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| «La force des
partenariats public-privé est
illustrée par le succès de la
Networking Academy mise en
place par Cisco dans 165 pays
et qui a déjà formé 2,8 millions
d’étudiants, tandis que
750 000 suivent actuellement
une formation.» |
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Le Forum a débuté par une session interactive à laquelle ont participé le Dr Touré,
John Chambers, Président et P.-D. G. de Cisco Systems, Francis Gurry, Directeur général
de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), Efthimios Mitropoulos,
Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Francisco Ros Perán,
Secrétaire d’Etat espagnol aux télécommunications et à la société de l’information, et Hans
Vestberg, nouveau P.-D. G. d’Ericsson.
Le modérateur de la session était Reza Jafari, Président du Comité d’ITU Telecom et
Président et P.-D. G. de e-Development International, qui a insisté sur l’interactivité accrue
de la réunion, conformément au souhait du Secrétaire général. Définissant les questions qui
feront l’objet des débats, M. Jafari a déclaré: «Grâce au dynamisme de notre secteur, qui non
seulement contribue à la reprise économique, mais aussi encourage le développement en
général, des signaux en provenance de différentes régions du monde nous indiquent que la
sortie de la grave récession de 2008 est proche et que l’étape suivante sera, espérons-le, une
croissance durable stimulée par les TIC».
Le Dr Touré a, lui aussi, insisté sur la grande résistance du secteur des TIC, qui est à l’origine
de deux tiers des nouveaux emplois créés ces cinq dernières années. «Je suis convaincu,
non seulement que ce secteur est sorti de la crise financière, mais aussi qu’il guidera les pays
du monde dans leur sortie de crise».
«Grâce au dynamisme
de notre secteur, qui non
seulement contribue à la
reprise économique, mais aussi
encourage le développement
en général, des signaux en
provenance de différentes régions
du monde nous indiquent que la
sortie de la grave récession de
2008 est proche.»
Son optimisme a été partagé par John Chambers, qui a évoqué le dynamisme des partenariats
public-privé, en relevant notamment le succès de la Networking Academy mise
en place par Cisco dans 165 pays et qui a déjà formé 2,8 millions d’étudiants, tandis que
750 000 suivent actuellement une formation. L’Academy a pour but de contribuer à réduire
la fracture numérique en offrant des possibilités
aux étudiants des pays en développement et
aux personnes handicapées. Elle donne en outre
aux femmes les moyens de se prendre en charge
en les encourageant à acquérir une formation
professionnelle et en prônant l’égalité avec les
hommes dans le secteur des TIC.
Selon M. Chambers, l’une des
raisons d’espérer est que des catégories
qui, jusqu’alors, ne collaboraient
pas, apprennent aujourd’hui
à le faire. «Si on réfléchit à l’avenir
d’un pays, les partenariats entre secteur
public et secteur privé devraient être fondés sur plusieurs
éléments: l’éducation, les infrastructures, le large
bande, la capacité de s’adapter aux mutations du marché
et la présence d’un secteur public coopératif. Tous ces éléments
doivent être associés les uns aux autres, comme
jamais auparavant». Il a cité en exemple un partenariat
public-privé pour les opérations de secours après le tremblement
de terre qui a frappé la province du Sichuan en
Chine, en mai 2008. A cette occasion, Cisco s’est engagé
à fournir, sur trois ans, 45 millions USD pour aider à la
reconstruction. Une équipe de Cisco a passé plusieurs
semaines en Chine pour déterminer quels seraient, pour
l’entreprise, les meilleurs moyens d’offrir une assistance à
long terme pour la reconstruction. L’entreprise a ensuite
signé avec le Gouvernement chinois un mémorandum
d’accord sur l’utilisation de partenariats public-privé pour
aider à améliorer les modèles dans les domaines de l’éducation
et des soins de santé au XXIe siècle. Ces modèles
ont été conçus en vue de pouvoir être reproduits dans
différents pays du monde.
A propos de l’impact de la crise
financière sur l’Espagne, M. Ros
Perán a déclaré: «Comme tout le
monde, nous nous y sommes bien
pris pour certaines choses et mal
pris pour d’autres». Il a expliqué que
l’une des erreurs avait été de «trop privilégier le secteur
de la construction». En revanche, l’Espagne a, au cours
des quatre à cinq dernières années, mis en oeuvre des politiques
solides de recherche-développement, y compris
dans le domaine des TIC. «Nous n’avons plus à convaincre
de l’importance de la technologie. Ce fait est désormais
bien compris et établi, dans l’esprit de la plupart. En
outre, de nombreuses entreprises progressent dans le développement
des technologies». M. Ros Perán a précisé
qu’il était prévu d’affecter un budget cumulatif de 8 milliards
EUR au secteur des TIC pour 2005–2010. Il s’agit de
fonds publics alloués au développement des télécommunications,
de la société de l’information et des techniques
audiovisuelles. L’Espagne sera ainsi plus à même de sortir
de la crise, a-t-il ajouté.
Hans Vestberg a mis l’accent sur la cybersécurité,
d’autant plus importante que le nombre d’utilisateurs
des TIC augmente sans cesse. «Sur le plan technique,
de même que pour tous les partenaires — gouvernements,
secteurs public et privé, vendeurs et prestataires
de services — notre mission est cruciale: veiller à ce que
la technologie incorpore des fonctions de sécurité. Tous
les partenaires du secteur des TIC doivent coopérer pour
que cette croissance se poursuive, ce qui ne sera possible
que si nous nous préoccupons de technologies et de
leur sécurité intrinsèque. Je prévois que de vastes débouchés
s’ouvriront à la poursuite de nos activités dans ce
domaine, mais nous ne devons pas oublier une chose:
les événements des dix dernières années ne sont rien en
comparaison de ce que pourrait nous réserver la décennie
suivante. D’ici là, on comptera sans doute 3 milliards de
connexions au large bande et 7 milliards d’abonnés au
mobile, qui, tous, auront accès à une multitude d’applications.
» M. Vestberg a commenté que tous les intervenants
avaient l’écrasante responsabilité «de veiller à ce que la
plate-forme et l’autoroute sociale que nous sommes en
train d’édifier soient réellement sécurisées.»
«Pour la seule année 2008, une quarantaine
de milliards de fichiers musicaux ont été téléchargés
illégalement sur l’Internet, soit un taux de piratage
de 95%.»
Francis Gurry a rappelé qu’aujourd’hui, le contenu
était aussi important que le support. Les TIC offrent
une occasion sans précédent de diffuser et d’échanger
les informations. Or, si ces informations sont gratuites,
comment peuvent-elles contribuer à la croissance économique?
Telle est, pour M. Gurry, la question centrale
aujourd’hui. «Par exemple, en 2008, une quarantaine de
milliards de fichiers musicaux ont été téléchargés illégalement
sur l’Internet, soit un taux de piratage de 95%»,
a-t-il dit. «La vraie question est de savoir comment nous allons
financer la culture et la créativité au XXIe siècle à l’ère
du numérique». Il s’agit là d’un problème très épineux,
car le modèle actuel des droits d’auteur est fortement
remis en cause. «Certaines des méthodes préconisées
pour résoudre ce problème consistent à faire endosser
les responsabilités par le consommateur. Je ne pense pas
que cela donne de bons résultats. Je ne pense pas qu’on
puisse régler le problème en mettant des adolescents en
prison», a dit M. Gurry. D’autres approches font reposer
les responsabilités sur les distributeurs, en l’occurrence les
fournisseurs de services Internet (ISP). «Pour résoudre le
problème, nous devons les intégrer dans la chaîne de valeurs
de la production créative», explique M. Gurry. Il faut
établir des partenariats entre les fournisseurs de contenu
et les exploitants.
M. Mitropoulos a commencé par expliquer que l’OMI
s’occupait principalement de réglementer le trafic maritime
sur les plans de la sécurité, de la sûreté et de l’impact
environnemental. Il a mis en avant les intérêts communs
à l’OMI et à l’UIT et a rappelé qu’elles avaient collaboré
à la conception et à l’élaboration du Système mondial de
détresse et de sécurité en mer (SMDSM) — système qui
associe les techniques de communication de Terre et par
satellite pour permettre aux navires de lancer un appel,
quelle que soit leur localisation, afin de pouvoir recevoir
une assistance dans les meilleurs délais.
Au sujet du ralentissement économique mondial,
M. Mitropoulos a déclaré que «cette très grave crise
financière n’épargnera aucun secteur et que le transport
maritime ne fera, bien sûr, pas exception». Il a ajouté
que, de l’avis d’experts de l’économie du transport maritime
réunis à la Conférence Maritime Cyprus 2009,
tenue à Chypre du 27 au 30 septembre 2009, dans ce
secteur, la crise allait se prolonger encore deux ans ou
deux ans et demi. Dans le même temps, a-t-il dit, les
communications par satellite et les technologies numériques
promettent d’améliorer la sûreté et la sécurité du
transport maritime. Pour ce qui est des changements
climatiques, «Nous sommes déterminés à jouer un rôle
dans la réduction ou la limitation des émissions de gaz
à effet de serre produits par le transport maritime. A cet
égard, les perspectives ouvertes par les travaux de l’UIT
— et du secteur privé, conformément aux directives de
l’UIT — doivent être exploitées au maximum, dans l’intérêt
de tous».
*Toutes les photos de ce rapport spécial sont dues à P. Christin/UIT, D. Keller/UIT, V. Martin/UIT et F. Rouzioux/UIT, sauf indication contraire
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