THE AFRICAN
INTERNET & TELECOM SUMMIT
Banjul, The Gambia
5-9 June 2000

CONTENU ET APPLICATIONS NATIONAUX 

Préparé par: Mactar Seck
Ministère de l'Industrie du Sénégal
seck@sonatel.sn


Les Nouvelles technologies de l'information et de la communication sont, en n'en pas douter, les meilleurs outils pour faciliter pour permettre au plus grand nombre de participer au développement humain, avec le savoir requis.

Si l'autoroute de l'information représente un potentiel de communication important, il influence par le fait même la diffusion des cultures nationales. La réalisation de contenus locaux dans les champs d'utilisation les plus populaires, constitue un enjeu considérable de diffusion des cultures nationales et d'équilibrage des valeurs transportées par les informations et les services.

Les NTIC offre aux pays d'Afrique une chance historique de créer vde nouvelles industries de l'information et de participer à des partenariats stratégiques avec d'autres entreprises du secteur.

Le développement des contenus se trouvent au cœur des opportunités offertes par les TIC pour les pays en Afrique en tenant compte de la complexité des langues et des cultures cependant ; les statistiques dont nous disposons montrent que le contenu africain est marginal en effet, l'anglais est utilisé dans 80% des sites bien qu'une personne sur dix dans le monde le parle. En 1998 l'Afrique ne produisait que 0.4% de l'Information contenue sur Internet et si on excluait l'Afrique du Sud, l'Afrique ne générerait que 0.02% du contenu mondial de l'Internet.

Or la richesse et la diversité des cultures du continent pourraient tout à fait s'avérer économiquement rentable si des stratégies de promotions sont mises en place. En effet ; le continent regorge une gamme importante de savoirs pertinents (l'écologie, les comportements vis à vis de la nature et de la médecine traditionnelle.) qui pourrait créer de nouvelles opportunités d'emplois et voire la participation effective de l'Afrique dans le production de l'information à travers le globe.


Applications

Aujourd'hui, on peut ainsi consulter de nombreux sites ou pages Web réalisés par des services officiels comme par des sociétés privées ou des associations.

Au 31 janvier 1999 selon l'Internet Domain Survey, le Sénégal comptait 194 serveurs ce qui le place devant des pays comme le Burkina Faso (176) et le Ghana (192) mais derrière la Cote d'Ivoire (237), le Nigéria (410), l'Ile Maurice (575) et très loin derrière l'Egypte (1908) et l'Afrique du Sud (144 445) qui est au premier rang. Cela etant, les évolutions sont très rapides dans le secteur et il est quasi impossible d'etablir une liste exhaustive des pages et sites web sénégalais heberges sur le territoire national ou a l'exterieur.

La plupart de ces sites et pages web sont des vitrines et bien peu proposent des produits et/ou services d'informations.

Parmi les exceptions notables à cette règle :

  • les journaux Sud quotidien et Le Soleil qui sont quotidiennement disponibles en ligne et la Radio Sud-FM que l'on peut écouter sur Internet.
  • La société Téléservices SA offre également des contenus juridiques en ligne du type "Journal officiel" ainsi qu'un certains nombre de textes législatifs relatifs à l'environnement, l'investissement, etc.
  • Le site AfricaWire contenant un mélange de programme radio et de journaux ;
  • La radio News Services qui relie 10 pays francophones de L'Afrique
  • Le contenus sur les voyages organisés et le tourisme : certains tours opérateurs et agences voyages proposent des sites avec comme page d'accueil la liste des pays à découvrir ( http://194.78.52.11.fr/html circuits proposés par le tour opérateur Terre d'Afrique ; www.gites-sénégal.com : location de maisons et appartements au Sénégal )
  • Des portails africains : www.woyaa.com ; www.wtgonline.com ; www.africaline.com ; etc.


Recommandations

La société de l'information et du savoir tire toute son essence de la richesse des contenus informationnels qu'elle peut véhiculer et offrir à ses usagers. Plus il y aura de l'information mise à la disposition du plus grand nombre, plus cette information sera fiable et à jour, plus elle sera pertinente et correspondra à des besoins réels du citoyen africain, plus l'ère de l'information pourra s'épanouir et servir le développement. Pour cela il faudra :

  • Créer des conditions favorables pour permettre la création d'un contenu local pour les différentes applications y compris les objectifs de préservations culturelles et le développement de petites entreprises.
  • L'investigation dans l'utilisation des langues locales.
  • Développer des stratégies reflétant la diversité culturelle.
  • Démocratiser l'accès aux TIC par la multiplication des télécentres communautaires polyvalents.
  • Rechercher des besoins en information afin de déterminer le contenu.