Ces modèles ont été conçus en vue de pouvoir être reproduits dans différents pays du monde.

A propos de l’impact de la crise financière sur l’Espagne, M. Ros Perán a déclaré: «Comme tout le monde, nous nous y sommes bien pris pour certaines choses et mal pris pour d’autres». Il a expliqué que l’une des erreurs avait été de «trop privilégier le secteur de la construction». En revanche, l’Espagne a, au cours des quatre à cinq dernières années, mis en oeuvre des politiques solides de recherche-développement, y compris dans le domaine des TIC. «Nous n’avons plus à convaincre de l’importance de la technologie. Ce fait est désormais bien compris et établi, dans l’esprit de la plupart. En outre, de nombreuses entreprises progressent dans le développement des technologies». M. Ros Perán a précisé qu’il était prévu d’affecter un budget cumulatif de 8 milliards EUR au secteur des TIC pour 2005–2010. Il s’agit de fonds publics alloués au développement des télécommunications, de la société de l’information et des techniques audiovisuelles. L’Espagne sera ainsi plus à même de sortir de la crise, a-t-il ajouté.

Hans Vestberg a mis l’accent sur la cybersécurité, d’autant plus importante que le nombre d’utilisateurs des TIC augmente sans cesse. «Sur le plan technique, de même que pour tous les partenaires — gouvernements, secteurs public et privé, vendeurs et prestataires de services — notre mission est cruciale: veiller à ce que la technologie incorpore des fonctions de sécurité. Tous les partenaires du secteur des TIC doivent coopérer pour que cette croissance se poursuive, ce qui ne sera possible que si nous nous préoccupons de technologies et de leur sécurité intrinsèque. Je prévois que de vastes débouchés s’ouvriront à la poursuite de nos activités dans ce domaine, mais nous ne devons pas oublier une chose: les événements des dix dernières années ne sont rien en comparaison de ce que pourrait nous réserver la décennie suivante. D’ici là, on comptera sans doute 3 milliards de connexions au large bande et 7 milliards d’abonnés au mobile, qui, tous, auront accès à une multitude d’applications. » M. Vestberg a commenté que tous les intervenants avaient l’écrasante responsabilité «de veiller à ce que la plate-forme et l’autoroute sociale que nous sommes en train d’édifier soient réellement sécurisées.»

«Pour la seule année 2008, une quarantaine de milliards de fichiers musicaux ont été téléchargés illégalement sur l’Internet, soit un taux de piratage de 95%.»

Francis Gurry a rappelé qu’aujourd’hui, le contenu était aussi important que le support. Les TIC offrent une occasion sans précédent de diffuser et d’échanger les informations. Or, si ces informations sont gratuites, comment peuvent-elles contribuer à la croissance économique? Telle est, pour M. Gurry, la question centrale aujourd’hui. «Par exemple, en 2008, une quarantaine de milliards de fichiers musicaux ont été téléchargés illégalement sur l’Internet, soit un taux de piratage de 95%», a-t-il dit. «La vraie question est de savoir comment nous allons financer la culture et la créativité au XXIe siècle à l’ère du numérique». Il s’agit là d’un problème très épineux, car le modèle actuel des droits d’auteur est fortement remis en cause. «Certaines des méthodes préconisées pour résoudre ce problème consistent à faire endosser les responsabilités par le consommateur. Je ne pense pas que cela donne de bons résultats. Je ne pense pas qu’on puisse régler le problème en mettant des adolescents en prison», a dit M. Gurry. D’autres approches font reposer les responsabilités sur les distributeurs, en l’occurrence les fournisseurs de services Internet (ISP). «Pour résoudre le problème, nous devons les intégrer dans la chaîne de valeurs de la production créative», explique M. Gurry. Il faut établir des partenariats entre les fournisseurs de contenu et les exploitants.

M. Mitropoulos a commencé par expliquer que l’OMI s’occupait principalement de réglementer le trafic maritime sur les plans de la sécurité, de la sûreté et de l’impact environnemental. Il a mis en avant les intérêts communs à l’OMI et à l’UIT et a rappelé qu’elles avaient collaboré à la conception et à l’élaboration du Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM) — système qui associe les techniques de communication de Terre et par satellite pour permettre aux navires de lancer un appel, quelle que soit leur localisation, afin de pouvoir recevoir une assistance dans les meilleurs délais.

Au sujet du ralentissement économique mondial, M. Mitropoulos a déclaré que «cette très grave crise financière n’épargnera aucun secteur et que le transport maritime ne fera, bien sûr, pas exception». Il a ajouté que, de l’avis d’experts de l’économie du transport maritime réunis à la Conférence Maritime Cyprus 2009, tenue à Chypre du 27 au 30 septembre 2009, dans ce secteur, la crise allait se prolonger encore deux ans ou deux ans et demi. Dans le même temps, a-t-il dit, les communications par satellite et les technologies numériques promettent d’améliorer la sûreté et la sécurité du transport maritime. Pour ce qui est des changements climatiques, «Nous sommes déterminés à jouer un rôle dans la réduction ou la limitation des émissions de gaz à effet de serre produits par le transport maritime. A cet égard, les perspectives ouvertes par les travaux de l’UIT — et du secteur privé, conformément aux directives de l’UIT — doivent être exploitées au maximum, dans l’intérêt de tous».

 

*Toutes les photos de ce rapport spécial sont dues à P. Christin/UIT, D. Keller/UIT, V. Martin/UIT et F. Rouzioux/UIT, sauf indication contraire

 

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