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CONTENU
ET APPLICATIONS NATIONAUX
Préparé par:
Mactar Seck
Ministère de l'Industrie du Sénégal
seck@sonatel.sn
Les Nouvelles technologies de l'information et de la communication
sont, en n'en pas douter, les meilleurs outils pour faciliter pour
permettre au plus grand nombre de participer au développement
humain, avec le savoir requis.
Si l'autoroute de l'information
représente un potentiel de communication important, il influence
par le fait même la diffusion des cultures nationales. La
réalisation de contenus locaux dans les champs d'utilisation les
plus populaires, constitue un enjeu considérable de diffusion des
cultures nationales et d'équilibrage des valeurs transportées
par les informations et les services.
Les NTIC offre aux pays d'Afrique
une chance historique de créer vde nouvelles industries de
l'information et de participer à des partenariats stratégiques
avec d'autres entreprises du secteur.
Le développement des contenus se
trouvent au cœur des opportunités offertes par les TIC pour les
pays en Afrique en tenant compte de la complexité des langues et
des cultures cependant ; les statistiques dont nous disposons
montrent que le contenu africain est marginal en effet, l'anglais
est utilisé dans 80% des sites bien qu'une personne sur dix dans
le monde le parle. En 1998 l'Afrique ne produisait que 0.4% de
l'Information contenue sur Internet et si on excluait l'Afrique du
Sud, l'Afrique ne générerait que 0.02% du contenu mondial de
l'Internet.
Or la richesse et la diversité
des cultures du continent pourraient tout à fait s'avérer
économiquement rentable si des stratégies de promotions sont
mises en place. En effet ; le continent regorge une gamme
importante de savoirs pertinents (l'écologie, les comportements
vis à vis de la nature et de la médecine traditionnelle.) qui
pourrait créer de nouvelles opportunités d'emplois et voire la
participation effective de l'Afrique dans le production de
l'information à travers le globe.
Applications
Aujourd'hui, on peut ainsi
consulter de nombreux sites ou pages Web réalisés par des
services officiels comme par des sociétés privées ou des
associations.
Au 31 janvier 1999 selon
l'Internet Domain Survey, le Sénégal comptait 194 serveurs ce
qui le place devant des pays comme le Burkina Faso (176) et le
Ghana (192) mais derrière la Cote d'Ivoire (237), le Nigéria
(410), l'Ile Maurice (575) et très loin derrière l'Egypte (1908)
et l'Afrique du Sud (144 445) qui est au premier rang. Cela etant,
les évolutions sont très rapides dans le secteur et il est quasi
impossible d'etablir une liste exhaustive des pages et sites web
sénégalais heberges sur le territoire national ou a l'exterieur.
La plupart de ces sites et pages
web sont des vitrines et bien peu proposent des produits et/ou
services d'informations.
Parmi les exceptions notables à
cette règle :
- les journaux Sud quotidien et
Le Soleil qui sont quotidiennement disponibles en ligne et la
Radio Sud-FM que l'on peut écouter sur Internet.
- La société Téléservices SA
offre également des contenus juridiques en ligne du type
"Journal officiel" ainsi qu'un certains nombre de
textes législatifs relatifs à l'environnement,
l'investissement, etc.
- Le site AfricaWire contenant
un mélange de programme radio et de journaux ;
- La radio News Services qui
relie 10 pays francophones de L'Afrique
- Le contenus sur les voyages
organisés et le tourisme : certains tours opérateurs et
agences voyages proposent des sites avec comme page d'accueil
la liste des pays à découvrir ( http://194.78.52.11.fr/html
circuits proposés par le tour opérateur Terre d'Afrique ; www.gites-sénégal.com
: location de maisons et appartements au Sénégal )
- Des portails africains : www.woyaa.com
; www.wtgonline.com
; www.africaline.com
; etc.
Recommandations
La société de l'information et
du savoir tire toute son essence de la richesse des contenus
informationnels qu'elle peut véhiculer et offrir à ses usagers.
Plus il y aura de l'information mise à la disposition du plus
grand nombre, plus cette information sera fiable et à jour, plus
elle sera pertinente et correspondra à des besoins réels du
citoyen africain, plus l'ère de l'information pourra s'épanouir
et servir le développement. Pour cela il faudra :
- Créer des conditions
favorables pour permettre la création d'un contenu local pour
les différentes applications y compris les objectifs de
préservations culturelles et le développement de petites
entreprises.
- L'investigation dans
l'utilisation des langues locales.
- Développer des stratégies
reflétant la diversité culturelle.
- Démocratiser l'accès aux TIC
par la multiplication des télécentres communautaires
polyvalents.
- Rechercher des besoins en
information afin de déterminer le contenu.
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