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 Friday, July 30, 2010

Le régulateur des télécoms lance sa consultation afin de caler les modalités d'attribution des licences qui seront distribuées dans un an exactement.

Le très haut débit mobile poursuit son cheminement en France. Comme prévu, le régulateur des télécoms vient de lancer une nouvelle consultation publique sur les modalités d'attribution des bandes de fréquences 800 MHz et 2,6 GHz qui permettront de déployer les réseaux 4G exploitant la technologie LTE (Long Term Evolution).

L'enjeu est de taille. Alors que la 3G+ plafonne théoriquement à 42 Mb/s en download (7 Mb/s en usage pratique), la LTE permet un débit descendant théorique de plus de 100 Mb/s et montant de 50 Mb/s afin de répondre à l'explosion des usages datas et à la saturation des réseaux. La consultation s'achèvera le 13 septembre prochain. Ensuite, après quelques allers-retours gouvernement/Parlement, la procédure d'attribution sera lancée, certainement avant la fin de l'année. Situation économique peu favorable Les opérateurs pourront alors faire acte de candidature. Et les heureux élus seront connus "entre le printemps et le début de l'été 2011". Rappelons que la 4G, une réalité en Suède, est actuellement expérimentée par les opérateurs français. Pour autant, le déploiement de la 4G risque de ne pas ressembler à un long fleuve tranquille. "La consultation publique et les auditions ont souligné la maturité encore limitée, sur les plans techniques et industriels, des projets dans la bande 800 MHz, dont le déploiement s'étendra sur de nombreuses années." a précisé Jean-Ludovic Silicani, le patron du régulateur en juin dernier.

Par ailleurs, "l'articulation entre les procédures d'attribution des bandes 800 MHz et 2,6 GHz, en particulier le caractère séquentiel ou simultané de l'attribution, ne recueille pas, pour l'instant, de consensus entre les acteurs" constate-il. Enfin, le déploiement de la 4G peut se heurter à la situation économique des opérateurs. Ces derniers ont aujourd'hui tendance à limiter leurs investissements réseau et cherchent avant tout à augmenter les capacités de la 3G/3G+ qui 'en a encore sous le pied". D'ailleurs, les quatre opérateurs mobiles ont finalisé le dispositif de partage d'installations de réseau mobile 3G : sa mise en oeuvre permettra d'atteindre d'ici fin 2013 une couverture 3G analogue à celle de la 2G (environ 99,8% de la population). Cet accord porte sur des zones peu denses du territoire, incluant notamment les communes du programme national d'extension de la couverture mobile 2G en zones blanches.

Source: ZDNet

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